Discours du président de la République sur l’Etat de la nation : BILAN 2011 ET PRESPECTIVES 2012 DE YAYI

27 Déc, 2011 | Par | Rubrique : Manchette, Politique

Porto-Novo, le 27 décembre 2011

   Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

  Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle,

  Monsieur le Président de la Cour Suprême,

  Monsieur le Président de la Haute Cour de Justice,

  Monsieur le Président du Conseil Economique et Social,

  Monsieur le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication,

Monsieur le Premier ministre,

Monsieur le Ministre d’Etat,

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,

Madame la Grande Chancelière de l’Ordre National du Bénin,

Messieurs les Hauts Commissaires,

Honorables Députés,

Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs de mission diplomatique et consulaire et les représentants des Organisations Internationales,

Monsieur le Maire de la Commune de Porto-Novo et Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux,

Distingués sages et notables de la ville de Porto-Novo,

Mesdames et Messieurs les représentants des confessions religieuses,

Mesdames et Messieurs, Je voudrais tout d’abord rendre grâce au Père de l’Humanité, Créateur du Ciel et de la Terre, pour ses multiples bienfaits et ses bénédictions dont Il ne cesse de combler notre chère Nation et le Peuple béninois.

Je voudrais ensuite adresser mes remerciements au Professeur Mathurin Coffi NAGO, Président de l’Assemblée Nationale, pour avoir pris les dispositions appropriées pour l’organisation de la présente cérémonie.

Mes remerciements vont également à la Représentation nationale pour l’accueil chaleureux qui m’est réservé à l’occasion de cette cérémonie consacrée à l’accomplissement de mon devoir constitutionnel qui consiste à délivrer chaque année un message sur l’état de la nation.

Avant de m’acquitter de ce devoir, je ne peux m’empêcher de rendre un vibrant hommage à notre peuple souverain qui a permis que je me tienne aujourd’hui devant vous, la première fois au titre de mon deuxième mandat à la tête de notre Etat.

Je félicite l’ensemble des honorables députés pour leur brillante élection à l’issue des législatives d’avril 2011 et les encourage pour le rôle prépondérant et inestimable qu’ils jouent dans l’approfondissement de la culture démocratique dans notre pays depuis l’instauration du renouveau démocratique à la suite de la Conférence des Forces Vives de la Nation de février 1990.

Qu’il me soit aussi permis de saluer la présence dans cet hémicycle des Présidents des Institutions de la République, des élus locaux, des Notables et Sages de la ville de Porto-Novo et des chefs des confessions religieuses qui ont accepté de rehausser de leur présence cette cérémonie.

J’adresse également mes chaleureuses salutations aux membres du Corps diplomatique et consulaire ainsi qu’aux Représentants des Organisations Internationales accrédités dans notre pays. Excellences, Veuillez accepter la reconnaissance de la Nation béninoise pour les efforts constants que vous déployez pour accompagner mon pays, le Bénin, dans la consolidation de la paix et de la démocratie, dans la construction de l’émergence économique, le progrès social et le bien-être pour chacun et pour tous. Je vous prie de transmettre à vos autorités respectives, mes chaleureux remerciements ainsi que ceux de mon Gouvernement et du peuple béninois.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables députés, Distingués invités, Comme les années précédentes, les actions de mon Gouvernement que j’ai encore le privilège de vous présenter, se rapporteront essentiellement aux domaines du renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit, de la construction d’une Administration moderne, de l’assainissement du cadre macroéconomique et du maintien de sa stabilité, du renforcement des infrastructures, de l’environnement, de la promotion de l’agriculture, du renforcement du capital humain, de l’éducation et de la promotion de la culture, de l’amélioration du système sanitaire, du développement équilibré et durable du territoire, de la sécurité publique et des relations internationales.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables députés, L’année 2011 a été marquée par d’importants évènements politiques vécus par notre peuple. Le peuple béninois a en effet surpris l’opinion internationale par son comportement digne et exemplaire à l’occasion des scrutins présidentiel et législatif de mars et avril 2011, qui se sont traduits par l’élection du Président de la République et par la mise en place de la sixième législature de l’Assemblée Nationale.

Grâce à la contribution de tous, la raison l’a emporté sur la passion, ce qui démontre une fois encore la maturité du peuple béninois et combien est grand et élogieux son génie. Dieu Tout Puissant nous a épargné de l’intolérance et de la violence qui auraient pu mettre en péril la marche courageuse de notre nation vers le progrès et la modernité.

C’est le lieu une fois encore de témoigner notre profonde reconnaissance à Dieu Tout Puissant dont la grâce a permis à notre peuple de continuer de bénéficier de sa paix à la suite de telles consultations.

Mesdames et Messieurs,

Ainsi que je l’ai rappelé à plusieurs occasions, la vitalité du processus démocratique dans lequel s’est engagé le Bénin depuis l’historique Conférence des Forces Vives de février 1990 et la stabilité politique et institutionnelle reconnues à notre pays tiennent pour une grande part du fonctionnement harmonieux des Institutions de la République et du respect par chacune d’elles de ses prérogatives constitutionnelles.

La culture de dialogue que nous nous efforçons tous d’instaurer a un tant soit peu permis d’améliorer la gouvernance politique, notamment par l’assainissement du système électoral qui devra se poursuivre pour éviter que les élections soient une source de conflits inutiles pouvant dégrader dangereusement le climat de paix sociale et la tranquillité publique sans lesquels aucun développement n’est possible.

