Gsm au Bénin : Projet de la Portabilité des Numéros Mobiles (PNM)

15 Oct, 2017 | Par | Rubrique : A la une, Afrique, Dossier, Economie, Manchette
 Il existe désormais au Bénin un projet dénommé « Projet de la Portabilité des numéros mobiles (Pnm) ». Le lancement a eu lieu, ce lundi 17 juillet à Cotonou, par le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou, suivi de l’installation des membres de l’organe de gestion du processus de mise en œuvre dudit projet par le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin), Flavien Bachabi.
La possibilité pour un abonné de conserver son numéro en cas de changement d’opérateur de téléphonie mobile existe désormais au Bénin. C’est à travers le projet dénommé « projet de la Portabilité des numéros mobiles (Pnm) ». Après avoir défini les modalités de mise en œuvre de ce projet conformément à l’article 47 de la loi 2014-14 du 19 juillet 2014 relative aux communications électroniques et de la poste en République du Bénin, et fixé l’organisation et le fonctionnement de l’organe de gestion du processus, l’Arcep-Bénin passe à la phase critique du projet.
Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou en lançant le projet, ce lundi à Cotonou, a expliqué que la Portabilité des numéros mobiles contribuera à l’amélioration de la qualité des réseaux et des services offerts aux consommateurs. Ce projet permet aussi, selon elle, la réduction des prix, stimule la concurrence et l’innovation. Implémentée dans nombre de pays du monde et particulièrement d’Afrique comme le Ghana, le Nigeria, le Sénégal, pour ne citer ceux là, la portabilité, souligne Rafiatou Monrou, conduit à une recherche constante des solutions pour satisfaire aux exigences du secteur et répondre aux besoins des populations.
Pour le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, l’introduction de la Portabilité des numéros mobiles fait partie intégrante de cette recherche de solution. Et le lancement de ce projet, précise-t-elle, est la preuve de l’engagement à œuvrer pour donner au Bénin une image nouvelle, celle d’un pays soucieux de l’accès facile de ses citoyens aux services de base.
Le président de l’Arcep-Bénin, Flavien Bachabi, pour sa part, a présenté l’organe de gestion du processus de mise en œuvre du projet qui conformément à l’article 2 de la décision 026 du 05 septembre 2016 se compose du groupe de Pilotage de la Portabilité des numéros mobiles ; du groupe de travail Réglementation et le groupe de travail Processus et technologie. Le Groupe de pilotage a pour mission d‘assurer le bon déroulement du processus de mise en œuvre et le lancement du projet; le Groupe de travail de réglementation se charge de préparer les documents relatifs au cadre juridique et réglementaire de la mise en œuvre et de la fourniture du service et le Groupe travail processus et technologie de son côté proposera le cadre technique du processus.
Un projet mature
En présentant le projet, le secrétaire exécutif de l’Arcep-Bénin, Hervé Coovi Guèdègbé, a rappelé que le taux de pénétration du mobile au Bénin aujourd’hui est de 80% et la moyenne des cartes Sim en circulation est de 2 ou 3 par personne. Pour ce qui concerne les opérateurs GSM qui opèrent sur le territoire national, ils sont dans une concurrence permanente avec un taux de prépayé élevé qui oriente le consommateur s’il doit s’accrocher à son téléphone.
Le secrétaire exécutif de l’Arcep estime que s’il faut faire une évaluation en ce qui concerne l’achat des crédits, la moyenne tourne autour de 2500 F Cfa par mois par personne. Sur la base de toutes ses données et après une évaluation, Hervé Coovi Guèdègbé estime que ce projet dont l’initiative est en cours depuis un an, est mature pour changer l’histoire de la communication électronique au Bénin.
Pour Hervé Coovi Guèdègbé, il s’agit d’un projet qui présente des avantages au nombre desquels : une politique des prix attrayants ; un accroissement de la demande des services ; une amélioration de la qualité des services etc.
La planification du projet s’étend sur douze mois avec une première phase de six mois. Cette phase permettra de définir le modèle économique et les nœuds d’exécution des activités. La deuxième phase sera celle du développement.
La Nation

    Laissez une réponse