BIOGRAPHIE DE PATRICE A.G.TALON

31 Mar, 2016 | Par | Rubrique : A la une, Politique

BIOGRAPHIE DE PATRICE TALON

 

PATRICE ATHANASE GUILLAUME TALON est né le 1er Mai 1958 d’un père cheminot natif de OUIDAH, et d’une mère issue de la famille GUEDEGBE d’ABOMEY. PATRICE TALON est marié à une femme (CLAUDINE GBENAGNON), native de PORTO-NOVO et est père de deux enfants. Après un baccalauréat série « C » obtenu à DAKAR, la capitale sénégalaise, il entre à la Faculté des Sciences de l’Université de cette ville. En deuxième année de Maths-Physiques, PATRICE TALON qui, depuis l’enfance est obsédé par les avions, réussit au concours de pilote de ligne d’AIR AFRIQUE et envoyé à la base aérienne de DIGNE en FRANCE, pour la visite médicale. C’est à ce niveau que malheureusement son rêve d’enfance se brise puisqu’il est recalé pour « inaptitude moteur ».Il s’installe alors à PARIS, où ses aptitudes dans les affaires (qu’il pratiquait depuis le collège avec des petits trafics de pièces détachées au NIGERIA) lui ouvrent très rapidement les bonnes portes.

PATRICE TALON, HOMME D’AFFAIRES
Il entre en 1983 dans l’activité de négoce des emballages et des intrants agricoles. Il crée en 1985 la SOCIETE DE DISTRIBUTION INTER-CONTINENTALE (SDI), qui fournit des intrants agricoles aux producteurs de coton. C’est un homme d’affaires béninois qui a fait fortune dans ladite filière dans les années 1980 puis de l’égrenage du coton au BENIN au cours des années 1990 et 2000.
En 1990, à la suite des recommandations de la BANQUE MONDIALE dans le cadre de l’accord de libéralisation économique mis en place dans les États ouest-africains, le BENIN était appelé à se désengager de la filière de la production de coton ; PATRICE TALON gagne alors le marché d’implantation de trois usines d’égrenage de coton au BENIN. Il devient ainsi un acteur incontournable du coton béninois malgré l’installation progressive de plusieurs concurrents privés mais nettement moins bien organisés.

Depuis 1985, PATRICE TALON a progressivement mis en place un tissu industriel d’envergure sous la coupole de la holding SFP (SOCIETE DE FINANCEMENT ET DE PARTICIPATION) basée au BENIN. Cette holding est majoritaire dans les filiales béninoises.
Il faut rajouter les sociétés d’envergure de la COTE D’IVOIRE notamment AFCHEM SOFACO, l’un des plus gros distributeurs ivoiriens de produits phytosanitaires, la SEAP CI une usine de fabrication d’engrais à SAN PEDRO.
En outre le groupe détient des parts minoritaires dans la SOCIETE DE GESTION ET D’INTERMEDIATION (SGI BENIN), la SERHAU SEM et UBA BENIN.

L’usine de OUASSA PEHUNCO située dans une zone reculée et complètement enclavée du pays, bénéficie toutefois de la connexion Internet grâce au VSAT.
Les sociétés de TALON sont réputées pour leur gestion moderne, leur régularité vis-à-vis des impôts (aucun redressement à ce jour malgré l’hostilité du gouvernement actuel) et la stabilité des employés dont les salaires sont souvent nettement au-dessus de la moyenne nationale.
La logique d’intégration de l’homme d’affaires qui veut contrôler de bout en bout sa chaîne de production (les intrants, l’égrenage de coton, l’importation, l’exportation et même la production des produits dérivés avec les huiles de la SHB) a souvent dérangé et lui vaut des attaques en règle de ses concurrents.