Il est envisagé l’élaboration d’un nouveau code électoral au titre des réformes que mon Gouvernement a déjà engagées.

Dans la même veine, j’adresse mes félicitations aux honorables députés qui ont voté la Loi Organique portant conditions de recours au Référendum. A notre avis, les conditions sont maintenant réunies pour procéder à la relecture de notre Loi Fondamentale en y intégrant, si vous en convenez, les nouvelles dispositions proposées par le Gouvernement.

C’est pourquoi, il est souhaitable que la représentation nationale les adopte pour améliorer notre loi fondamentale qui a subi l’épreuve du temps voici plus de vingt ans aujourd’hui, sans toutefois remettre en cause celles relatives à la limitation du nombre des mandats et de l’âge des candidats.

J’ai choisi de placer mon second mandat sous le signe de la Paix et de la Refondation. La Refondation a pour finalité la restauration des valeurs spirituelles, éthiques et morales ainsi que l’adoption de réformes hardies qui renouent avec la bonne gouvernance politique, administrative, économique et sociale, judiciaire et financière à tous les niveaux en vue de promouvoir une économie compétitive, un développement intégral et la solidarité nationale.

Monsieur le Président,

Nul ne peut aller au développement sans garantir la paix des marchés et la bonne gouvernance. C’est dans cette perspective que mon Gouvernement fait de la lutte contre la corruption une question fondamentale.

Le vote récent et la promulgation qui s’en est suivie de la loi n° 2011-20 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes participent de cette volonté. Des décrets d’application de cette Loi sont en cours d’élaboration et des mesures appropriées seront prises pour sa vulgarisation.

Je voudrais saluer l’initiative prise par l’Assemblée Nationale pour garantir la stabilité sociale à travers la loi sur les règles générales applicables aux personnels militaires, aux forces de sécurité publique et assimilés et la proposition de Loi portant exercice du droit de grève.

Mesdames et Messieurs,

Les réformes sont incontournables pour toute nation qui aspire au progrès. Mais elles exigent comme pré-requis une justice efficace surtout dans un Etat de droit en construction.

En effet, l’Etat de droit pour lequel nous nourrissons de légitimes ambitions n’aura de sens que si notre système judiciaire est des plus performants car la justice doit jouer véritablement son rôle de protection des citoyens et de garant du respect des lois et règlements de la République. Notre système judiciaire mérite donc d’être revu et renforcé. De ce point de vue, l’année 2011 a été marquée par :
l’extension du réseau juridictionnel et le renforcement des capacités des Cours d’Appel et des tribunaux de première instance ;
l’amélioration du cadre juridique national ;
le renforcement du personnel judiciaire ;
la modernisation du système pénitentiaire visant l’humanisation de nos maisons d’arrêts et le désengorgement des établissements pénitentiaires.

Mon Gouvernement a bénéficié de l’appui de nos partenaires au développement du secteur de la justice dont l’Union Européenne et les Etats Unis d’Amérique à travers le Programme du Millenium Chalenge Account. Avec ce dernier partenaire et pour pérenniser les acquis, il a été mis en place l’Agence du Millénaire pour le Développement. C’est ici le lieu de leur exprimer une fois encore notre gratitude.

S’agissant de la question du désengorgement des établissements pénitentiaires, un document de politique pénale et un plan d’urgence ont été élaborés et feront bientôt l’objet de validation. Dès qu’ils seront mis en application, il sera possible dorénavant d’encadrer le recours à la détention préventive et aux condamnations à une peine d’emprisonnement ferme pour les infractions mineures.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs, La construction d’une Nation moderne à fort taux de croissance tient également de la qualité du service public. Le Bénin s’est engagé dans la voie de la réforme de son Administration publique ; parce qu’une croissance économique de qualité n’est envisageable que dans le contexte d’une bonne gouvernance administrative.

C’est à cela que s’attèle mon gouvernement à travers la clarification des missions de l’Etat, l’organisation du transfert effectif des compétences et des ressources aux communes, la rationalisation et la stabilisation des structures et de l’organisation administrative.

Dans ce cadre, le Gouvernement s’emploie à instaurer une Administration moins corrompue et plus efficace, à établir les principes de séparation des fonctions politiques des fonctions administratives et techniques et à promouvoir la gestion axée sur les résultats.

L’adoption de la charte de gouvernance pour le développement du Bénin permettra la restauration des valeurs éthiques, morales et citoyennes dans le cadre de la modernisation de l’administration et de la refondation de notre pays. C’est pourquoi, je présiderai la signature solennelle de cette Charte avec les Corps constitués de la Nation dans les prochains jours.

Mais notre administration ne sera véritablement performante que si elle adopte la culture de l’évaluation. Dans cette perspective, l’évaluation des politiques publiques est perçue par mon Gouvernement comme un défi majeur pour la démocratie et la gouvernance des affaires publiques. Elle participe en effet du renforcement du débat public sur l’action du gouvernement et de la contribution du citoyen à l’amélioration des services publics qui lui sont fournis.

