15 juil, 2012 | Par | Rubrique : No comments

A- Le refus d’UBA

Le Gouvernement béninois a introduit, il y a quelque temps, une demande de prêt auprès de la banque nigériane UBA installée au Bénin sous les cendres de l’ex-Continental Bank Benin. Cette demande de prêt porte sur un crédit 15 milliards au Bénin. Seulement, si la direction de cette banque au Bénin a accepté d’allouer ce prêt important au gouvernement de Boni Yayi, la maison-mère installée au Nigeria a catégoriquement rejeté cette demande de crédit, dont l’utilisation selon nos sources, est prévue pour gérer les difficultés économiques que rencontre le Bénin.

Les raisons qui fondent le refus des autorités de cette banque résident dans une précédente demande de prêt des autorités béninoises. En effet, un crédit d’un montant de plus de 20 milliards de FCFA avait été accordé par la même banque au gouvernement béninois pour l’aider à gérer la crise énergétique qui paralyse régulièrement le pays. Le prêt a été accordé au Bénin et investi dans le secteur de l’énergie mais l’utilisation des fonds n’a pas réussi à atteindre les objectifs poursuivis et qui justifient l’octroi de ce crédit.

B- Crise du coton : les insecticides toujours attendus

La fin du calvaire des producteurs de coton semble bien loin. En effet, le grand renfort médiatique du week end qui a entouré l’ensachage des intrants agricoles au Port de Cotonou n’est que la face visible de l’iceberg. Des sources bien informées et dignes de foi indiquent que dans le lot des intrants ne figure aucune trace d’insecticides. Les mêmes sources révèlent que les insecticides dont le Bénin a besoin pour réussir cette campagne agricole existent en Côte d’Ivoire et appartiennent à un certain…Patrice TALON. Décidemment. Et donc, le PDG de SDI, Patrice TALON est actuellement l’objet d’une cour assidue par l’entremise de l’Episcopat, pour le convaincre à revenir à de meilleurs sentiments afin de sauver la filière en proie à de sérieuses difficultés. De sérieuses menaces pèsent ainsi sur la campagne agricole compte tenu de l’importance des insecticides dans le processus. Car si les insecticides appropriés ne sont pas administrés au cotonnier, l’hélicoverpas, du nom de cet insecte dévastateur, finira par emporter tous les espoirs des producteurs, réduisant ainsi à néant les prévisions qui affolent les compteurs au sujet de la réalisation du tonnage de coton au Bénin. Cette situation pourrait occasionner des émeutes dans le rang des producteurs qui fondent tous leurs espoirs sur la réussite de cette campagne. Sans coton que feront-ils pour rembourser les prêts que le gouvernement a mis à leur disposition ? Mais on est loin de cette situation apocalyptique pour le Bénin. Croisons les doigts afin que Dieu sauve le Bénin du bourbier.

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