ALASSANE OUATTARA REMPLACE YAHYA JAMMEH

15 Fév, 2017 | Par | Rubrique : A la une, Afrique, International, Manchette

Depuis dimanche, six journalistes ivoiriens sont enfermés dans les cavernes de la Brigade de Recherches de la Gendarmerie. Il s’agit de Coulibaly VAMARA, directeur de publication des journaux SOIR INFO et L’ INTER, Franck Mamadou BAMBA, éditeur de NOTRE VOIE, Yacouba GBANÉ, directeur de publication des quotidiens LE TEMPS et LG INFO, accompagnés des journalistes Hamadou ZIAO, Jean Bedel GNAGO et Ferdinand BAILLY.

Le Procureur de la République justifie l’arrestation des journalistes par un communiqué lu sur les antennes de la télévision nationale : 《 certains organes de presse divulguent les fausses informations de nature à inciter les soldats à la révolte. Ces agissements tombent sous le coup de la loi qui réprime l’incitation des militaires à l’insoumission et à la rébellion, les atteintes à l’autorité de l’ État 》.

En clair, OUATTARA amnistie les mutins qui lèvent le glaive contre lui et châtie les journalistes qu’il présente comme des chefs rebelles qui doivent passer devant la cour martiale pour avoir entraîné son armée de bébés innocents à s’ affranchir de l’ orthodoxie de l’obéissance. Par ailleurs le gouvernement nie les négociations et le versement des primes aux mutins. Cependant, les soldats eux-mêmes publient des photos avec des liasses de millions payés par le gouvernement.

La loi ivoirienne interdit l’arrestation ou l’emprisonnement des journalistes pour des délits de presse. Mais OUATTARA reprend exactement les méthodes de l’ancien Président gambien Yahya JAMMEH , qui emprisonnait les journalistes pour 《 incitation à la rébellion et atteintes à l’autorité de l’ État 》. Pendant ce temps cet huberlu se tapant la poitrine comme porte- parole des Forces Spéciales, se promène en liberté après s’ être payé le luxe de passer sur les antennes de TV5 pour menacer OUATTARA : « nous voulons nos 17 millions et nos galons de sergent. S’il refuse de prendre nos revendications en compte, le pays va subir ». Et le gouvernement a bien signé un accord pour débloquer les 44 milliards de FCFA revendiqués par les 2600 mutins.

Chef d’ État impuissant devant les bandes armées , OUATTARA se rue sur les brancards de la presse et des populations civiles qui dénoncent ses pitreries de Président distributeur automatique des mutins qui brade la Côte d’ Ivoire pour son pouvoir. Comme le disait LÉNINE : 《 dans une société fondée sur le pouvoir de l’argent, dans une société où les masses laborieuses végètent dans la misère, tandis que quelques poignées ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de liberté 》.

J. REMY NGONO

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    1. Le chef d’ETAT a tout le droit de condamner ces journalistes car un écrit bien acéré vaut plus qu’une armée de guerre force est aussi de constater que vous vous attardez à diffuser des informations de types dénigreurs en faveur des mutins vis-à-vis du PRADO ceci étant qui d’entre vous sait ce qu’il leur réserve ou comment il compte leur infliger leur peines c’est tout d’abord pour la sécurité de son peuple que certains d’entre nous donc vous pensez qu’ils ne prévoient rien et qu’il a donc peur détrompez-vous ce n’est guère le cas et au lieu d’appréhender le travail permettez à ce noble être de s’en sortir en exerçant sa fonction , cela

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