A ce titre, plusieurs évaluations de politiques publiques sectorielles ont été réalisées et leurs résultats rendus publics par le Conseil des Ministres. La Politique Nationale d’Evaluation permettra d’institutionnaliser la pratique de l’évaluation et d’enraciner la culture évaluative sur le plan national.

Notre administration ne va également se moderniser que par sa capacité à conduire le dialogue social indispensable à un climat de paix sociale qui favorise le travail productif.

Le dialogue social apparaît donc comme un choix stratégique et relève désormais de missions spécifiques. Cette option marque le début d’une ère de démocratie sociale dans notre pays. Elle vise à valoriser et à promouvoir la concertation et l’esprit de consensus comme éléments essentiels de la gouvernance.

Elle se justifie par la nécessité de trouver un équilibre optimal entre les objectifs économiques et la productivité du travail d’une part et les préoccupations sociales d’autre part.

Pour tirer le meilleur profit de tous ces mécanismes, mon Gouvernement va placer l’année 2012 sous le signe de la gouvernance managériale dans toutes les entités administratives en vue d’une meilleure gestion des affaires publiques. A cet effet, un programme de formation visant à améliorer les capacités managériales et de leadership des structures de l’Etat et des Institutions de la République sera prochainement mis en route.

Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,

Notre pays aspire à l’émergence économique. Cette ambition s’exprime dans un environnement économique international marqué ces dernières années par une croissance économique soutenue dans les pays émergents et en développement mais timide dans les pays développés.

La politique de restructuration de l’économie nationale s’est poursuivie à travers la mise en œuvre de réformes structurelles et sectorielles, la consolidation du cadre macroéconomique et le maintien de sa stabilité en vue de la promotion des investissements productifs et créateurs d’emplois.

Dans le domaine de la gestion des Finances Publiques, les efforts d’assainissement entrepris en 2010 ont été poursuivis en 2011 et ont conduit à la maîtrise du déficit budgétaire.

De ce point de vue, malgré l’environnement économique difficile, le gouvernement a œuvré avec détermination à la mobilisation de ressources financières intérieures et extérieures nécessaires à l’opérationnalisation de la Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté en vue de l’atteinte des Objectifs du Millénaire en 2015.

Ainsi, une amélioration de la croissance est attendue en 2011 après deux années consécutives de morosité économique au regard de l’évolution des indicateurs macroéconomiques avec un taux de croissance économique qui s’établirait à 3,8% en cette année contre 2,6% en 2010 et 2,7% en 2009.

En ce qui concerne les critères de convergence de l’UEMOA au titre de 2011, le Bénin respecte la plupart des critères de premier rang relatifs au taux d’inflation estimé à 2,8 %, au taux d’endettement qui s’est établi à 28 % du PIB. Quant au solde budgétaire de base, ce critère n’a pu être respecté en raison notamment des nouveaux engagements salariaux pris par le Gouvernement avec les partenaires sociaux.

Concernant les critères de second rang, des efforts restent à fournir par notre pays. En effet, le ratio masse salariale/recettes fiscales est de 47,6 % pour une norme communautaire de 35 % et le ratio investissement/ressources propres est de 17 % pour une norme fixée à 20 %. Autrement dit, sur 100 francs de recette fiscale, l’Etat affecte près de 50 francs aux traitements salariaux notamment des Agents Permanents de l’Etat au lieu de 35 francs exigés par l’UEMOA. De même, sur 100 francs de ressources propres, l’Etat n’a pu affecter que 17 francs aux investissements au lieu de 20 francs.

En outre, la récession économique induite par la crise économique et financière internationale précédée par les crises énergétique et écologique a eu un impact négatif sur le financement du Programme d’investissements Publics.

Plusieurs projets d’infrastructures socio-communautaires ont connu un ralentissement dans leur mise en œuvre du fait de la crise économique et financière internationale qui affecte la situation des recettes publiques.

Il convient de noter par ailleurs que dans le cadre de la mobilisation des ressources nécessaires au financement du PIP, le gouvernement a procédé à l’émission d’un emprunt obligataire par appel public à l’épargne. A la date de sa clôture, cette opération a permis à la Caisse Autonome d’Amortissement de mobiliser 69 milliards de FCFA environ pour un objectif de 50 milliards soit un taux de réalisation de 138%.

Pour booster la croissance, le Gouvernement a mis en place un programme ambitieux de relance de l’économie en vue d’accélérer le rythme de création de la richesse et doubler le taux de croissance en le faisant passer à 8 % au moins à partir de 2013 dans la perspective d’une réduction de moitié de notre taux actuel de pauvreté qui est de 35 % contre une moyenne de 50 % au plan africain. Ce plan de relance au cœur duquel se trouve la lutte contre la corruption met l’accent sur des investissements orientés dans cinq secteurs stratégiques, à savoir :
l’agriculture,
les infrastructures,
le système éducatif
le développement local
et l’évaluation des politiques publiques.

A cet effet, d’importantes réformes sont engagées dont le Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-NG) et le Guichet Unique au Port de Cotonou en vue d’améliorer le niveau de mobilisation des ressources internes.

De même, la poursuite et l’intensification de certaines réformes entreprises devront permettre d’accroître les ressources financières de l’Etat. Il s’agit entre autres :

du Programme de l’Identifiant Fiscal Unique dont l’objectif principal est la modernisation et la gestion des finances publiques pour la mise en œuvre d’une fiscalité de développement ;
de la poursuite de l’interconnexion de toutes les Régies fiscales ;
du renforcement de la lutte contre la fraude douanière et fiscale.