Le premier client de la première société de PATRICE TALON fut la SOCIETE SUCRIERE DE SAVE, contrôlée par le gouvernement communiste de l’époque. Depuis lors, l’homme d’affaires a vu son business indirectement lié avec l’État béninois, conséquence de l’envergure des filières où ses activités sont déployées.
En 1990, le président NICEPHORE SOGLO libéralise la filière coton, ce qui permet à PATRICE TALON de se faire une place dans le secteur. La prospérité de ses usines attise très tôt les convoitises, et de nouveaux opérateurs économiques souvent encouragés par le président MATHIEU KEREKOU obtiennent à leur tour des licences d’installation d’usines. Ses concurrents, en complicité avec des personnalités politiques de l’époque, tentent d’évincer PATRICE TALON de la filière, mais celui-ci gagne tous les procès qui lui sont intentés.
La filière coton devient très vite pléthorique et très mal organisée sous KEREKOU. Cependant, de très bons cours du coton génèrent des profits colossaux en 2004. Mais leur effondrement brutal en 2005 provoque la quasi faillite de la plupart des opérateurs du secteur. Contraints de fermer, l’opérateur FAGBOHOUN cède son usine à PATRICE TALON, qui en fait la SCN et MATHIEU ADJOVI cède à son tour IBECO.
La MCI de MARTIN RODRIGUEZ croule sous les procès et les dettes, et ne sera opérationnelle qu’avec un coup de pouce de l’État.
Pendant ce temps, les entreprises de PATRICE TALON, qui ont sagement passé des provisions aux temps des vaches grasses, continuent à survivre. Elles rachètent les concurrents et s’étendent à d’autres secteurs.
ATRAL, est un port sec créé à ALLADA pour faciliter l’empotage des balles de coton et pour éviter de passer par de longues chaînes d’intermédiaires nécessaires aux procédures d’import et export. L’usine HYDROCHEM est opérationnelle pour la fourniture accélérée d’engrais chimiques. La SHB réutilise les graines résultant de l’égrenage du coton pour en faire de l’huile végétale.
En 2008, PATRICE TALON obtient auprès du gouvernement de son ami BONI YAYI, le rachat des 10 usines d’égrenage encore sous contrôle étatique, ce qui fait du GROUPE TALON de facto un quasi-monopole de la filière coton avec 15 usines sur 18 au total.
En 2015, selon le magazine FORBES AFRIQUE, la fortune de PATRICE TALON est estimée à 400 millions de dollars, ce qui lui donne le rang du 15è milliardaire plus riche d’AFRIQUE FRANCOPHONE SUBSAHARIENNE et l’homme le plus riche du BENIN.

En 2011, indépendamment à la filière coton, Talon obtient du gouvernement le juteux marché du PROGRAMME DE VERIFICATION DES IMPORTATIONS (PVI).

Soutien principal à l’élection du président béninois BONI YAYI en 2006 et 2011, il entre progressivement en disgrâce avec ce dernier à partir de 2011. Mais à peine les activités du PVI démarrées, les relations se brouillent entre l’homme d’affaires et son ami BONI YAYI. Ce dernier l’accuse soudainement de mauvaise gestion non seulement dans le PVI mais dans toutes ses affaires.
Le PVI est donc brutalement retiré sans dédommagement à PATRICE TALON, la SODECO est réquisitionnée par l’État et il est reproché à PATRICE TALON d’avoir fraudé sur les subventions d’engrais de la campagne 2011.

Les démêlés s’accumulent et à la suite de fuites l’informant d’un projet d’enlèvement, PATRICE TALON est contraint de s’enfuir le 19 septembre 2012 et de se réfugier à PARIS via LAGOS. BONI YAYI l’accuse alors d’avoir fomenté depuis son exil, un coup d’État visant à l’empoisonner. PATRICE TALON rétorque qu’il n’en est rien et qu’en réalité BONI YAYI cherche à lui nuire depuis qu’il a refusé de supporter (par ses moyens et relations) sa tentative de réviser la Constitution béninoise aux fins d’obtenir un troisième mandat.

PROCEDURE D’EXTRADITION
En octobre 2012, PATRICE TALON est soupçonné d’avoir commandité un assassinat contre le Président de la République du BENIN, THOMAS BONI YAYI. Il est sous le coup d’un mandat d’arrêt international. La justice française a été saisie d’une demande d’extradition formulée par la justice béninoise.

