Crise au sein de l’appareil judicaire : LES MAGISTRATS PERSISTENT ET SIGNENT
24 jan, 2012 | Par Rochereau | Rubrique : A la une(Gbédo doit présenter des excuses publiques ou démissionner)
La crise qui secoue actuellement la justice béninoise n’est pas prête de connaître son épilogue. A travers une conférence de presse organisée mardi 24 janvier 2012, le bureau de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) ne semble pas satisfait des dernières déclarations du garde des sceaux, ministre de la justice.
« La lutte continue ». Cette phrase résume tout ce que les magistrats pensent de la situation qui prévaut actuellement dans leur corporation. En analysant les déclarations du garde des sceaux, ministre de la justice, Marie Elise Gbédo, du 20 janvier 2012, le président de l’Unamab, Onésime Madodé s’interroge sur l’opportunité ou non de sa déclaration et se demande « pourquoi c’est seulement maintenant, plus quarante jours après avoir stigmatisé dans des termes peu ragoûtants l’ensemble des magistrats et la justice de notre pays, que madame le Garde des sceaux se trouve contrainte de clarifier des propos qui continuent de sonner comme un tocsin et soutenir, qu’ils « n’ont jamais été adressés à cette race de magistrats intègres » ».
Pour le conférencier, l’Unamab n’a jamais invité Marie Elise Gbédo à produire des dossiers devant le peuple béninois comme preuve de ses déclarations du moment où les textes en vigueur ne l’y autorisant même pas, « mais bien plutôt des statistiques notamment sur le nombre de magistrats actuellement en fonction, le nombre de plaintes non avérées suite aux investigations effectuées, le nombre de plaintes non avérées, le nombre de plaintes ayant fait l’objet de poursuite disciplinaires devant le Conseil supérieur de la magistrature ».
Le bureau exécutif de l’Unamab dénonce également « l’exercice de communication peu élaboré et peu conséquent parce que fait d’amalgames » de madame Gbédo. En clair, les magistrats ne sont pas satisfaits de la dernière sortie de leur ministre et réitèrent leur demande. Que « le garde des Sceaux, par les mêmes canaux et sous les mêmes formes, présente des excuses publiques à la corporation des magistrats et à défaut qu’il dépose ses charges ».
Comme on le voit, le bras de fer entre les magistrats et le ministre Gbédo se poursuit et avec lui, le mouvement de débrayage qui a été largement suivi hier dans les tribunaux du pays.
Eros NOUWOKPO

Moi je crois que le Ministre Gbedo doit démissionner pour assumer avec fierté et dignité sa déclaration.