Il est envisagé, toujours dans le cadre de la relance de l’économie, la réalisation de plusieurs infrastructures socio-économiques. Celles-ci se rapportent à :
la rénovation du réseau routier et ferroviaire ;
la construction d’un second port en eau profonde à Sèmè-Kpodji ;
la construction de ports secs dans plusieurs localités ;
la construction d’un aéroport de norme internationale ;
la construction de la route des pêches ;
la réalisation d’infrastructures hôtelières ;
la réhabilitation des sites touristiques ;
la poursuite de la construction des écoles et centres de santé. Dans ce cadre et pour renforcer le financement des investissements publics, le Gouvernement entend assurer la promotion du partenariat public-privé dans ces domaines d’activités.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables députés, Mesdames et Messieurs,

En dépit de l’environnement économique national et international difficile, le gouvernement du Bénin a pu conduire au cours des années 2010 et 2011 des programmes et projets d’envergure auxquels il convient d’accorder un intérêt particulier notamment dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.

A ce titre, on peut citer le programme de couverture radiophonique et télévisuelle du territoire national d’un coût global de 18 milliards de francs CFA environ. Ce programme a permis d’atteindre en 2011 un taux de couverture radiophonique et télévisuelle de 96% du territoire national.

De par son impact économique, culturel et sociopolitique, la couverture radiophonique et télévisuelle constitue à n’en point douter, une réponse radicale à l’exercice du droit des populations à l’information où qu’elles se trouvent et renforce le sentiment d’appartenance à une même Nation.

De même, la diffusion des programmes de la radio et de la télévision nationale par satellite et leur réception en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique permet à la diaspora béninoise résidant dans ces parties du monde de conserver et d’entretenir une relation de proximité avec leur pays d’origine.

Dans le domaine des Télécommunications, des TIC et de la Poste, la mise en œuvre du projet e-Bénin, les importantes réformes en cours au niveau de l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications et la réalisation de centres multimédias communautaires constituent autant de leviers pour faire réellement du Bénin le quartier numérique de l’Afrique.

Mon Gouvernement entend poursuivre la modernisation des TIC avec l’octroi de licence de troisième génération pour une meilleure couverture en télécommunications de toutes les régions de notre pays. Par contre, le processus d’ouverture du capital de Bénin Télécoms SA, amorcé en 2008 dans le cadre de la politique de libéralisation du secteur des télécommunications, n’a pas été concluant au regard de la faiblesse des offres reçues.

Le niveau de l’offre, malgré les efforts d’assainissement déployés par le Gouvernement, traduit la dégradation de la situation financière ainsi que l’effritement toujours continu de la position de Bénin Télécoms SA dans le secteur des télécommunications dans notre pays.

Le Gouvernement examine en ce moment les solutions possibles pour parvenir à son objectif.

Distingués invités,

En plus des équipements qui ont pu être réalisés dans le domaine des télécommunications, mon Gouvernement a poursuivi au cours de l’année 2011 sa politique des grands travaux engagée de façon déterminante dans le secteur des travaux publics et des transports. Les nombreux chantiers en cours laissent présager que de bonnes perspectives s’offrent au secteur pour les prochaines années.

Notre économie est arrivée à un point où elle a besoin d’infrastructures pour accompagner la croissance.

Ainsi, dans le sous-secteur routier, les actions menées au cours de l’année qui s’achève, ont porté sur : • la poursuite de la modernisation du réseau routier par le bitumage d’axes routiers ; • la poursuite des travaux de construction d’ouvrages spécifiques dont ceux en hauteur ; • l’entretien du réseau routier bitumé et en terre ; • la construction et la réhabilitation de pistes rurales pour le désenclavement des localités et la réduction de la pauvreté ; • la poursuite des études en vue de l’aménagement et du bitumage des axes routiers.

Tous les travaux engagés au titre de la modernisation du réseau routier ont nécessité la mobilisation d’un financement d’environ 198 milliards de FCFA dont 61 milliards de contribution nationale et 137 milliards de contribution extérieure pour un linéaire total d’environ 436 km.

Sous ce même chapitre, certains projets dont les financements sont totalement bouclés ou en voie de l’être vont démarrer incessamment. Le linéaire de route à aménager dans ce cadre est de 371 km pour un montant de 277 milliards de FCFA à partir de 2012. S’agissant particulièrement de la réhabilitation de la route Akassato – Bohicon, à la suite de ma dernière visite en Chine, le Gouvernement chinois s’est engagé à réaliser entièrement ce projet. Une mission est arrivée au Bénin pour finaliser les négociations en vue du démarrage imminent des travaux.

Au titre de l’entretien du réseau routier, il est entrepris des travaux dont l’objectif est la sauvegarde des investissements réalisés dans le secteur. Le coût total de ces travaux est évalué à environ 49 milliards de francs CFA entièrement engagé sur les ressources du Fonds Routier.

Pour ce qui est de l’aménagement et de la réhabilitation des pistes rurales, il est mis en place le Programme d’Appui au Sous-secteur de Transport Rural dont la finalité est d’apporter un appui aux collectivités territoriales dans la réhabilitation de ces pistes.

