Rébellion touareg au nord du Mali : LES ARMEES NATIONALES DE LA CEDEAO VONT-ELLES INTERVENIR AU MALI ?

29 Fév, 2012 | Par | Rubrique : A la une

Suite à la réunion des chefs d’Etat de la Cedeao tenue à Abuja et à la rencontre informelle des chefs d’états et de gouvernements de l’Union Africains initiée par le président en exercice de  d’Ua, Boni Yayi, les chefs d’état-major des différentes armées nationales des pays membres de la Cedeao se sont retrouvés, les 23 et 24 février 2012, à Abuja au Nigeria. Ceci en vue de réfléchir et peaufiner un plan global pouvant permettre de relever les nouveaux défis liés à l’insécurité généralisée et à la déstabilisation dans la région ouest africaine.

Presque tous les chefs d’Etat major des armées des pays de la Cedeao ont fait le déplacement. Au terme de deux jours de travaux, les recommandations de cette réunion d’urgence du comité des chefs d’état-major seront proposées aux chefs d’Etats et de gouvernements à la prochaine session de l’institution sous-régionale prévue en mars en Côte d’Ivoire. Au cours de cette réunion, les officiers supérieurs ont réfléchi à la contre-offensive à mener contre le groupe islamique, Boko Haram qui sévit par des attaques meurtrières dans le Centre et le Nord du Nigéria, la rébellion touareg dans le nord du Mali et les velléités de déstabilisation dans le Golfe du Guinée.

A la fin des deux jours de réflexion, il a été soumis aux chefs d’Etats et de gouvernements de la Cedeao, une condamnation ferme de la violence par Boko Haram, une implication soutenue dans le combat pour bouter hors du Nigeria, le groupe islamique qui revendique des attentats. Concernant le Mali, les chefs d’Etat-major ont préconisé un soutien logistique, financier et un renfort aux troupes maliennes pour faire face à la situation du Nord. Pour le Golfe de Guinée, une plate-forme d’échanges d’informations et de renseignements a été recommandée pour contrer tout vent de déstabilisation. Comme on le voit, les chefs des armées nationales des pays membres de la Cedeao veulent boucler la sous-région afin de sécuriser les populations et leurs biens.

Mais si on prend le cas malien où un soutien logistique, financier et un renfort aux troupes maliennes pour faire face à la situation du Nord a été préconisé, on est tenté de demander la forme que cette aide va prendre. Les armées des pays membres de la Cedeao vont-elles être déployées au Mali pour combattre les rebelles touaregs aux cotés de l’armée malienne au sol ? Ou cette aide va-t-elle consister à une force d’interposition. Si la première option venait à être adoptée, ce sera une première dans ce sens. En effet, au plus fort de la crise ivoirienne en 2002, les forces de la Cedeao déployées sur le terrain n’avaient pas combattu aux cotés de l’armée régulière. Elles se sont contentées de jouer le rôle d’une force tampon.

Si cette recommandation venait à être appliquée au nord du Mali, les régimes en place pourront se prévaloir de ce soutien régional pour mater désormais les tentatives de rébellion sur leur territoire.

Eros NOUWOKPO

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    1. Ah c’est maintenant vous comprenez qu’il faut mater les rébellions? Pauvre Afrique!!! Réveillons-nous vite!!! Les Blancs avancent!!!

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