Frontière de Kraké-plage : DEUX EXPLOSIFS DECOUVERTS

29 Fév, 2012 | Par | Rubrique : Société

Le lundi 27 février 2012 à la frontière de Sèmè- Kraké plage, une panique a gagné tôt le matin les populations qui sont venues les unes pour leurs activités commerciales et les autres pour passer de l’autre côté de la frontière. A l’origine, la découverte de deux explosifs disposés à des parties stratégiques dans la partie nigériane à un peu moins de 150 mètres des installations faisant frontière avec le Bénin. La hiérarchie militaire nigériane appelée à la rescousse a permis de désamorcer ces explosifs.

Les témoignages reçus sur les lieux font état de ce que les populations d’ethnies customs, mopo et les « meba-police » trouvaient encore refuge sur le territoire béninois, précisément dans les parages du chantier qui devra accueillir très prochainement les locaux de l’institution chargée de la sécurité des personnes et des biens de la Cedeao. En effet, selon ces témoignages, une première bombe serait retrouvée au niveau de la première station érigée à plus de cent (100) mètres sur le territoire nigérian en traversant la frontière de Kraké- plage. Très rapidement, la hiérarchie nigériane a été alertée, et un dispositif a été mis en branle pour sécuriser les lieux. Dans la foulée, un peu plus loin, au niveau du camp militaire toujours sur le territoire nigérian, un autre explosif a été retrouvé. Aux dires des populations aussi bien de la partie nigériane que de la partie béninoise qui requièrent l’anonymat, c’est une découverte qui ne rassure pas de la sécurité au niveau de cette frontière. En attendant des voix plus autorisées pour rassurer des faits, l’on ne saurait dire à l’étape actuelle des recoupements, de quel type d’explosifs il est question.  Seulement, il faut retenir qu’avec l’implication personnelle et active de la hiérarchie de la police nigériane, ces engins ont été désamorcés puis ramassés pour être déposés à la base militaire pour  les besoins d’enquête. D’autres recoupements avancent que ce sont en réalité des bombes qui étaient réglées sur une durée de six (06) heures pour exploser aux environs de six (06) heures du matin pour embraser sur 100 mètres aux alentours ravageant le camp militaire nigérian, les stations- services, les églises. Le commandant du peloton du poste avancé de la gendarmerie à Kraké plage, le major Madokpon rencontré sur les lieux, et le commissaire Mathias Agbotan du commissariat spécial de Kraké ont rassuré les populations qui doivent garder leur calme en attendant que des voix officielles se prononcent.

Grâce DOTOU

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