Le coût de cet important programme est d’environ 13 milliards de francs CFA financé par le budget national, la DANIDA et l’Union Européenne.

Mesdames et Messieurs,

L’activité transport routier au Bénin est assurée par un parc automobile sans cesse croissant et les efforts dans ce secteur se sont poursuivis par la réforme des permis de conduire, l’organisation et la gestion du fret ainsi que le contrôle des charges à l’essieu.

Dans le domaine de la sécurité routière, les campagnes régulières de sensibilisation des usagers ont permis la réduction du taux des accidents de routes d’environ 48% par rapport à l’année 2000, considérée comme année de référence.

S’agissant du transport ferroviaire, l’Etat a consenti d’énormes efforts pour la relance des activités de l’OCBN. Le réseau ferroviaire étant notamment une continuité du port en direction des pays de l’hinterland, les travaux de construction des ports secs de Tori-Bossito et de Parakou ont été lancés pour accroître la compétitivité du port de Cotonou. De même, les travaux de construction du port sec de Glo Djigbé seront lancés incessamment.

Par contre, la signature de la convention de concession de la gestion et de l’exploitation du réseau ferroviaire qui devrait être accompagnée d’une révision des accords, protocoles et conventions entre le Bénin et le Niger relatifs à cette société est encore en négociation avec le Niger, dont la position semble évoluer vers une option globale sur la boucle du corridor ferroviaire ouest-africain.

Dans le sous-secteur du transport aérien, le Bénin poursuit son programme de modernisation, de renforcement et de développement de ce secteur par la réhabilitation et le développement des infrastructures et des installations sur les plateformes aéroportuaires de Cotonou et de Tourou notamment.

Quant au projet de construction de l’aéroport international de Glodjigbé, il deviendra une réalité dans à peu près deux ans grâce au partenariat public privé qui prévoit sa construction sous la forme d’un BOT. Ce partenariat envisage de renforcer les infrastructures de l’aéroport international Cardinal Bernardin GANTIN, de construire l’aéroport de Tigninti à Natitingou et d’achever celui de Tourou. Le Bénin a poursuivi la mise en œuvre du Programme Régional de Sûreté et de Sécurité du Transport Aérien en Afrique de l’Ouest et du Centre visant entre autres à renforcer le niveau de conformité de l’aéroport de Cotonou avec les normes de sûreté de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), par la formation des personnels de sûreté et de sécurité aéroportuaire.

Par ailleurs, prenant en compte le rôle capital que joue le port de Cotonou dans l’économie de notre pays, mon Gouvernement a engagé les réformes indispensables pour assurer sa compétitivité.

Ainsi, dans le domaine de l’économie maritime, un accent particulier a été mis sur l’amélioration du système d’exploitation de notre port et sa conformité aux normes internationales. Les réflexions majeures menées en ce qui concerne le Port de Cotonou découlent de la vision de développement du Bénin et ont porté notamment sur :
la poursuite de la réhabilitation des installations portuaires ;
le renforcement de la capacité d’accueil du port de Cotonou ;
l’amélioration de la qualité et de la fluidité des prestations portuaires ;
le renforcement de la sécurité et de la sûreté des installations portuaires ;
la poursuite des actions découlant de la politique de gestion environnementale du port de Cotonou ;
le démarrage effectif du Programme de Vérification des Importations (PVI) de nouvelle génération et du Guichet Unique des opérations portuaires qui a instauré une véritable ère de transparence et de sécurisation des importations et des recettes douanières y afférentes.

Dans le cadre de la mise en œuvre du volet portuaire du programme MCA-Bénin, plusieurs infrastructures ont été réhabilitées et d’importants matériels acquis au profit du port de Cotonou.

Aussi, au titre du projet structurant de l’épine dorsale de développement intégré de l’économie béninoise, visant à réaliser un ambitieux programme d’infrastructures de transport et de communication afin de mieux valoriser la position privilégiée du Bénin, pays de transit par excellence, la convention particulière relative au Port pétrolier, minéralier et commercial en eau profonde de Sèmè Kpodji a-t-elle été finalisée et signée.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,

Conscient de l’importance du facteur énergétique pour la croissance économique et la réduction de la pauvreté, l’accent a été mis au cours de l’année 2011, sur la poursuite des projets et programmes déjà engagés les années antérieures et qui visent à assurer la sécurité de l’approvisionnement en énergie et à accroître l’accès à l’énergie.

Dans ce cadre, il y a lieu de mentionner :

la poursuite des travaux de construction de la centrale électrique turbines à gaz de 80 Méga Watts à Maria Gléta qui sont maintenant à la phase d’achèvement ;
la mise en œuvre de plusieurs projets d’électrification notamment : • le projet d’électrification par raccordement au réseau conventionnel de la SBEE de 67 localités rurales ; • le projet d’électrification des 58 chefs lieux d’arrondissement et villages administratifs ; • le projet facilité énergie ; • le projet d’électrification des chefs lieux de 12 communes ; • le projet de développement de l’accès à l’énergie moderne ; • le projet d’électrification de 5 localités ; • le deuxième projet d’électrification rurale de 27 localités ; • le projet d’électrification par système solaire photovoltaïque de 2 chefs lieux d’arrondissement, à titre expérimental ; L’offre d’énergie suivra la logique du raccordement des chefs lieux de communes, des chefs lieux d’arrondissements puis des chefs lieux de villages ce qui n’exclut pas la prise en compte des localités situées sur l’emprise du réseau. Aussi, l’accent est-il mis sur les énergies renouvelables pour tenir compte des potentialités dont dispose notre pays pour ce type d’énergie. Des négociations sont engagées pour la réalisation de micro-barrages avec les ressources en eau de nos fleuves.

