<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>L&#039;Autre Fraternité &#187; Economie</title>
	<atom:link href="http://lautrefraternite.com/category/economie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://lautrefraternite.com</link>
	<description>Votre quotidien</description>
	<lastBuildDate>Fri, 30 Jul 2010 00:08:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0</generator>
		<item>
		<title>Economie : LE FMI VA PROPOSER DEUX TYPES DE TAXES SUR LES BANQUES</title>
		<link>http://lautrefraternite.com/2010/04/29/economie-le-fmi-va-proposer-deux-types-de-taxes-sur-les-banques/</link>
		<comments>http://lautrefraternite.com/2010/04/29/economie-le-fmi-va-proposer-deux-types-de-taxes-sur-les-banques/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Apr 2010 09:35:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lautrefrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lautrefraternite.com/?p=5763</guid>
		<description><![CDATA[Le Fonds monétaire international (FMI) va proposer aux pays riches et émergents du G20 deux types de taxe sur les banques, l&#8217;une sur chaque institution financière, l&#8217;autre sur leurs profits, selon un document que s&#8217;est procuré la BBC. La chaîne britannique a publié sur son site internet une version &#171;&#160;confidentielle&#160;&#187; de ce rapport qui doit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Fonds monétaire international (FMI) va proposer aux pays riches et émergents du G20 deux types de taxe sur les banques, l&#8217;une sur chaque institution financière, l&#8217;autre sur leurs profits, selon un document que s&#8217;est procuré la BBC. La chaîne britannique a publié sur son site internet une version &laquo;&nbsp;confidentielle&nbsp;&raquo; de ce rapport qui doit être officiellement remis cette semaine. Le FMI y identifie deux taxes qui permettraient que le secteur financier &laquo;&nbsp;puisse faire une contribution juste et importante pour payer toute charge associée aux interventions des États pour réparer le secteur bancaire&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Les mesures qui sont examinées actuellement peuvent être regroupées en deux catégories larges&nbsp;&raquo;, a expliqué le FMI.</p>
<p>La première est celle des &laquo;&nbsp;taxes sur les institutions financières&nbsp;&raquo;, qui sont appliquées à celles-ci &laquo;&nbsp;pour couvrir le coût budgétaire net du soutien public direct aux institutions financières et contribuer à réduire la prise de risque excessive&nbsp;&raquo;. Le FMI propose en effet de pondérer le taux de cette taxe en fonction du profil de risque de chaque entreprise, en excluant les actifs les moins risqués. La seconde mesure est intitulée &laquo;&nbsp;autres instruments d&#8217;imposition&nbsp;&raquo;. Leur but est &laquo;&nbsp;d&#8217;assurer une contribution plus large aux recettes de la part du secteur&nbsp;&raquo;, par le biais d&#8217;une &laquo;&nbsp;taxe sur les activités financières&nbsp;&raquo;. Celle-ci s&#8217;appliquerait &laquo;&nbsp;à la somme des profits et de la rémunération&nbsp;&raquo;. Elle &laquo;&nbsp;serait à peu près une taxe sur les profits du secteur financier si l&#8217;assiette comprenait seulement les niveaux élevés de rémunération, et si la composante des profits était définie adéquatement, pour exclure en pratique une norme de retour sur fonds propres&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le FMI n&#8217;a pas formellement exclu une taxe sur les transactions financières, mais estimées que son poids risquait d&#8217;être répercuté sur les clients des banques.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lautrefraternite.com/2010/04/29/economie-le-fmi-va-proposer-deux-types-de-taxes-sur-les-banques/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Economie : DU NOIR AU BLANC : LA LISTE DES PARADIS FISCAUX SELON L&#8217;OCDE</title>
		<link>http://lautrefraternite.com/2009/07/15/economie-du-noir-au-blanc-la-liste-des-paradis-fiscaux-selon-locde/</link>
		<comments>http://lautrefraternite.com/2009/07/15/economie-du-noir-au-blanc-la-liste-des-paradis-fiscaux-selon-locde/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2009 07:49:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lautrefrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lautrefraternite.com/?p=1829</guid>
		<description><![CDATA[Il existe désormais trois listes de l’OCDE : une noire, une grise et une blanche. La liste noire des paradis fiscaux comptait au départ quatre pays : Le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l&#8217;Uruguay avant que ce dernier ne soit retiré de la liste ce vendredi sur décision de l&#8217;OCDE. Ce sont des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il existe désormais trois listes de l’OCDE : une noire, une grise et une blanche. La liste noire des paradis fiscaux comptait au départ quatre pays : Le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l&#8217;Uruguay avant que ce dernier ne soit retiré de la liste ce vendredi sur décision de l&#8217;OCDE.</p>
<p>Ce sont des juridictions qui sont considérées comme non coopératives par l’organisation de coopération et de développement économique. Selon cette instance, les trois juridictions ne se sont jamais engagées à respecter les standards de l’OCDE en matière d’échange d’information fiscale.</p>
<p>A l’autre extrémité on trouve une liste blanche, celle des pays dits vertueux. On y trouve en vrac les îles anglo-normandes, comme Jersey et Guernesey, qui ont la réputation d’être des paradis fiscaux dépendants de la couronne britannique, la Chine mais aussi la France ou encore l&#8217;Italie. Pour Pascal de Saint Amans de l’OCDE, « même si les îles anglo-normandes ont encore beaucoup de progrès à faire, elles communiquent déjà des informations fiscales à d’autres pays.</p>
<p>Liste grise</p>
<p>Les paradis fiscaux les plus connus, eux, échappent à la liste noire. Les îles Caïman, la Suisse, le Luxembourg, Monaco, Andorre ou encore le Lichtenstein sont sur une liste dite « grise ». Cette dernière compte 38 noms de centres financiers offshores qui ont pris des engagements en matière de transparence mais qui ne les ont pas encore appliqués. Pour l&#8217;instant, ces pays ne sont pas directement visés par des sanctions, mais l&#8217;OCDE assure que « s&#8217;ils ne tiennent pas leurs promesses il y aura des mesures de rétorsion ».</p>
<p>Les pays qui sont sur cette liste et qui avaient donné ces dernières semaines des gages de bonne volonté pour éviter d’être stigmatisés lors du G20 n’ont pas vraiment apprécié le procédé. Le ministre belge des Finances Didier Reynders par exemple estime qu’il n’est « pas agréable » de figurer sur la liste « grise » des pays peu coopératifs. Quant au Premier ministre du Luxembourg, Jean-Claude Juncker, il trouve « le traitement qui est réservé à certains Etats un peu incompréhensible ».</p>
<p>Réactions</p>
