No Comments

18 Mar, 2012 | Par | Rubrique : No comments

A – Vandalisme militaire !

Alors que leur chef les présente comme un modèle de vertu, les hommes en uniforme commencent par révéler une facette de leur nature. A la veille du départ à la retraite d’un nombre non négligeable de leurs hauts gradés, le bruit court et se confirme : un vaste nettoyage a commencé. Plusieurs objets c’est-à-dire des biens matériels appartenant à l’armée béninoise disparaissent sous plusieurs formes. Soit ces biens matériels sont cédés à bas prix ou ils passent purement et simplement d’une propriété à une autre. Certains de ces futurs retraités de luxe ne veulent pas laisser cette « primauté » aux cadres civils qui sont accoutumés à cette pratique. Au Bénin, rares sont les cadres qui quittent une haute fonction sans emporter les biens d’équipements qui étaient à leur disposition dans l’exercice de leurs fonctions. Certains vont jusqu’à emporter des rouleaux de papiers hygiéniques. C’est ridicule mais surtout pitoyable. Mais c’est ainsi qu’on va à la retraite au Bénin. Pour les membres des institutions comme la HAAC, c’est le comble. On a connu des conseillers qui avaient emporté des postes téléviseurs et des fauteuils. Toutefois, personne ne pouvait imaginer une pareille chose au sein de la grande muette. Aujourd’hui, la certitude est établie. Désormais, les civils ont un répondant. Quel argument opposer au Chef Suprême des Armées lorsque ce dernier cite confusément cette noble institution comme un exemple. D’ailleurs, il fallait remonter dans un récent passé pour convaincre ce chef qu’il se trompe un peu trop. Est-il si candide ou joue-t-il à un jeu contre les civils ? Seuls quelques audits indépendants pourraient nuancer les inquiétudes. Pour l’instant, le bilan risque d’être catastrophique si rien n’est fait pour sauver les matériels roulants comme les autres biens d’équipement dont disposent nos armées. Très chers militaires, honte à vous !

B – Face cachée de la révision

Le bruit sur la révision de l’actuelle Constitution et les inquiétudes que cela soulève ne manquent plus de pertinence. Une vingtaine de « transitaires » demandent puis obtiennent une audience très officielle auprès d’une haute autorité. On murmure que l’objet principal de cette rencontre fut vite relégué au second rang lors de la fameuse audience qui a eu lieu au début du mois en cours. Pour quelles raisons ? Cette personnalité a sauté sur l’opportunité pour inviter ce groupe de leaders d’opinion à le soutenir dans une autre aventure. Pour y parvenir, il fut servi à ce groupe, par leur orateur, que le pays court un risque. Cet interlocuteur estime que lors d’une rencontre où étaient présents douze chefs d’Etat et que fut annoncé le départ en 2016 de l’un d’entre eux, Boni YAYI, ces douze autres ont exprimé leur agacement. Ils estiment que c’est toujours le Bénin et toujours du Bénin que commencent les mouvements de déstabilisation des régimes en Afrique. Conférence Nationale, Limitation de nombre de mandats etc.… Que penser alors de cette conversation insolite ? Les Béninois ont-ils tort de vouloir organiser autrement leur régime politique. Que penser de la visite d’immersion politique de certains cadres politiques, pas aux Etats-Unis, mais en Chine où le règne du Parti Unique frise la religion ? Pourquoi avoir, à contre vents et marrées, fait voter une Loi Référendaire et revenir dire par les soins d’un député, incapable de dédouaner sa propre voiture, que la préférence est que la future Loi fondamentale soit votée par les députés ? Curieux que ce député estime aujourd’hui que la LEPI est inopérante alors qu’il provient des rangs du Parti de Nicéphore et de Rosine !

    Laissez une réponse