/* * This theme styles the visual editor to resemble the theme style, * specifically font, colors, icons, and column width. */ Après le succès de la 1ère édition avec son concepteur, le ministre Ganiou Soglo : LE BENIN PEUT-IL GAGNER QUELQUE CHOSE DE LA 2EME EDITION DE REGARD BENIN ? | L'Autre Fraternité

Après le succès de la 1ère édition avec son concepteur, le ministre Ganiou Soglo : LE BENIN PEUT-IL GAGNER QUELQUE CHOSE DE LA 2EME EDITION DE REGARD BENIN ?

6 nov, 2012 | Par | Rubrique : A la une, Culture, Politique, Société

Encore quelques heures et la 2ème édition de l’événement culturel qui devait mettre les artistes des arts plastiques du Bénin à la page du monde, du 8 novembre 2012 au 12 janvier 2013, va démarrer. Mais à y voir l’organisation de l’édition 2012 de près, on se demande si les attentes des amoureux des arts plastiques seront comblées.

L’édition 2012 du grand événement culturel qui devait faire parler de la culture du Bénin sur l’échiquier mondial pourra-t-elle combler les attentes du monde entier en général et des filles et fils du Bénin en particulier ? Les vrais artistes plasticiens seront-ils réellement promus au cours de cette manifestation qui pourtant devrait faire tourner tous les regards du monde vers le Bénin ? Avec cette édition de la biennale Regard Bénin, le pays du président en exercice de l’Union Africaine sera-t-elle la capitale culturelle du monde ?

Ce sont là quelques interrogations qui trottinent dans les têtes des citoyens qui ont goûté au succès de la première édition de ce grand événement organisée il y environ deux ans sous la houlette de son excellence Ganiou Soglo, alors qu’il était encore ministre de la Culture du Bénin. En effet, comme hier, on se souvient encore de la grande mobilisation autour de cet événement avec non seulement une implication personne du ministre mais aussi et surtout marqué par l’engouement des artistes, la médiatisation de l’événement, la qualité des diverses délégations mobilisées, la politique adoptée par le ministre Ganiou pour que les œuvres des artistes plasticiens soient bien vues, appréciées et achetées.

De la Biennale Bénin 2012

Selon les organisateurs de cette édition 2012 de « la Biennale Regard Bénin a pour objectif de donner des ouvertures, d’élargir les regards. Prendre de la distance, de la hauteur et ouvrir l’esprit pour interroger le quotidien afin de déplacer les paradigmes sociaux et aller au-delà des limites ». Les activités de cet événement englobent les arts plastiques et se dérouleront sur trois (03) mois en ce qui concerne la phase active. A les écouter, certaines activités préparatoires (voyages d’études, rencontres internationales, promotion, réceptions au niveau sous-régional, expos de valorisation du projet, etc.) de la biennale ont déjà commencé depuis décembre 2011. Le processus continue jusqu’au démarrage proprement dit des manifestations qui auront lieu dans trois (03) villes différentes à savoir Cotonou, Porto-Novo, Ouidah, selon une programmation bien élaborée autour du thème « l’artiste citoyen ».

Pour eux, « l’exposition internationale de la Biennale Bénin s’articulera en dialogue avec le contexte local qui réunit les initiatives artistiques privées sur quatre villes du Bénin : Cotonou, Ouidah, Abomey, Porto-Novo, et s’accompagnera d’un colloque, un catalogue, un site internet (en cours de construction), un programme pédagogique et de médiation culturelle, notamment. Le programme artistique, expositions, rencontres et publications, est conçu par la Délégation artistique (Curatorial Delegation), en dialogue avec les structures de collaboration ». Pour la Biennale Bénin 2012, des implications curatoriales à des degrés divers, de la co-production d’un projet à la réalisation d’un atelier, et de la recherche au dialogue artistique, sont prévues avec Juan Gaitan, Didier Houenoude, Manthia Diawara, Abdellah Karroum, Olivier Marboeuf et d’autres curators béninois et internationaux. Parmi les artistes actifs au Bénin il y aura entres autres, George Adeagbo (Cotonou), Romuald Hazoumé (Porto Novo), Pélagie Gbaguidi (Bruxelles), Gérard Quenum (Porto Novo), Tchif (Cotonou), Cyprien Toukoudagba (Abomey), Zinkpè (Abomey) et autres

Des inquiétudes…

Si sur le papier, un bon projet a été bien élaboré, la réalité sur le terrain est toute autre et non seulement interpelle nombre de personnes mais aussi et surtout, elle fait regretter le retrait du ministre Ganiou Soglo de l’organisation active de cet événement qu’il a lui-même pensé, intériorisé puis opérationnalisé. Tout d’abord, une crise inutile s’est emparée de la chose. Ce qui fait qu’aujourd’hui certains parlent de « Biennale Bénin » et d’autres de « Regard Bénin » avec pour toile de fond, la promotion des arts plastiques du Bénin. Cet état de chose a fait qu’au lieu de se concentrer sur l’organisation de l’événement, tout le temps a été perdu quant aux tiraillements inutiles qui ne sont pas de nature à favoriser l’atteinte des objectifs visés.

Le comble, comme le ministre concepteur de cette importante activité culturelle a eu à le dire lors d’une émission sur Radio Tokpa à Cotonou il y a quelques mois, c’est que nous (il parlait des acteurs de cette crise) « avons remis de la chicotte aux étrangers pour nous  fouetter » et de ce fait, aujourd’hui certains étrangers réclament la paternité de la biennale. A qui la faute si ce n’est à certains fils du Bénin ? Aujourd’hui on est à quelques jours de l’ouverture de ce qui devrait être une véritable messe culturelle. Malheureusement, en dehors de quelques articles publiés dans la presse écrite rien de concret ne se fait pour mobiliser un grand nombre d’acteurs de cet événement qui devrait être une véritable industrie créatrice de richesse pour le Bénin comme le ministre Ganiou Soglo l’avait souhaité. Si les organisateurs de reprennent pas les choses en main, cette édition sera très loin derrière la première édition. Ce qui ne sera pas avantageux ni pour les artistes encore moins pour un Bénin béni de vaillants et compétents artistes plasticiens.

Le comble !

L’organisation de cette 2ème édition et tout de même particulière dans la mesure où le donneur d’ordre que certaines langues appelle ‘’le chef d’orchestre’’ est d’origine française. De même, la coordonnatrice est une française à l’instar du directeur artistique dont les souches sont maghrébines. Ce qui était très loin d’être le cas avec la première édition organisée de main de maître par le ministre Ganiou Soglo. Cet état de chose fait qu’aujourd’hui nombre de filles et de fils du Bénin se demandent où se trouve la plus valu d’une telle manifestation chez eux si au final le Bénin l’en sort pas gagnant dans ces conditions. Aussi remarque-t-on l’absence de la jeune génération d’artistes du Bénin à cet événement qui aurait pu être – comme à la première édition – une grande et importante fête de l’art contemporain. Malheureusement, on s’achemine vers ce que certains citoyens appellent déjà ‘’la pure masturbation artistique de quelques individus…’’. De plus, jusqu’au moment où nous mettons sous presse, Adeagbo n’est pas encore là et ce n’est pas uniquement de l’art plastique mais de l’art contemporain et bien d’autres choses encore. Finalement, une interrogation : Le Bénin peut-il gagner quelque chose de la 2ème édition de Regard Bénin comme ce fut le cas à la première édition ? Nous y reviendrons…

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