<p>Si les opposants aux paradis fiscaux apprécient la publication d&#8217;une liste ils estiment que le résultat final relève d&#8217;un compromis diplomatique où chacun protège ses territoires. Pour Jean Merckaert, du CCFD-Terre Solidaire, « cette liste est le fruit d’un compromis diplomatique, car chaque pays du G20 a veillé à protéger ses dépendances ». Les ONG ne comprennent pas pourquoi le Delaware, un petit Etat américain qui héberge le siège de plus de 40% des entreprises cotées à la Bourse de New York, ne figure sur aucune liste. « C’est toujours mieux que les trois noms qui restaient sur l’ancienne liste de l’OCDE, mais le fait de mettre Jersey, la Barbade ou l’île Maurice sur la liste blanche et d’épargner Hong-Kong, la City de Londres ou l’Etat du Delaware aux Etats-Unis enlève toute crédibilité à l’exercice », poursuit Jean Merckaert.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lautrefraternite.com/2009/07/15/economie-du-noir-au-blanc-la-liste-des-paradis-fiscaux-selon-locde/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Suisse : LA LONGUE HISTOIRE DU SECRET BANCAIRE</title>
		<link>http://lautrefraternite.com/2009/07/15/suisse-la-longue-histoire-du-secret-bancaire/</link>
		<comments>http://lautrefraternite.com/2009/07/15/suisse-la-longue-histoire-du-secret-bancaire/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2009 07:47:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lautrefrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lautrefraternite.com/?p=1827</guid>
		<description><![CDATA[La seule annonce de la publication d’une nouvelle « liste noire » de paradis fiscaux par le G20 qui se réunit le 2 avril à Londres a suffi pour que plusieurs pays qui redoutent d’y figurer se disent prêts à assouplir leurs régulations sur le secret bancaire. Et pourtant, l’histoire de celui en vigueur en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La seule annonce de la publication d’une nouvelle « liste noire » de paradis fiscaux par le G20 qui se réunit le 2 avril à Londres a suffi pour que plusieurs pays qui redoutent d’y figurer se disent prêts à assouplir leurs régulations sur le secret bancaire. Et pourtant, l’histoire de celui en vigueur en Suisse montre que ce sont justement les pressions extérieures qui, le plus souvent, le renforcent…</p>
<p>Haro sur le secret bancaire ! Par les temps qui courent, avec la crise financière et économique en toile de fond, les Etats deviennent particulièrement nerveux quand ils se rappellent que certains citoyens peuvent leur cacher des sommes d’argent considérables en les mettant à l’abri de la collecte fiscale, dans les pays proches et amis qui pratiquent le secret bancaire strict.</p>
<p>Un des premiers visés : la Suisse. Elle subit déjà d’énormes pressions américaines pour lever le secret bancaire, et maintenant c’est l’Union européenne, l’OCDE et le G20 qui redoublent d’efforts dans le même sens. Mais, curieusement, ce sont justement les crises, les drames et les pressions extérieures qui sont à l’origine du « devoir de discrétion » et de ses renforcements successifs qui ont mené au secret bancaire dans sa forme actuelle, tellement contestée.</p>
<p>Les rois et les banquiers</p>
<p>On peut dire que ce sont les rois de France qui ont le plus contribué à l’élaboration du principe de la non-divulgation des informations sur les avoirs des clients par les banquiers suisses. En révoquant l’édit de Nantes en 1685, Louis XIV a fait fuir de nombreux protestants. Une partie s’est installée à Genève. Ils ne se sont pas montrés rancuniers, mais réalistes. C’est de là-bas qu’ils continuaient à financer la monarchie française malgré les persécutions qu’elle leur avait infligées. En effet, à l’époque, il était difficile d’imaginer un meilleur client que le roi. Il avait à la fois de grands besoins d’emprunter et une grande capacité d’honorer ses dettes.</p>
<p>Toutefois, le roi avait un talon d’Achille : il était impensable que l’on dise ouvertement qu’il empruntait de l’argent à des hérétiques protestants. C’est de ce besoin impérieux de couvrir le client royal qu’est née l’idée de la discrétion des banquiers quant aux avoirs et à l’identité de leurs clients en général. Le Grand Conseil Genevois décide formellement en 1713 que les banquiers doivent « tenir un registre de leur clientèle et de leurs opérations, mais il leur est interdit de divulguer ces informations à quiconque autre que le client concerné, sauf accord exprès du Conseil de la Ville ».</p>
<p>Asile financier</p>
<p>La Révolution française et le XIXe siècle tourmenté ont créé les conditions particulièrement propices au développement du secret bancaire. Par exemple, les nobles fuyant la Révolution trouvaient en Suisse non seulement un asile politique, mais aussi un refuge financier.</p>
<p>Bien sûr, les banquiers se sont très vite aperçus que la pratique assidue du « devoir de discrétion » était, certes, dans l’intérêt de leurs clients, mais aussi dans le leur. En effet, cette pratique attirait beaucoup de capitaux et leur apportait beaucoup d’argent. Pendant longtemps, la législation en la matière n’avait donc pas besoin d’être trop contraignante : tout le monde était content et le mécanisme se perpétuait de lui-même. Il a suffi d’établir un cadre juridique cohérent s’appuyant sur la jurisprudence et sur les dispositions du code civil.</p>
<p>Ce n’est que face aux cataclysmes du 20ème siècle que le système vieux de plus de cent ans s’est avéré insuffisant. Le krach de 1929, la récession qui a suivi, la montée du fascisme et de la gauche radicale en Europe – tous ces facteurs ont finalement amené la Suisse à véritablement « bétonner » son secret bancaire et le protéger non plus seulement par le code civil, mais aussi par les sanctions pénales contre les banquiers qui oseraient le lever. Les causes directes de ce renforcement du secret bancaire étaient les pressions très fortes exercées par l’Allemagne et la France qui voulaient qu’il soit levé.</p>
<p>Peine de mort pour un compte</p>
<p>Confrontée à une grave crise financière en 1931, l’Allemagne instaure un sévère contrôle des changes. Ses services fiscaux et douaniers n’hésitent pas à mener des opérations d’espionnage à grande échelle en Suisse pour découvrir les citoyens allemands qui y placent leurs capitaux. Au début de 1933, le gouvernement suisse réagit en établissant les sanctions pénales pour les violations du secret bancaire. Juste à temps, car l’arrivée de Hitler au pouvoir rend la situation vraiment dramatique. En effet, le gouvernement nazi instaure la peine de mort pour ceux qui omettent de déclarer des avoirs à l’étranger.</p>
<p>En 1934, trois propriétaires allemands de comptes en Suisse sont exécutés. Pour les découvrir, la Gestapo employait des méthodes simples et efficaces. Par exemple, un SS en civil entrait dans une banque suisse et présentait au caissier une somme d&#8217;argent à déposer sur le compte de quelqu’un, dont la Gestapo soupçonnait qu&#8217;il avait un compte en Suisse. Si le banquier acceptait de faire le dépôt, la preuve de l&#8217;existence d&#8217;un compte était faite. Il suffisait ensuite à la Gestapo, en Allemagne, d&#8217;exercer des pressions sur le client présumé de la banque pour obtenir de lui des instructions à la banque suisse demandant le rapatriement des fonds. Seuls les détenteurs des comptes à numéros étaient mieux protégés, car ni les caissiers, ni les employés de banques ne connaissaient l&#8217;identité de leurs titulaires.</p>
<p>La France s’en mêle</p>
