Bénin : Grève du Front des trois ordres de l’enseignement : LES VACATAIRES SAUVENT L’ECOLE BENINOISE

26 jan, 2012 | Par | Rubrique : A la une, Société

Du mardi 24 à hier jeudi 26 janvier 2012, les enseignants permanents des écoles, collèges et lycées du Bénin ont déclenché un mouvement de grève d’avertissement de 72 heures. Malheureusement, leurs collègues vacataires ont par endroit cassé le mouvement. 

Ils constituent environ 57% du corps enseignant des collèges et lycées du Bénin. Ces enseignants du secondaire communément appelés, « enseignants vacataires » n’ont pas observé le mouvement de grève entamé par les enseignants Agents permanents de l’Etat. Ce mouvement n’a pas fait écho comme cela se doit, même s’il a été largement suivi par les militants du Front des trois ordres de l’enseignement que dirige Raouf Affagnon.

En effet, si les mécontents ont pu fermer certains établissements de l’enseignement primaire et du secondaire, ceux dont les portes n’ont pas été régulièrement fermées ont fonctionné à leur manière. Et pour cause, les vacataires étaient présents à leurs postes. Cette réalité a été fortement remarquée dans les collèges publics qui sont en train de faire dérouler la seconde série de devoirs surveillés à l’instar des CEG Suru-Léré, Akpakpa-Centre, Le Littoral, Sèkandji, Agblangandan, Yagbé pour ne citer que ceux-là.

Un tour dans ces établissements et la réalité est visible. Même ceux d’entre eux qui n’avaient pas été retenus par les dirigeants ont été mobilisés pour faire aboutir l’organisation de cette série de devoir. Mais une question importante se pose. Que se passera-t-il la semaine prochaine, une fois les devoirs terminés ? Selon les informations, les Front est toujours déterminé dans sa lutte et le mouvement est reconduit dès mardi prochain. Le front s’active pour empêcher cette catégorie d’enseignants.

Du côté du gouvernement, le Premier ministre chargé du dialogue social s’est déjà saisi du dossier. Mais pourra-t-il désamorcer la bombe qui risque de perturber sérieusement les activités pédagogiques de l’année scolaire en cours ? Rien n’est évident à l’avance dans cette affaire. Car, et Raouf Affagnon, et les syndiqués du Front ne veulent pas baisser la garde si le pouvoir de la refondation ne prend pas en compte tous les enseignants dans le processus d’augmentation de salaire avec un point indiciaire de 25%. De toutes les façons, le gouvernement et les enseignants ont intérêt à fumer le calumet de la paix afin de permettre aux enfants béninois de jouir de leur droit constitutionnel à l’éducation.

Prince BOCO

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