Test de Recrutement au Profit de la CNSS : VAINES CABALES CONTRE LES REFORMES

15 Avr, 2017 | Par | Rubrique : A la une, Dossier

Alors que le régime de la Rupture a décidé de changer certaines habitudes, on note encore un sentiment affiché de vouloir maintenir l’ordre ancien dans le recrutement d’agents au profit de la CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale).

Par Idriss NOUHOUM

Confrontée à un sérieux problème de pénurie d’agents qualifiés, la direction générale de la cnss avait opté, sous le régime YAYI, pour la contractualisation de son personnel en attendant le départ administratif de certains de ses cadres à la retraite. Cette politique qui transgresse toutes les lois régissant le droit de travail au Bénin fut l’œuvre du ministre SOUNTON Martial, alors ministre du travail.

Mais cette solution fut un pis-aller qui permettrait à la cnss de maîtriser sa masse salariale. En effet, selon les calculs et simulations, le départ à la retraite d’un cadre supérieur offre l’opportunité de recruter au moins trois jeunes cadres compétents. Et la prière de plusieurs travailleurs de la cnss était que sous YAYI le virus de fraudes massives n’atteigne leur structure. Car, faut-il encore le rappeler, le moyen le plus fréquent pour devenir employé à caisse nationale de sécurité sociale au Bénin depuis le temps de la révolution est le parrainage.

De mémoire d’homme, jamais un concours réel et strict n’a jamais permis aux Béninois de faire une compétition saine afin d’être recruté au sein dans cet établissement créé en 1966. Seuls quelques cas ont fait exception à cette règle de médiocrité qui consistait simplement à aller chercher dans certains villages de notre pays des parents et alliés sans aucune capacité intellectuelle adéquate.

Fin douloureuse de l’ordre ancien ?

En octobre 2016, une vague d’agents occasionnels fut encore engagée, comme d’habitude. Ils étaient au nombre d’une trentaine environ. Mais n’ayant pu placer leurs parents, certains fonctionnaires de la cnss ont, comme aujourd’hui, piqué une sainte colère. Pour ces derniers, ce recrutement n’aurait pas respecté certains critères. Lesquels ? Personne n’ose les énumérer. Sauf qu’il y en a eu qui avaient décidé d’agir comme des intellectuels.

Des tonnes de courriers ont aussitôt envahi la table des présidents de nos institutions. Informé à son tour, Patrice TALON ordonne, selon quelques indiscrétions, l’envoi de l’Inspection Générale du ministère de tutelle pour mieux saisir le fondement des plaintes. Le rapport conclut que le recrutement de ces agents contractuels s’est effectué comme cela s’était toujours passé à la cnss.

Toutefois, ledit rapport recommande pour des mesures de transparence et d’équité, que désormais le recrutement soit externalisé et confié à un cabinet afin de lever tout doute de mauvaises pratiques.

Contrairement aux esprits méchants et retords qui veulent à tout prix que l’ordre ancien soit restauré, il est à préciser que c’est suite à un Appel d’Offres régulier que le Cabinet AGEFIC fut retenu après à une compétition à laquelle ont pris part tous les cabinets importants qui ont cette expertise.

AGEFIC a tort d’avoir « osé » refuser de se faire corrompre

D’après nos investigations, ce Cabinet est actuellement dénoncé sur certains réseaux sociaux simplement parce que son Directeur Général a « osé » refuser d’accepter certaines pratiques. En effet, plusieurs personnes, et non des moindres, avaient tenté de perpétuer les mauvaises habitudes qui ont longtemps permis de faire recruter leur famille à la cnss. Leur échec fut retentissant d’où leur rage et colère.

AGEFIC est aujourd’hui victime de l’intransigeance de ses responsables qui sont convaincus du respect strict de leur cahier de charges. Les amalgames liés aux coïncidences de certains noms de famille font rire. Dérangé par certains amalgames qui laissent croire que des enfants certains membres du personnel sont retenus par favoritisme, les principaux responsables s’étonnent. Aucun texte de loi n’interdit aux enfants du personnels de participer à un test de recrutement au profit de la cnss.

Après les épreuves écrites, certains responsables de la cnss ont vu leurs propres enfants échouer. Le cas le plus saisissant est celui de la fille biologique ainsi que de la nièce de l’actuel DGA/CNSS, Monsieur OGOUTOLOU. D’autres cas similaires sont annoncés et on ne perd rien à attendre les résultats définitifs pour mieux apprécier.

Il est limpide comme l’eau de roche que certains salariés de la cnss ont définitivement perdu tout espoir de faire indûment « venir » leurs parents dans le personnel de la structure dirigée par DIATEMA Dramane. Désormais, la règle du jeu est claire : il faut que les enfants du personnel de la cnss méritent leur présence au sein de l’effectif.

Affaire à suivre

Source : 24HBENIN

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