<p>Egalement au début des années 1930, une énorme affaire éclate en France. Dans le contexte de la crise financière internationale et du programme d’austérité préparé par le gouvernement radical soutenu par les socialistes, la police découvre la liste de deux mille clients français ayant discrètement déposé leurs avoirs en Suisse. Il y a, parmi eux, plusieurs sénateurs, un ancien ministre, des évêques, des généraux, des industriels… La gauche crie au scandale et réclame un inventaire de tout le patrimoine des contribuables français pour rendre impossible toute évasion et fraude fiscale. Le gouvernement veut négocier avec la Suisse un droit de regard dans les comptes des citoyens français.</p>
<p>Mais la réaction suisse, c’est le renforcement du secret bancaire en 1933 et 1934. En effet, l’ingérence de plus en plus évidente de l’Etat dans le domaine privé – visible aussi bien en France qu’en Allemagne, bien qu’exercée de manières différentes – paraissait insupportable aux Suisses et heurtait de front leurs convictions libérales, tout en menaçant leurs intérêts économiques.</p>
<p>A la différence de celle des années 1930, la crise actuelle semble commencer à véritablement ébranler le système du secret bancaire en Suisse. De façon durable ? L’histoire le montrera.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lautrefraternite.com/2009/07/15/suisse-la-longue-histoire-du-secret-bancaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Secret bancaire : LE PROCES CONTRE UBS AUX ETATS-UNIS EST REPORTE</title>
		<link>http://lautrefraternite.com/2009/07/15/secret-bancaire-le-proces-contre-ubs-aux-etats-unis-est-reporte/</link>
		<comments>http://lautrefraternite.com/2009/07/15/secret-bancaire-le-proces-contre-ubs-aux-etats-unis-est-reporte/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2009 07:46:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lautrefrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lautrefraternite.com/?p=1825</guid>
		<description><![CDATA[La justice américaine a décidé d’accepter le report du procès de la banque suisse UBS qui devait s’ouvrir lundi à Miami. L’administration Obama d’un côté, UBS et le gouvernement suisse de l’autre ont jusqu’à début août pour trouver un compromis. Le fisc américain exige d’UBS qu’il lui livre les noms de 52 000 clients américains [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La justice américaine a décidé d’accepter le report du procès de la banque suisse UBS qui devait s’ouvrir lundi à Miami. L’administration Obama d’un côté, UBS et le gouvernement suisse de l’autre ont jusqu’à début août pour trouver un compromis. Le fisc américain exige d’UBS qu’il lui livre les noms de 52 000 clients américains soupçonnés de fraude fiscale. L’établissement helvétique a rejeté cette demande car elle va à l’encontre du principe même du secret bancaire.</p>
<p>C’est le dernier rebondissement d’une affaire qui met à mal le sacro-saint secret bancaire suisse. Le juge chargé du dossier Alan Gold a accepté de repousser de trois semaines, au 3 août, le procès de la banque suisse UBS qui devait débuter lundi à Miami en Floride. Ce sont les deux parties, l’administration Obama d’un côté, UBS et le gouvernement suisse de l’autre qui en ont fait conjointement la proposition dimanche.</p>
<p>Ce report in extremis intervient alors que les autorités suisses et américaines ont durci leurs postions, la banque UBS se retrouvant prise entre deux systèmes de droit aux logiques opposées. La semaine dernière, le gouvernement suisse a prévenu qu’il serait prêt à prendre « toutes les mesures nécessaires, y compris en procédant à la saisie de données » pour empêcher UBS de livrer des informations sur des clients en violation de la loi suisse protégeant le secret bancaire. Face à cette menace, Washington pourrait répliquer en confisquant tous les biens d&#8217;UBS aux Etats-Unis et en l’empêchant d’exercer dans le pays. La première banque suisse y emploie près de 27 000 personnes et y gère près de 600 milliards de dollars d’actifs.</p>
<p>52 000 comptes secrets qui recéleraient 14,8 milliards</p>
<p>En février 2009, UBS reconnaît ses erreurs suite aux révélations fracassantes d’un de ses anciens collaborateurs, Bradley Birkenfeld. La première banque suisse conclut un accord à l’amiable avec le ministère américain de la Justice. UBS s’engage à livrer les noms de 250 clients américains soupçonnés de fraude fiscale et accepte de payer une amende de 780 millions de dollars à la justice américaine pour avoir aidé ces contribuables à échapper au fisc.</p>
<p>En échange, la justice américaine renonce à toute poursuite pénale contre UBS. Des poursuites qui auraient pu avoir des conséquences désastreuses sur sa trésorerie déjà entamée par les pertes liés à la crise immobilière américaine (« subprimes »).</p>
<p>La Suisse sur la « liste grise » des paradis fiscaux</p>
<p>Cette victoire n’a visiblement pas apaisé la justice américaine. Elle réclame désormais des informations sur 52 000 comptes secrets, identifiés par le fisc comme appartenant à des Américains et qui recéleraient environ 14,8 milliards de dollars. Des informations qu&#8217;UBS refuse de donner. L&#8217;établissement financier affirme vouloir respecter le droit suisse qui interdit de révéler ce type de données au nom du secret bancaire.</p>
<p>Si le jugement américain la contraint à le faire, UBS pourrait alors être hors-la-loi en Suisse, souligne Berne qui veut à tout prix protéger son statut de paradis fiscal. La Suisse figure, en effet, sur la « liste grise » des paradis fiscaux rendue publique à l&#8217;issue du G20 de Londres. Sur cette liste, la Suisse côtoie aussi bien Monaco que le Liechtenstein au sein du club des pays ne respectant pas les normes fiscales internationales.</p>
<p>Reste à trouver les termes d’un arrangement qui satisfera les autorités américaines et suisses, ainsi que la banque UBS. Celle-ci serait prête à verser entre 3 à 5 milliards de francs suisses (de 2,76 à 4,5 milliards de dollars) pour solder les poursuites, selon le journal suisse Sonntag. Selon les analystes, cet arrangement devrait également inclure l’engagement d’UBS à fournir au fisc américain des informations sur un certain nombre de comptes.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lautrefraternite.com/2009/07/15/secret-bancaire-le-proces-contre-ubs-aux-etats-unis-est-reporte/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Italie / G8 : REGULATION FINANCIERE ET RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : LE G8 SE MOBILISE</title>
		<link>http://lautrefraternite.com/2009/07/08/italie-g8-regulation-financiere-et-rechauffement-climatique-le-g8-se-mobilise/</link>
		<comments>http://lautrefraternite.com/2009/07/08/italie-g8-regulation-financiere-et-rechauffement-climatique-le-g8-se-mobilise/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2009 09:16:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lautrefrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lautrefraternite.com/?p=1665</guid>
		<description><![CDATA[Les dirigeants des huit pays les plus riches se réunissent du 8 au10 juillet 2009, en Italie, à l’Aquila, une ville frappée par un séisme en avril dernier. L’état de l’économie mondiale, la régulation financière mais aussi la lutte contre le réchauffement climatique et l’aide au développement sont les dossiers forts de cette rencontre. Un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les dirigeants des huit pays les plus riches se réunissent du 8 au10 juillet 2009, en Italie, à l’Aquila, une ville frappée par un séisme en avril dernier. L’état de l’économie mondiale, la régulation financière mais aussi la lutte contre le réchauffement climatique et l’aide au développement sont les dossiers forts de cette rencontre. Un autre débat agite les huit membres du club : le G8 doit-il rester figé dans sa composition actuelle, ou bien s’élargir afin d&#8217;inclure les grandes économies émergentes?</p>