Au total, l’ensemble de ces projets permettra d’assurer une couverture de 68 % du territoire national.

Honorables Députés, Distingués invités,

Dans le secteur de l’eau, les actions menées au cours de l’année 2011 ont pour objectif d’améliorer la qualité de vie de la population en assurant un accès équitable à l’eau potable à au moins 60 % des personnes vivant en milieu rural dans le cadre de la gestion durable des ressources en eau et à un coût optimal pour les populations et l’Etat.

En milieu urbain, il s’est agi en 2011 :

d’atteindre un taux de desserte moyen de 62 % ;
d’assurer la viabilité économique de l’activité d’Alimentation en Eau Potable et du service public de l’eau ; et
d’assurer l’accessibilité à l’eau potable aux populations à faibles revenus. Ainsi, 1374 Equivalents Points d’Eau ont été réalisés à travers 470 Forages équipés de Pompe à Motricité Humaine, 44 Adductions d’Eau Villageoises et 6 Postes d’Eaux Autonomes.

Dans le secteur des hydrocarbures, un contrat courant a été signé avec la société de droit nigérian, la South Atlantic Petroleum (SAPETRO) au niveau du bloc 1 qui couvre une superficie de 551 km² et contient le champ pétrolifère de Sèmè qui a été exploité de 1982 à 1998.

Les résultats du forage de deux puits ont été jugés positifs. Cette situation a donné lieu à une étude de faisabilité qui a débouché sur le lancement des études d’engineering.

Dans le secteur minier, le Bénin dispose d’importantes potentialités en ressources minérales qui pendant des décennies ont fait l’objet de plusieurs programmes d’exploitation. Aujourd’hui, des missions de reconnaissance d’indices de minéralisation de substances utiles ont été encore effectuées. Il s’agit de :
travaux de recherche de sable lagunaire qui se sont poursuivis et ont mis en évidence des gisements de sable de bonne qualité dans plusieurs localités des départements de l’Atlantique et du Littoral en vue de satisfaire la demande des populations en sable de construction.
reconnaissance d’indices de fer dans les secteurs de Loumbou-loumbou – Pékinga, de Madékali et de Kandi ¬Bensahou ;
reconnaissance d’indices d’uranium dans l’Atacora.

Par ailleurs, nos ressources minières intéressent plusieurs sociétés étrangères qui souhaitent s’y investir. Dans ce cadre deux protocoles d’accord ont été signés avec :
la société SAVROLA pour des prospections minières, et
la société SILLENGER pour la prospection minérale, pétrolière, géophysique et aéroportée.

Mes Chers Compatriotes, Les actions de développement autant qu’elles sont dans le contexte de notre monde de plus en plus globalisé doivent se réaliser dans un cadre qui préserve l’environnement pour les générations futures.

Voilà pourquoi la vision de mon gouvernement en matière d’environnement est de réduire les tendances à la dégradation et de renforcer la contribution de ce sous-secteur à l’économie nationale et au bien-être de notre peuple sans compromettre l’avenir. A cet effet, des efforts ont été déployés pour améliorer la gouvernance environnementale en général notamment le renforcement des capacités de gestion environnementale à la base et le niveau de conscience des populations en particulier.

Dans le cadre de l’assainissement du cadre de vie de la population, il y a une amélioration de la couverture du réseau de voirie et des ouvrages d’assainissement. Beaucoup reste à faire dans ce domaine lorsque l’on sait que les pays côtiers comme le nôtre ont d’importants défis à relever en matière d’assainissement.

Le gouvernement a en outre initié au titre des travaux urbains de grands chantiers qui se poursuivent au nombre desquels :

— la construction du siège de l’Assemblée nationale ; — les travaux de construction de la Tour Administrative à Cotonou ; — le démarrage au cours du premier trimestre 2012 des travaux de construction des épis à l’Est de Siafato après les multiples péripéties qu’a connu ce projet ayant abouti à sa restructuration.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,

Il est une évidence que le secteur agricole au Bénin est celui dont les nombreuses potentialités doivent être judicieusement exploitées pour en faire le véritable moteur de notre économie. Notre développement passe absolument par le développement de l’agriculture qui permettra de créer les conditions de sécurité alimentaire durable, de lutter efficacement contre la pauvreté, de pourvoir des emplois à la jeunesse et de soutenir la croissance économique.

Il s’agit là de défis majeurs qui ne peuvent être relevés que si la compétitivité et la diversification des exportations, clés des enjeux dans le contexte de la mondialisation et de l’ouverture des marchés, sont prises en considération.

A cet effet, mon gouvernement l’a si bien compris qu’il a poursuivi les efforts engagés pour :
la promotion des filières porteuses dans les domaines de productions végétale, animale et halieutique ;
l’accroissement de la compétitivité des produits vivriers de grande consommation, afin de conserver un niveau de prix des produits alimentaires convenable pour les consommateurs ;
la mécanisation agricole pour réduire la pénibilité de travail des braves producteurs, et accroître les rendements ;
la conquête de marchés, dans le respect des normes de qualité et de traçabilité de nos produits ;
l’adoption des documents fondamentaux de relance du secteur agricole.