En février 2013, il est soupçonné d’avoir participé à une tentative de coup d’État déjouée, à l’encontre du président THOMAS BONI YAYI, et pour laquelle un second mandat d’arrêt international est émis contre lui. Le 13 mars 2013, la Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de PARIS a estimé que la demande d’extradition déposée par les autorités béninoises était recevable. La chambre s’est réunie le 17 avril 2013 pour statuer au fond. Le 22 mai 2013, la Cour d’appel de PARIS a renvoyé au 18 septembre 2013 une nouvelle audience au sujet de la demande d’extradition de PATRICE TALON, après avoir demandé aux Avocats du BENIN des compléments d’information. Au cours de l’audience du 18 septembre, la Cour a annoncé qu’elle examinerait au fond la demande le 23 octobre 2013.

INSTRUCTIONS DE L’AFFAIRE AU BENIN
Dans la procédure béninoise, le 17 mai 2013, le Juge d’instruction ANGELO HOUSSOU, ordonne un «non-lieu » dans les affaires de « tentative d’empoisonnement » et de « coup d’État » contre le Président THOMAS BONI YAYI, considérant que sans passage à l’acte, il n’y avait pas d’infraction de tentative d’assassinat.
Le juge d’instruction a été intercepté à SEME-KRAKE le soir même de la publication de son ordonnance de « non-lieu », alors qu’il tentait de se rendre à LAGOS, transportant plusieurs valises et un visa pour les ÉTATS-UNIS. Il a été ramené à son domicile de COTONOU, qui reste surveillé par une brigade anti-criminalité. La défense a immédiatement fait appel de la décision du juge, et la Cour d’appel de COTONOU se prononce le 10 juin 2013.

TALON ET YAYI b

DES AFFAIRES A LA POLITIQUE

PATRICE TALON annonce depuis l’exil son intention de rentrer au BÉNIN et sa candidature à l’élection présidentielle de 2016. Dès son retour triomphal, il a été reçu à l’aéroport international de COTONOU par une foule immense venue lui souhaiter la bienvenue sur sa terre natal et solliciter sa candidature à l’élection présidentielle de 2016.

PATRICE TALON candidat, bat campagne avec comme slogan « LE NOUVEAU DÉPART ». Il arrive en seconde position juste derrière le Premier Ministre sortant LIONEL ZINSOU, à l’issu du premier tour. Vingt-huit autres candidats lui apportent leur soutien à travers la « COALITION DE LA RUPTURE » contre son challenger LIONEL ZINSOU porté par « L’ALLIANCE RÉPUBLICAINE » formée par le parti au pouvoir FCBE et les deux plus grands regroupements politiques PRD, de Maître ADRIEN HOUNGBEDJI et la RB, du Maire de Cotonou Lehady Vinagnon SOGLO.

Le soir du 20 Mars, grâce notamment aux soutiens précieux de l’homme d’affaire AJAVON arrivé troisième au premier tour, Abdoulaye Bio TCHANE et PASCAL Irenée KOUPAKI, respectivement 4è et 5è, PATRICE TALON remporte le second tour de la présidentielle. Son adversaire, le Premier ministre sortant LIONEL ZINSOU reconnaît sa défaite quelques heures après la fermeture des bureaux de vote et même avant la proclamation des grandes tendances par la CENA, l’appelle le soir même de l’élection autour de trois heures du matin pour le féliciter.

« ZERO » il était hier, « HERO » il est aujourd’hui. De l’exil, il se retrouve à la MARINA. Le 6 Avril 2016 au stade CHARLES DE GAULLE de PORTO-NOVO, son meilleur ami d’hier, pire ennemi d’aujourd’hui, sera contraint de lui passer le témoin.

    5 commentaires
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    1. formidable! incroyable mais vrai

    2. Formidable incroyable mais vrai

    3. bien écrit.

    4. Talon patrice A. G. Est un homme terrible. Je l’adore par son style et ses réussites. Félicitations a tous les béninois.

    5. Info tres sûre

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