LE DG EAU ADAMOU WOROU WARA BOURAÏMA AU CŒUR D’UN NOUVEAU SCANDALE DE DÉTOURNEMENT DE L’ARGENT DE L’EAU

17 Nov, 2016 | Par | Rubrique : A la une, Afrique, Economie, Manchette, Société

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Alors que le peuple béninois croyait avoir fini avec les habitudes ignobles de certains de ses propres fils, l’avènement de l’ère de la rupture n’a apparemment rien changé. Bien au contraire. Des cadres nommés sous l’ère dite de la rupture semblent vouloir faire prospérer la corruption sauvage. Le monde entier sait qu’au Bénin l’argent octroyé par le royaume des Pays-Bas et destiné à la fourniture de l’eau aux populations rurales fut détourné. Nul n’ignore que la ministre néerlandaise de la coopération fut immédiatement dépêchée à Cotonou pour signifier au régime de Boni YAYI le mécontentement de la partie hollandaise. Plusieurs conditions furent posées et à remplir désormais avant toute reprise de la collaboration entre les deux Etats.

A ce jour encore, ce dossier pompeusement baptisé « affaire PPEA2 » attend d’être tirée au clair par la justice afin que les peuples béninois et néerlandais découvrent finalement le visage de ces délinquants qui ont eu le courage de se partager l’argent de l’eau destinée aux pauvres. Mais avec les derniers développements de l’actualité nationale, faite de poursuites judiciaires contre tous ceux qui avaient émargé indûment sous YAYI au guichet unique du port de Cotonou, on peut avoir de l’espoir.

Le tout premier crime économique sous TALON

De bonnes sources, on apprend que l’actuel directeur général de l’eau, ADAMOU WOROU WARA BOURAÏMA, n’aurait pas forcément le meilleur profil. Cependant, le choix a été porté sur lui au regard du rôle éminent joué par le regretté Banni SAMARI sous Boni YAYI dont il fut l’une des « bêtes » à abattre. Malheureusement, le jeune directeur de l’eau n’a visiblement rien compris de la philosophie dite de la rupture. Il croyait que sous Patrice TALON les mêmes habitudes qui consistaient à voler impunément l’argent public peuvent être perpétuées sans risques.

C’est ainsi que vient d’être commis l’un des tout premiers crimes économiques de l’ère de la rupture et du nouveau départ. Enfermés dans leurs bureaux, plusieurs cadres du ministère de l’énergie et de l’eau se sont fait attribuer illégalement des marchés en consultation restreinte. Plusieurs dizaines de millions de marchés publics fantaisistes ont ainsi été partagés entre de plus hauts responsables de ce ministère dirigé depuis avril 2016 par Jean-Claude HOUSSOU. Quelle épreuve pour TALON ?

Et comme le bon vin devient davantage bon en vieillissant, on retrouve des noms assez évocateurs sur cette liste « restreinte ». On y découvre un BAGOUDOU, pas celui qui fut surnommé « Monsieur le Vice-Président » sous Boni YAYI. Celui-là était le tout puissant Intendant du palais présidentiel avec un bilan de gestion très élogieux. En effet, Adam BAGOUDOU qui fut un employé de Patrice TALON avant 2006 a été l’un des hommes très puissants pendant dix années sous YAYI dont il est et demeure le neveu. Aujourd’hui, Adam est à l’abri de toutes poursuites judiciaires car siégeant sur les bancs de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale.

Quel sort pour Bagoudou, Adam WOROU, TOKO Bougourou et Consorts ?

Mais ce n’est pas encore le cas de son jeune-frère (Contrôleur financier)  qui est impliqué dans cette affaire d’attribution illégale de marchés entre hauts cadres du ministère de l’énergie et de l’eau. Moudachirou BAGOUDOU, TOKO BOUGOUROU et consorts ont l’obligation d’annuler ces marchés qu’ils se sont partagé. L’impunité qui avait tant prospéré sous Boni YAYI doit cesser sous la rupture. C’est le crédo du Président de la République. Certes, Patrice TALON sera impopulaire face à cette épreuve puisque qu’au Bénin, la corruption a atteint des seuils inimaginables au point où les voleurs de deniers publics sont devenus des héros. Ils sont des modèles dans leur famille et trouvent des leaders politiques et religieux de tous poils pour prendre leur défense, en cas d’ennuis judiciaires. Toutefois, force est de reconnaître qu’aucun pays ne pourra se développer dans les conditions où se retrouve le Bénin, vingt six ans après la Conférence nationale des Forces Vives. Patrice TALON a aujourd’hui l’impérieux devoir de déplaire d’abord à ceux qu’il vient de nommer.

Affaire à suivre

Par Claudine DEGLA (www.lautrefraternite.com)

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    1. Je sus Fier d’etre beninoir

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