L’année 2011 s’est révélée un tournant décisif faisant de la promotion des filières agricoles l’axe majeur autour duquel doivent se construire le renforcement des capacités et l’amélioration de la productivité.

Le coton, de par son importance pour l’économie béninoise, est la filière qui continue de bénéficier d’une attention particulière pour sa relance. La campagne 2011-2012 a fait l’objet d’une attention toute particulière de mon Gouvernement qui s’est traduite par la subvention des intrants et l’amélioration des prix d’achat du coton graine aux producteurs.

Toutes ces actions menées ont suscité chez les producteurs un engouement qui a permis d’emblaver plus de 200 000 hectares soit une augmentation de près de 15% par rapport à la campagne dernière. La production attendue se situerait entre 250 000 et 300 000 tonnes contre 130 000 tonnes, la campagne dernière.

Parallèlement aux actions ci-dessus énumérées, les autres filières prioritaires ont bénéficié d’appuis appréciables. Il s’agit notamment de :
la filière Riz : par la mise en service des deux grandes usines de Malanville et de Glazoué ainsi que l’aménagement de 2 300 hectares de bas-fonds pour les cultures de contre saison ;
la filière maïs : par la mise en place de 4.663 tonnes de semences de maïs ;
la filière manioc : avec la distribution de milliers de boutures de manioc aux paysans semenciers pour la production de boutures certifiées ;
la filière palmier à huile : par la recherche de nouvelles variétés et la production de semences pour les plantations villageoises ;
l’anacarde : par la formation des producteurs sur la conduite des pépinières et de l’itinéraire technique de l’anacardier.

Toutes ces actions de promotion de la production agricole ont été réalisées à travers le Programme d’Urgence d’Appui à la Sécurité alimentaire, le Projet de Sécurité Alimentaire par l’Intensification Agricole, le Programme Spécial Pilote d’Installation des Jeunes dans l’Agriculture, le Programme d’Appui au Développement Rural.

L’année prochaine également, le secteur agricole connaitra un regain d’activités avec :
le projet d’installation à Ouidah d’une usine de montage de tracteurs et d’équipements agricoles ;
le programme minimum d’intensification du riz de 1000 hectares sous financement UEMOA ;
l’achèvement de l’installation de 6 usines de transformation de tomates, d’agrumes, d’anacarde et de mangue.
la démultiplication des centres SONGHAÏ dans les départements dans le cadre de la promotion de l’entreprenariat agricole ;
la mise en place de la Banque Agricole et du Fonds National de Développement Agricole ;
l’accélération de la mise en place de : • l’Agence de Développement de la Mécanisation Agricole • l’Agence de Promotion des Aménagements Hydro-Agricoles • l’Agence Béninoise pour la Promotion des Filières Agricoles • et l’Agence Béninoise de Sécurité Sanitaire des Aliments.

Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,

Une nation ne peut se construire sans sa jeunesse ; les jeunes constituent, nous le savons tous bien notre espoir et l’avenir de notre cher pays. C’est pourquoi mon gouvernement a toujours accordé une attention particulière aux problèmes qui touchent les jeunes notamment celui de leur insertion professionnelle.

Différentes initiatives ont été prises pour aider les jeunes à sortir de la précarité ; au nombre de celles-ci, il y a lieu de citer la formation à l’entrepreneuriat, l’appui matériel à l’installation et le financement de plans d’affaires, le dégrèvement fiscal en faveur des entreprises de jeunes promoteurs qui se sont poursuivis au cours de l’année 2011.

Avec la signature du protocole d’Accord pour le financement des activités du Projet de promotion de l’entreprenariat agricole pour la transformation socio-économique des zones rurales au Bénin, de bonnes perspectives s’offrent aux jeunes désireux de se prendre en charge à travers le secteur agricole.

A côté des questions d’employabilité des jeunes, il convient d’évoquer le volet relatif à leur épanouissement à travers les activités sportives. D’une manière générale, mis à part quelques disciplines, les performances de nos sportifs n’ont pas été reluisantes cette année pour diverses raisons. Des réflexions sont en cours pour y remédier.

La crise au sein de la fédération béninoise de football a émoussé les ardeurs dans la pratique du sport-roi et affaibli les résultats de nos équipes ; en vue de donner l’espoir à nos jeunes sportifs, le Gouvernement, avec le soutien technique et financier de la République fédérative du Brésil va envoyer 22 jeunes footballeurs et entraineurs dans ce pays pour un stage de 9 mois à compter de janvier 2012.

Au plan sportif, l’évènement majeur que va abriter notre pays l’année prochaine est le 18è championnat africain d’athlétisme qui se déroulera en juin 2012 ici même à Porto-Novo.

Mesdames et Messieurs,

Pour la jeunesse béninoise, l’ambition qu’elle nourrit sans encombre c’est d’avoir un corps sain et une tête bien faite. Etant donné que la jeunesse est appelée à assurer l’héritage, il est plus que primordial de veiller à la qualité de la relève qui passe par l’enseignement du savoir et du savoir-faire à sa jeunesse dans ce siècle de la connaissance et du savoir. C’est pour cette raison que mon gouvernement ne ménage aucun effort pour garantir aux enfants de notre pays une instruction de qualité.

