Communiqué de presse à l’issue d’une séance de travail avec le Procureur de Cotonou

9 Nov, 2017 | Par | Rubrique : A la une, Manchette
Sur invitation du nouveau Procureur de la République, près le tribunal de 1ère instance de Cotonou, une délégation du Bureau Exécutif de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin a été reçue en audience à son bureau le mercredi 08 novembre 2017. Cette audience qui a pris l’allure d’une séance de travail, a porté notamment sur deux points.
Sur le premier, le Procureur de la République a fait observer que la plupart des journaux paraissant à Cotonou ne respectent pas les articles 62 et 63 du Code de l’information et de la communication. L’article 62 par exemple impose que les « directeurs de publication des journaux et des périodiques sont tenus de déposer, contre récépissé ou décharge auprès de la HAAC et au Parquet près le tribunal de première instance territorialement compétent, leurs publications. »
Selon le Procureur, pour une traçabilité de ce dépôt légal, un registre est désormais ouvert à son secrétaire dans lequel le distributeur du journal devra marquer son passage.
Sur le second point, le Procureur de la République reste soucieux de la qualité des productions de la presse nationale. Désormais, le Parquet de la République près le Tribunal de Cotonou s’inspirera des dénonciations dans la presse pour ouvrir des enquêtes.
Au regard de cette séance inédite au Parquet de Cotonou, le BEN/UPMB exhorte chaque directeur de publication, pour ne pas tomber sous le coup de la loi, donc pour éviter d’avoir à payer une amende pouvant aller jusqu’à 500 000fcfa d’assurer désormais, sans faille, le dépôt légal de son journal .
Le BEN/UPMB souhaite de tous les journalistes plus de professionnalisme dans nos productions afin que les éventuelles enquêtes qui en découleraient ne viennent à douter de celles-ci.
Les productions faciles inspirées des réseaux sociaux, les productions fantaisistes, partisanes, de type alarmiste tendant à porter atteinte à l’honorabilité d’une personne physique ou morale sont à éviter ; le Code de déontologie et le Code de l’information et de la communication doivent rester en tout temps nos bréviaires.
Fait à Cotonou le 08 novembre 2017
Le Président de lUPMB
Franck KPOCHEME

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