<p>La relance de l’économie mondiale, et notamment les stratégies de sortie de crise devraient largement occuper les discussions des chefs d’Etats des sept pays les plus industrialisés (France, Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada, Japon, Allemagne, Italie) et de la Russie (G8). L’occasion de faire le bilan de l’état de l’économie mondiale entre deux sommets du G20, celui de Londres en avril, et celui de Pittsburg, aux Etats-Unis, en septembre.</p>
<p>Les travaux de réforme du capitalisme avancent pas à pas. Si des efforts ont été accomplis sur la question des paradis fiscaux, beaucoup reste encore à faire sur la surveillance des marchés et la régulation financière. Dans ce domaine, les Italiens, hôtes de ce G8, comptent présenter un accord sur les normes internationales baptisé « cadre de Lecce » qui couvrirait la rémunération des patrons, la gouvernance des entreprises, le système bancaire, la fiscalité et la régulation des marchés financiers.</p>
<p>Limiter le réchauffement en dessous de 2°C</p>
<p>Les détracteurs de cet accord estiment qu’il reprend les règles existantes, qu’il est trop large pour être efficace et trop inoffensif car il n’inclut pas assez de sanctions. Des divergences apparaissent notamment entre l’Allemagne et la France, avocates d’une régulation plus dure et la Grande-Bretagne, opposée à l’adoption de règles trop contraignantes pour préserver les intérêts de la City. Les résistances sont également nombreuses du côté des banques qui ne semblent pas prêtes à tirer un trait sur leur système passé.</p>
<p>Autre sujet de discussion à l’ordre du jour de cette réunion : la lutte contre le réchauffement climatique. A l’approche de la conférence de Copenhague de décembre sur le climat, les pays du G8 qui émettent 40% des émissions de gaz à effet de serre, doivent s’accorder sur l’objectif de limiter le réchauffement global en dessous de deux degrés celsius, ce qui nécessitera une réduction des émissions de CO2 globales d&#8217;au moins 50%  en 2050. Mais cela ne sert à rien si les pays émergents ne sont pas associés à ces décisions.</p>
<p>Le G8 est mort</p>
<p>En effet, à quoi bon réfléchir au dérèglement climatique sans la Chine, troisième économie mondiale en plein développement. Ou discuter du prix du pétrole sans l&#8217;Arabie Saoudite, premier producteur mondial ? Aussi puissants soient-ils, les huit pays les plus riches du monde ne peuvent plus régler, seuls, les problèmes majeurs de la planète. Ce sommet du G8 sera donc suivi jeudi et vendredi par une réunion en format G13 (G8 plus Chine, Inde, Mexique, Brésil, Afrique du Sud) et une autre au format G20 (les pays riches et les puissances émergentes). Sur certains sujets, le G8 et le G20 ont déjà adopté des positions communes. Dans une tribune publiée mardi 7 juillet dans le quotidien Libération, les présidents français Nicolas Sarkozy et brésilien Luiz Inacio Lula da Sivla ont affirmé qu’« au-delà de l’économie et du système financier, il fallait  accorder une attention prioritaire à la dimension sociale de la mondialisation pour faire face à la crise ».</p>
<p>Comme certains chefs d’Etat, bon nombre d’experts estiment que le G8 est appelé à se réformer ou disparaître. Mais l’idée d’une réunion en format G13 ou G20 soulève de nombreuses réticences et notamment du Japon, farouchement attaché au principe du G8. L’unique pays asiatique membre du G8 redoute l’entrée de la Chine et de l’Inde qui pourrait porter un coup à son influence. Le Japon s’oppose également à l’entrée de la Chine, car cette dernière lui bloque l’accès à un droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU.</p>
<p>Les chefs d’Etats du G8 termineront leurs travaux vendredi par une matinée consacrée à l’Afrique à laquelle participeront notamment l’Ethiopie, l’Angola, le Nigéria, la Lybie et l’Algérie. Le Gabonais Jean Ping, président de la Commission de l’Union africaine (UA) est également invité. Les pays en développement attendent fermement du G8 que les propositions prises en 2005, lors du sommet de Gleneagles en Ecosse ne restent pas lettre morte. Selon eux, moins d’un quart des 25 milliards de dollars d’aide supplémentaire promis à Gleneagles pour 2010 ont effectivement été débloqués.</p>
<p>Silvio Berlusconi accueille le sommet G8 en Italie</p>
<p>L&#8217;endroit choisi est pour le moins original. Il s&#8217;agit de la ville l&#8217;Aquila en avril devenue le théâtre d&#8217;un tremblement de terre désastreux &#8211; aujourd&#8217;hui, hôte pour les 8 dirigeants les plus puissants de la planète.</p>
<p>Une occasion en or pour Silvio Berlusconi qui veut faire oublier les récents scandales autour de sa personne. En tout cas, le président Giorgio Napolitano a appelé à une «trêve» des polémiques avant cet « important et délicat rendez-vous ».</p>
<p>L&#8217;Aquila &#8211; ce vaste champ de ruines servira de scène géante à Silvio Berlusconi. Entre églises effondrées et tas de décombres, le chef du gouvernement italien compte redorer son image, ternie par les scandales entourant sa vie privée. Le décor sera tout autre que celui dont le «Cavaliere» a le secret : exit donc les jolies filles torse-nu, les Noemis et les Patricias. Voici les hommes et les femmes victimes du séisme, figurants malgré eux d&#8217;une opération de communication. Cela donne des images un peu moins pimentées, mais si émouvantes que le public oubliera peut-être les frasques de Silvio Berlusconi.</p>
<p>Au début, les Italiens pensaient que leur Premier ministre faisait l&#8217;une de ses fameuses blagues, quand il annonçait &#8211; au lendemain du tremblement de terre en avril &#8211; vouloir déplacer le sommet du G8 de l&#8217;île de Sardaigne vers l&#8217;Aquila. «Génial», disait les uns, «quel mauvais goût», répondaient les autres. Pour l&#8217;intéressé lui-même, ce sommet sera l&#8217;occasion de retrouver sa crédibilité, surtout à l&#8217;étranger&#8230; à moins que de nouvelles photos gênantes ne soient publiées. Une menace d’ores et déjà agitée par le Sunday Times.</p>
<p>RFI</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lautrefraternite.com/2009/07/08/italie-g8-regulation-financiere-et-rechauffement-climatique-le-g8-se-mobilise/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>HARVARD: LE BLUES DE LA BUSINESS SCHOOL</title>
		<link>http://lautrefraternite.com/2009/07/08/harvard-le-blues-de-la-business-school/</link>
		<comments>http://lautrefraternite.com/2009/07/08/harvard-le-blues-de-la-business-school/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2009 08:42:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lautrefrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lautrefraternite.com/?p=1610</guid>
		<description><![CDATA[En crise, Harvard Business School ? “ Certainement pas ! Souvenez-vous que nous avons été fondés, il y a un siècle, précisément en réponse à une grave crise financière. Cette fois aussi, la société américaine a plus besoin de nous qu’avant la crise, pour que nous soyions encore mieux capables de former ses futurs dirigeants. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En crise, Harvard Business School ? “ Certainement pas ! Souvenez-vous que nous avons été fondés, il y a un siècle, précisément en réponse à une grave crise financière. Cette fois aussi, la société américaine a plus besoin de nous qu’avant la crise, pour que nous soyions encore mieux capables de former ses futurs dirigeants. “ Jay Light, recteur de la plus fameuse école de gestion des affaires au monde, est un adepte de la méthode Coué. Il ne peut pas ignorer que sa vénérable institution est aujourd’hui contestée. De l’extérieur, mais aussi, à mots couverts, de l’intérieur. Lorsque nous l’avons rencontré, il allait réunir ses enseignants pour un séminaire, fin mai, destiné à réfléchir aux changements que le bilan de la crise économique induit pour l’école. Un séminaire “fermé pour qu’aucun sujet ne soit tabou“, assurait Jay Light.</p>
<p>Le recteur doit pourtant savoir que l’analogie entre la création de l’école de commerce de Harvard, en 1908, et la crise actuelle est peu crédible. HBS a bien été érigée au lendemain d’une “ panique des banquiers “ aux Etats-Unis. La différence, c’est qu’à l’époque, on attendait qu’elle montre la lumière. Aujourd’hui, on doute qu’elle soit la mieux placée pour le faire. L’école est montrée du doigt comme une des causes de la débâcle. Que lui reproche-t-on ? En premier lieu, avec ses enseignants vedettes et son aura, Harvard aurait été, avec l’Ecole économique de Chicago, l’initiatrice et le héraut des thèses qui ont rendu possible la bulle immobilière et fini par amener l’économie américaine au bord du gouffre. Malgré les multiples cas d’études (case studies) qui font la renommée de l’école – la débâcle des obligations pourries, la bulle Internet, l’affaire Enron… –, Harvard a «soutenu sans faillir «le château de cartes des produits dérivés de dette, selon un enseignant. Les plus grandes institutions financières attendaient ses élèves à leur sortie de l’école. Ensemble, ils symbolisaient le triomphe de la finance «à risques», celle qui les a démesurément enrichis pour finir par laisser le shareholder (l’actionnaire) chéri, qu’ils étaient supposés servir, sans voix et sans portefeuille. Où donc avaient-ils appris ces méthodes, sinon à Harvard ?</p>
<p>Il faut être juste : toute la corporation des business et management schools américaines subit l’accusation d’avoir fourni l’argumentaire intellectuel à ces managers qui auraient sacrifié l’Amérique à leur cupidité. Mais Harvard, de par sa position exceptionnelle, la subit plus qu’aucune autre. Pas étonnant : comme un mantra collectif, on vous y rabâche à satiété qu’ici on éduque « les leaders de demain, ceux qui feront la différence «. Jim Aisner, le directeur de la communication, un homme tout en componction old british, vous rappelle, patelin, qu’» on a eu ici Alfred Chandler, le plus grand historien de l’économie «, ou que là se trouve « le bureau de Michael Porter, le plus célèbre enseignant de business au monde «, et que là, près de la Baker Library – «la meilleure bibliothèque de business au monde», évidemment –, Robert Merton, pape de l’économétrie, reçoit toujours ses élèves.</p>
<p>SYMBOLE DU CAPITALISME AMÉRICAIN</p>
<p>«Et nous avons les étudiants les plus brillants», précise Jim Aisner, au cas où cela nous aurait échappé. Franck Darmon, vice-président de la société de télécoms Converse France, qui a étudié ici deux mois, en a encore des étoiles dans les yeux : «On a quand même eu des cours de Porter, la référence mondiale du marketing, et des PDG d’Amex et d’IBM» … Qui d’autre offrirait de telles stars au seul usage d’une centaine d’étudiants ? Après le 11-Septembre, un élève de Harvard avait sérieusement évoqué la crainte d’une attaque d’Al-Qaida contre les locaux de l’école. Après tout, n’était-elle pas l’autre symbole, avec Wall Street, du capitalisme américain ?</p>
<p>Personne ne s’étonnera qu’une fois la bise venue, Harvard soit apparue comme le creuset de toutes les dérives. Les critiques à son égard sont de deux ordres. D’abord, elle s’est complètement enfermée dans une «vision unique», ultralibérale. Voulez-vous mettre mal à l’aise ses dirigeants ? Posez la question suivante : pourquoi les rares à avoir anticipé la crise – les Nouriel Roubini (New York University), George Akerlof (Berkeley), Robert Shiller (Yale) – sont-ils des généralistes de l’économie, pas des spécialistes des affaires ? Jay Light balaie l’argument : «Personne n’a prévu cette crise-là. «Mauro Guillén, professeur de management à la Business School de Wharton à Philadelphie, tente une explication : «Ceux qui étaient hors du système avaient l’avantage de la distance».  Etonnant plaidoyer : les financiers prétendaient jusque-là que pour comprendre leur monde, il fallait l’appréhender «de l’intérieur». Et voilà qu’être «dedans» aurait constitué un handicap pour percevoir la crise… On en vient là à la seconde critique à l’égard de Harvard et de ses consœurs : la «collusion d’intérêts». Les théoriciens de ces écoles vantaient d’autant plus la «maximalisation du profit de l’actionnaire» et la culture du risque qu’eux-mêmes trouvaient un intérêt au «système». Le cas de Robert Merton est souvent cité : professeur à Harvard, il fut associé et membre de la direction du hedge fund Long-Term Capital Management (LTCM), l’un des premiers que la prise de risque avait mené jusqu’à une quasi-faillite menaçant le système financier mondial. C’était en 1998. L’année précédente, Robert Merton avait reçu le prix Nobel d’économie. Le crash de LTCM n’a en rien modifié sa position à Harvard, au contraire. En 2005, la Baker Library lui a consacré une exposition exceptionnelle.</p>
<p>Que reproche-t-on à Merton, ses pairs et leurs émules ? D’avoir fourni l’arsenal théorique – «un vernis de légitimité académique», dit Simon Johnson, professeur à l’Ecole de management du Massachusetts Institute of Technology (MIT) – et aussi bénéficié d’une évolution qui a vu la finance passer en trente ans de 16 % à 41 % des profits réalisés aux Etats-Unis. Merton n’est qu’un exemple : les passerelles entre postes d’enseignant et de consultant dans des institutions financières se sont multipliées.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lautrefraternite.com/2009/07/08/harvard-le-blues-de-la-business-school/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>GENERAL MOTORS CHERCHE TOUJOURS A VENDRE OPEL&#8230; AU MIEUX</title>
		<link>http://lautrefraternite.com/2009/07/08/general-motors-cherche-toujours-a-vendre-opel-au-mieux/</link>
		<comments>http://lautrefraternite.com/2009/07/08/general-motors-cherche-toujours-a-vendre-opel-au-mieux/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2009 08:41:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lautrefrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lautrefraternite.com/?p=1607</guid>
		<description><![CDATA[Les esprits distraits en oublieraient presque que GM a déjà signé il y a un mois un accord prévoyant de vendre Opel à l’équipementier automobile canadien Magna. Mais l’accord n’est pas encore définitif, et, en attendant, le groupe américain cherche à obtenir des concessions supplémentaires de l’acheteur. Les rumeurs sur d’éventuels repreneurs concurrents font partie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les esprits distraits en oublieraient presque que GM a déjà signé il y a un mois un accord prévoyant de vendre Opel à l’équipementier automobile canadien Magna. Mais l’accord n’est pas encore définitif, et, en attendant, le groupe américain cherche à obtenir des concessions supplémentaires de l’acheteur.</p>
<p>Les rumeurs sur d’éventuels repreneurs concurrents font partie de ce jeu tactique. Mais GM semble oublier que c’est le gouvernement allemand qui choisira le gagnant à la fin de la partie. Berlin a offert une garantie publique pour plus de 3 milliards d’euros de crédits à Opel et, dès la signature de l’accord avec Magna, fin mai, a fourni au constructeur un crédit-relais de 1,5 milliard d’euros pour l’aider à faire face à ses échéances.</p>
<p>Mais, même avec ces engagements, GM ne peut agir entièrement à sa guise : ce que Berlin a accordé peut toujours être repris.</p>
<p>Vu de l’autre côté du Rhin, Magna était un meilleur repreneur que Fiat, parce qu’il s’engageait à maintenir davantage d’emplois en Allemagne. GM, de son côté, préférait aussi l’offre canadienne parce qu’elle comportait un apport de cash, contrairement à la proposition de reprise du groupe italien. Mais le gouvernement allemand se préoccupe sans doute aussi de la viabilité à long terme d’Opel et de la crédibilité sur ce sujet des plans de reprise. On ne sait si Berlin considère comme crédibles les plans proposés par les autres candidats &#8211; RHJ, Beijing Automotive ou autres. Ce qui est certain, en revanche, c’est que les responsables politiques allemands verraient d’un très mauvais oeil toute tentative de brider à l’avance les possibilités de croissance d’Opel. Or c’est ce que GM semble exiger dans ses négociations avec Magna.</p>
<p>Déjà, Opel sera de facto interdit sur le territoire américain pour ne pas faire concurrence à son ancienne maison mère. Mais GM s’inquiéterait également pour le marché russe, et le groupe tenterait de limiter les transferts de technologie au motif que l’offre de Magna est largement financée par la Sberbank, la plus grosse banque de Russie.</p>
<p>Il est douteux que le gouvernement allemand accepte de financer un plan de sauvetage qui limiterait ainsi Opel à la fois sur le plus grand marché automobile du monde et sur l’un des plus prometteurs. GM a raison de défendre ses intérêts. Berlin aurait tort d’oublier ceux d’Opel.</p>
<p>LA CALIFORNIE AU BORD DU GOUFFRE?</p>
<p>Parmi les problèmes de finances publiques dans lesquels se débattent les pays qui interviennent pour stimuler l’économie et soutenir les banques, il en est un auquel peu d’attention est prêtée : celui des finances locales. Aux États-Unis, ce sont principalement 44 des 50 États qui sont en difficulté. Et parmi eux le plus grand, la Californie a atteint des limites dangereuses.</p>
<p>Privé de cash, le Gouverneur Arnold Schwarzenegger n’a d’autre recours que payer par reconnaissances de dettes. Vous me direz, cela n’est pas bien grave. Mais derrière cette mesure, se profile un problème financier majeur pour les entreprises qui travaillent pour la Californie, y compris par exemple, une entreprise qui fournit des repas aux prisonniers ou pour les contributions aux personnes âgées et handicapées.</p>
<p>Ayant reçu ces IOU (I owe you, qui se traduit par «je vous dois») ils n’auront qu’un recours, les escompter auprès de banques qui sont déjà gorgées de papier de l’État Californien. John Chiang lui-même, le «controller» de l’État annonce le commencement d’une année fiscale le 1er juillet, avec un «déséquilibre massif».</p>
<p>Le Gouverneur a été empêché d’effectuer une reforme du fonctionnement de l’État : comme nous l’avons vu dans le cas du fonds de pension de l’État de New York, les gouvernements et parlements des États sont très souvent corrompus. Il a en tout cas annoncé que tant que la réforme de l’État n’est pas mise en place, il refusera une augmentation des taxes. Il espère que les nuisances de la situation donneront aux électeurs californiens, en majorité républicains comme leur Gouverneur, un sursaut de civisme qui forcera leurs représentants à accepter une reforme que la Californie attend depuis un quart de siècle. Il faut dire que la taille du déficit pour cette année atteindra les $ 26 milliards sur un budget total de $ 100 milliards. La menace de fermeture de six parcs nationaux qui en période de vacances sont le lieu privilégié de millions de vacanciers a amené l’Etat fédéral à décider de les prendre en charge. Mais ce chantage ne marche pas à tous les coups. Il serait par compte utopique d’espérer que Républicains et Démocrates se mettent d’accord avant la date butoir du 30 juin. On est donc sur un terrain aussi glissant que difficile. Or chacun(e) savait que le retard à lui seul aurait comme conséquence une augmentation du budget de $ 2 milliards. Il faut dire que la réglementation californienne impose une majorité des deux tiers pour le passage du budget, ce qui est virtuellement impossible. Tout dépendra de l’attitude des banques et du prix auquel elles seront prêtes à escompter les reconnaissances de dette de l’État, et a quelles conditions. Bank of America qui est californienne a l’origine a déjà déclaré qu’elle accepterait d’escompter ces titres, mais sans se prononcer sur les taux d’intérêt. Cela pourrait créer un marché secondaire en IOUs, fournissant indirectement la liquidité nécessaire à l’État. Mais on n’en est pas la. En attendant un vendredi par mois, le secteur public californien sera fermé et les californiens…a la plage sans doute.</p>
<p>De toute façon la Californie ne tombera pas en faillite, malgré le fait que le risque que l’Etat soit en cessation de paiement de ses obligations. Les agences de notation se préparent a diminuer la note de la Californie qui est déjà l’Etat le plus mal noté.</p>
<p>Julien Clerc doit etre decu du désastre de «sa» Californie, le huitième État du monde tous pays confondus…Il est évident que la crise des États américains va maintenant avoir un impact sur les finances fédérales.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lautrefraternite.com/2009/07/08/general-motors-cherche-toujours-a-vendre-opel-au-mieux/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>FRANCE</title>
		<link>http://lautrefraternite.com/2009/07/01/france/</link>
		<comments>http://lautrefraternite.com/2009/07/01/france/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 08:02:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lautrefrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lautrefraternite.com/?p=1405</guid>
		<description><![CDATA[Sarkozy veut aller le plus vite possible pour le &#171;&#160;Grand Paris&#160;&#187; Nicolas Sarkozy, qui compte sur son projet &#171;&#160;Grand Paris&#160;&#187; pour accroître la compétitivité de la France, souhaite que les travaux soient engagés le plus vite possible grâce à des procédures assouplies. En visite dans le quartier d&#8217;affaires de La Défense, près de Paris, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sarkozy veut aller le plus vite possible pour le &laquo;&nbsp;Grand Paris&nbsp;&raquo;</p>
<p>Nicolas Sarkozy, qui compte sur son projet &laquo;&nbsp;Grand Paris&nbsp;&raquo; pour accroître la compétitivité de la France, souhaite que les travaux soient engagés le plus vite possible grâce à des procédures assouplies.</p>
<p>En visite dans le quartier d&#8217;affaires de La Défense, près de Paris, le chef de l&#8217;Etat a confirmé qu&#8217;un projet de loi sur ce gigantesque chantier serait présenté à l&#8217;automne, avec un débat public à l&#8217;hiver 2010.</p>
<p>Les premières réalisations en matière de transports en commun seraient ainsi achevées en 2017.</p>
<p>&laquo;&nbsp;C&#8217;est à une mobilisation générale que j&#8217;appelle. Vous savez, c&#8217;est historique ce que l&#8217;on est en train de faire&nbsp;&raquo;, a-t-il dit lors d&#8217;une table ronde.</p>
<p>La modernisation de l&#8217;immobilier et des transports dans cette zone d&#8217;affaires de l&#8217;Ouest parisien doit permettre à Paris de rivaliser avec les plus grands centres financiers, a-t-il dit, souhaitant &laquo;&nbsp;faire de La Défense la City de la France&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le quartier de la City concentre à Londres les sièges sociaux de grandes banques, de compagnies d&#8217;assurance et de grand groupes multinationaux. Il s&#8217;agit de la troisième place financière au monde après New York et Tokyo.</p>
<p>Le coût d&#8217;amélioration des transports dans le cadre du &laquo;&nbsp;Grand Paris&nbsp;&raquo; est estimé à 35 milliards d&#8217;euros, qui devront être en majorité partagés par l&#8217;Etat et la région Ile-de-France.</p>
<p>L&#8217;EMPRUNT MIS À CONTRIBUTION</p>
<p>Le futur emprunt national destiné à financer les priorités stratégiques de la France devrait figurer parmi les moyens de financement, a dit Christian Blanc, chargé du développement de la région capitale, en marge de la visite du chef de l&#8217;Etat.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Incontestablement, ce qui se passera dans le Grand Paris sera concerné&nbsp;&raquo;, a-t-il déclaré à la presse.</p>
<p>Le volet transports inclut la construction d&#8217;un métro automatique de 130 km de long autour de Paris, reliant Orly au Sud et Roissy au Nord via les grands pôles d&#8217;activité économique, ou la prolongation du RER E jusqu&#8217;à La Défense.</p>
<p>Pour les logements et les bureaux, le projet de loi présenté à l&#8217;automne assouplira les procédures d&#8217;urbanisme, en particulier aux alentours des gares, a dit Nicolas Sarkozy.</p>
<p>&laquo;&nbsp;L&#8217;ampleur des enjeux doit nous amener à créer un certain nombre de procédures nouvelles&nbsp;&raquo;, a-t-il déclaré.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Cette loi permettra d&#8217;accélérer les procédures pour éviter les études interminables, les débats qui n&#8217;en finissent plus&nbsp;&raquo;, a-t-il ajouté.</p>
<p>Douze millions de personnes, soit un cinquième de la population française, vivent en Ile-de-France, où est réalisé un tiers du produit intérieur brut de la France.</p>
<p>Selon l&#8217;Elysée, le &laquo;&nbsp;Grand Paris&nbsp;&raquo; devrait permettre de créer un million d&#8217;emplois supplémentaires dans la région en vingt ans.</p>
<p>Edité par Sophie Louet</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lautrefraternite.com/2009/07/01/france/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Économie : CONFLITS SOCIAUX</title>
		<link>http://lautrefraternite.com/2009/06/17/economie-conflits-sociaux/</link>
		<comments>http://lautrefraternite.com/2009/06/17/economie-conflits-sociaux/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2009 07:38:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lautrefrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lautrefraternite.com/?p=1252</guid>
		<description><![CDATA[Chez Osram, 108 personnes sont menacées de perdre leur emploi pour avoir refusé une baisse de leur salaire Pour avoir refusé une baisse de leur salaire, 108 personnes employées par le fabricant d&#8217;ampoules Osram risquent de perdre leur emploi. Lundi 8 juin, lors d&#8217;une réunion extraordinaire du comité d&#8217;entreprise (CE), la direction a annoncé &#171;&#160;la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chez Osram, 108 personnes sont menacées de perdre leur emploi pour avoir refusé une baisse de leur salaire</p>
<p>Pour avoir refusé une baisse de leur salaire, 108 personnes employées par le fabricant d&#8217;ampoules Osram risquent de perdre leur emploi. Lundi 8 juin, lors d&#8217;une réunion extraordinaire du comité d&#8217;entreprise (CE), la direction a annoncé &laquo;&nbsp;la mise en place d&#8217;un plan social qui touche ces 108 salariés&nbsp;&raquo;, rapporte un porte-parole de la société. Cette filiale du groupe allemand Siemens emploie quelque 800 personnes en France, dont environ 650 à Molsheim (Bas-Rhin). Il y a quelques mois, Osram avait demandé à ses personnels de se serrer la ceinture. Aux cadres, elle avait proposé une suppression graduelle des journées de RTT &#8211; mais les syndicats s&#8217;y sont opposés. Les non-cadres, eux, avaient été invités à accepter une réduction du taux horaire de leur salaire de 12,5 % sur trois ans ; ils avaient un mois pour se prononcer sur cet avenant à leur contrat de travail. Finalement, un peu plus de cent personnes ont dit non. Ce projet d&#8217;entreprise est lié à une directive européenne qui ordonne l&#8217;arrêt de la fabrication de lampes à incandescence en plusieurs étapes d&#8217;ici à 2012. Or l&#8217;usine de Molsheim produit ce type de biens. La direction a donc décidé de redéployer son activité vers d&#8217;autres marchés tout en cherchant à améliorer la compétitivité du site alsacien. Ceux qui n&#8217;ont pas voulu subir une diminution de leur paye peuvent encore se raviser : le plan présenté le 8 juin prévoit des offres de reclassement au sein du groupe, assorties de cette même baisse de salaire. &laquo;&nbsp;Si l&#8217;on propose des postes aux &laquo;&nbsp;108&#8243;, cela veut dire que le plan social n&#8217;est pas justifié par un motif économique, observe Isabelle Astié, secrétaire (FO) du CE et déléguée syndicale. La direction cherche uniquement à gagner de l&#8217;argent sur le dos des salariés.&nbsp;&raquo;<br />
PRESSIONS<br />
Une majorité du personnel de production a accepté de rogner sur son gagne-pain parce que des pressions ont été exercées, selon Mme Astié. Faux, rétorque un porte-parole d&#8217;Osram. &laquo;&nbsp;L&#8217;encadrement a essayé de montrer le bien-fondé de la démarche&nbsp;&raquo;, plaide-t-il. Tout s&#8217;est déroulé &laquo;&nbsp;dans la transparence&nbsp;&raquo; et sur la base du volontariat.<br />
A l&#8217;automne 2008, confronté à un recul de son chiffre d&#8217;affaires, le tour opérateur Donetallo avait demandé à ses collaborateurs d&#8217;accepter une diminution (temporaire) de salaire et du temps de travail, faute de quoi ils seraient licenciés (Le Monde du 17 février). En avril, le constructeur d&#8217;ordinateurs Hewlett-Packard France avait présenté des mesures d&#8217;économie qui envisageaient des baisses de rémunération. Mais la direction avait précisé qu&#8217;elle ne procéderait à aucun licenciement économique en cas de refus. Idem chez le loueur de voitures Hertz, où ce sacrifice a été réclamé aux cadres pour une période de trois mois, à condition qu&#8217;ils soient consentants.<br />
Bertrand Bissuel</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lautrefraternite.com/2009/06/17/economie-conflits-sociaux/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Gabon / Economie : OMAR BONGO LAISSE UN PAYS AUX PIEDS D’ARGILE</title>
		<link>http://lautrefraternite.com/2009/06/10/gabon-economie-omar-bongo-laisse-un-pays-aux-pieds-d%e2%80%99argile/</link>
		<comments>http://lautrefraternite.com/2009/06/10/gabon-economie-omar-bongo-laisse-un-pays-aux-pieds-d%e2%80%99argile/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 07:51:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lautrefrat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lautrefraternite.com/?p=1192</guid>
		<description><![CDATA[Le Gabon a bâti sa fortune sur le pétrole. Bien avant l&#8217;indépendance, dès les années 30, les découvertes sont prometteuses. Mais le boom pétrolier sur lequel le pays s&#8217;est reposé aura lieu entre les années 1970 et 1990, vingt belles années avec un pétrole et des pétrodollars qui coulaient à flot. Or, et ce n&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Gabon a bâti sa fortune sur le pétrole. Bien avant l&#8217;indépendance, dès les années 30, les découvertes sont prometteuses. Mais le boom pétrolier sur lequel le pays s&#8217;est reposé aura lieu entre les années 1970 et 1990, vingt belles années avec un pétrole et des pétrodollars qui coulaient à flot. Or, et ce n&#8217;est pas là le moindre des paradoxes, ce petit pays de moins d&#8217;un million d&#8217;habitants a eu toutes les peines du monde à se développer.</p>
<p>Plateforme pétrolière d&#8217;Elf au large de la côte gabonaise, près de Port Gentil<br />
C&#8217;est ce que certains économistes ont appelé la « malédiction du pétrole » ou le « syndrome hollandais ». Parce que le Gabon a produit et continue de produire du pétrole sans pour autant avoir construit les routes et les infrastructures nécessaires à son développement économique. Un Etat qui s&#8217;appuie sur l&#8217;or noir et n&#8217;estime pas utile de diversifier son économie ou encore de créer un fond pour les générations futures comme il en existe en Norvège par exemple.<br />
Une histoire indissociable du groupe français Elf intimement imbriqué dans la politique de la France en Afrique. Dans les années fastes, le Gabon a produit jusqu&#8217;à 370 000 barils par jour. Aujourd&#8217;hui, la manne pétrolière est en déclin, avec entre 200 000 et 250 000 barils par jour, essentiellement exploités par le groupe français Total.<br />
De fait, selon le classement du PNUD, le Programme des Nations unies pour le développement, le pays a dégringolé de la 91e place à la 123e de cet indice de développement humain qui mesure le niveau d&#8217;éducation, de santé, de développement et de bien-être de la population.<br />
Le Gabon, une histoire de matières premières<br />
Le Gabon s&#8217;est construit sur les matières premières. Le pétrole, avant tout, mais aussi les minerais comme le manganèse, exploité par le français Eramet, ou le bois précieux. Excepté les matières premières, très peu de diversification. Dans son dernier rapport sur le Gabon d&#8217;avril dernier, le Fonds monétaire international (FMI) soulignait l&#8217;urgence à diversifier une économie qui ne peut continuellement s&#8217;appuyer sur le pétrole, les mines et le bois, qui dépendent entièrement des marchés extérieurs. Aujourd&#8217;hui, le Gabon a compris qu&#8217;il fallait penser l&#8217;après-pétrole mais il a dû mal à traduire cela dans les faits, avec une pêche artisanale qui vivote et des jeunes des quartiers de Libreville ou de Port Gentil qui ont du mal à trouver leur place dans une économie dominée par les matières premières.<br />
La présence de plus en plus forte de la Chine<br />
Même si le pays tente de diversifier ses partenaires économiques, la France reste le premier partenaire du Gabon. Mais le pays a suivi le mouvement que l&#8217;on observe partout sur le continent avec la présence de plus en plus forte de la Chine qui sécurise, un peu partout, ses approvisionnements en matières premières. Résultat : au Gabon, la Chine a décroché l&#8217;exploitation de l&#8217;immense gisement de fer de Bélinga, dont les réserves sont estimées à 1 milliard de tonnes. Mais la crise économique mondiale pourrait retarder le projet. Au départ, la première tonne de fer devait sortir du Gabon en 2011. Mais pour cela, il faut que les Chinois construisent le barrage hydro-électrique pour la mine, les 600 kilomètres de voie de chemin de fer entre Bélinga et la côte et un port en eau profonde pour accueillir les bateaux. Pour 3 milliards de dollars remboursables sur les cargaisons de fer.<br />
Autant dire que les Gabonais vont avoir du mal à ressentir les effets économiques de l&#8217;exploitation de ce minerai. Et là encore, le FMI qui s&#8217;inquiète du réendettement d&#8217;un pays comme le Gabon auprès des Chinois va suivre de près l&#8217;élaboration du projet.</p>
<p>Chef d&#8217;Etat et franc-maçon<br />
Omar Bongo ne s&#8217;en est jamais caché, il était franc-maçon et très actif dans son développement au Gabon et en Afrique. Plusieurs autres chefs d&#8217;Etat africains ont d&#8217;ailleurs suivi le même chemin.<br />
Omar Bongo Ondimba est reçu, le 30 novembre 2006 à l&#8217;Eysée, par Jacques Chirac.<br />
C&#8217;était fin 2003 à Cannes. Sur la Croisette, l&#8217;attraction du jour, ce n&#8217;était pas des célébrités du cinéma, mais une nuée d&#8217;hommes se congratulant d&#8217;étrange façon. Tous étaient venus fêter le 90e anniversaire de la Grande loge nationale française, l&#8217;une des trois grandes familles de la franc-maçonnerie dans l&#8217;Hexagone.<br />
Dans le hall du luxueux hôtel choisi pour les festivités, un écran géant diffusait en boucle les images des deux invités vedettes : les présidents congolais Sassou Nguesso et gabonais Omar Bongo. Vêtu de sa célèbre petite cape noire, ce dernier était d&#8217;autant plus à l&#8217;aise, que, contrairement à d&#8217;autres dirigeants africains, il n&#8217;avait jamais caché son appartenance à cette société secrète.<br />
Selon des sources maçonniques, le défunt président gabonais a été initié dans les années soixante au Grand Orient de France, l&#8217;une des plus anciennes familles de la franc-maçonnerie.<br />
Il a ensuite contribué à son développement dans son pays. En 1975, il créé, comme on dit dans le jargon, son obédience nationale, le Grand rite équatorial, regroupant des membres de la Grande loge de France et du Grand Orient de France. Puis il rejoint la Grande loge Nationale de France, famille plus traditionnaliste et réputéE proche de la droite française. Il en créera une sorte de « filiale » nationale, la Grande loge du Gabon, dont il était le Grand Maître.<br />
Du coup, Omar Bongo était un peu le protecteur de tous les maçons gabonais, nombreux, car, vu le tropisme du chef de l&#8217;Etat,  beaucoup de ministres, hauts fonctionnaires et intellectuels gabonais ont rejoint les loges. Sans compter que plusieurs chefs d&#8217;Etat africains ont suivi sa trace, dont le Congolais Sassou Nguesso, le Tchadien Idriss Deby ou encore le Centrafricain Bozizé.<br />
Evidemment, pour ceux qui voient dans la franc-maçonnerie un réseau occulte,  tout cela renforçait l&#8217;image affairiste de Omar Bongo. Mais pour ses inconditionnels, c&#8217;était un signe de l&#8217;humanisme du président gabonais.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lautrefraternite.com/2009/06/10/gabon-economie-omar-bongo-laisse-un-pays-aux-pieds-d%e2%80%99argile/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