Cette volonté s’est traduite au cours de l’année 2011 par l’accent qui a été mis sur la qualité de l’enseignement. Ainsi, dans le domaine de l’éducation de base, de nombreux enseignants ont été formés dans le sens d’une amélioration de leur capacité d’encadrement des apprenants.

De même, 2 265 nouvelles salles de classe ont été construites, ce qui équivaut à 755 modules de classe équipées de tables et bancs ; l’entretien, la réparation des infrastructures scolaires et l’acquisition de matériels pédagogiques ont été transférés aux communes pour un montant d’environ 1 500 000 000 de FCFA.

Dans le domaine de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle, l’année 2011 a été marquée par :
la généralisation de la mesure d’exonération des frais de scolarité des filles des classes de 6ème et 5ème sur toute l’étendue du territoire national, pour un coût global de 1 400 000 000 de FCFA ;

l’accroissement des capacités d’accueil dans l’enseignement secondaire général, par la construction et la réhabilitation d’infrastructures scolaires et administratives ainsi que la création de nouveaux établissements d’enseignement secondaire et l’extension des groupes pédagogiques. L’objectif visé par mon Gouvernement dans ce cadre est de donner une formation professionnelle aux jeunes leur permettant d’accéder au marché du travail.

La dynamique donnée à l’ensemble de notre système éducatif se remarque également au niveau de l’enseignement supérieur à travers la poursuite du processus de désengorgement et de professionnalisation des formations des universités nationales du Bénin avec l’ouverture de plusieurs facultés et écoles de formation ainsi que la création de centres universitaires pour rapprocher l’enseignant de l’apprenant et de son milieu.

L’assainissement et le partenariat entre les établissements publics et privés d’enseignement supérieur demeurent une préoccupation de mon gouvernement. De ce point de vue, les réflexions sont très avancées quant à la mise en place de nouvelles bases réglementaires devant régir ce partenariat. Cette volonté s’est traduite par la prise d’un décret portant conditions de reconnaissance des diplômes délivrés par les établissements privés d’enseignement supérieur pour lesquels l’Etat n’organise pas d’examen national.

Au niveau de la réforme proprement dite, il convient de souligner qu’en prenant le décret portant adoption du système LMD, Licence, Master et Doctorat dans l’enseignement supérieur en République du Bénin, l’Etat engage les universités nationales dans la mise en œuvre progressive de cette mutation qui permettra à nos universités et à nos étudiants d’être en phase avec les exigences de l’évolution de l’enseignement supérieur à l’échelle internationale.

Mesdames et Messieurs,

De l’enseignement à la culture, le pas est vite franchi pour dire que les secteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme, grâce à leur particularité de mobiliser et de favoriser la consommation, sont considérés aujourd’hui comme de véritables catalyseurs au renforcement de la vitalité et à l’amélioration de la compétitivité de l’économie nationale. C’est pour cette raison que mon gouvernement s’attèle à faire d’eux un pilier du développement économique.

Ainsi, pour une promotion soutenue du secteur de la culture, les documents stratégiques, qui seront finalisés et rendus disponibles au cours du premier semestre de 2012, permettront de mettre en œuvre des plans d’actions coordonnées et de mobiliser les moyens indispensables pour la préservation et la promotion de la culture nationale en conjuguant les efforts de tous les acteurs et des partenaires aux niveaux national et international.

Dans le cadre de la protection, de la promotion et du rayonnement du patrimoine culturel matériel et immatériel, des actions de rénovation de sites touristiques, de réhabilitation et d’aménagement de musées ont été menées au cours de cette année 2011.

Le secteur de l’artisanat dispose d’une Politique Nationale dont la vision à l’horizon 2025 est de faire de ce secteur, un domaine bien organisé où opèrent des entreprises artisanales compétitives, contribuant notamment par la valorisation du patrimoine national, à la prospérité de l’économie nationale et au bien-être social de l’artisan béninois.

C’est pourquoi dans ce secteur qui emploie 13% de la population active et contribue pour 12% au PIB, il s’avère important de mener des actions afin de garantir un niveau de vie décente aux artisans.

Quant au volet touristique, il est d’une importance notable dans le développement économique de notre pays. En effet, bien qu’embryonnaire, le secteur du tourisme occupe le 2ème rang dans les sources d’acquisition de devises au Bénin et emploie 6% de la population active. Le potentiel naturel, culturel, historique et religieux existe et n’attend qu’à être mis en valeur pour faire du Bénin une grande destination touristique. L’année 2011 a permis la réhabilitation, l’aménagement et l’équipement d’infrastructures touristiques et hôtelières au nombre desquels l’ancien hôtel de la Plage, les sites touristiques de Taneka Koko et de Kota. La mise en œuvre de la Politique Nationale du Tourisme donnera sans doute une vitalité à ce secteur. Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés,

Mon gouvernement s’est toujours employé à développer la solidarité nationale pour soutenir les actions de l’Etat en matière de gestion des besoins urgents des groupes vulnérables et autres couches sociales défavorisées ou victimes de sinistre.

Ainsi, au cours de l’année 2011, il s’est engagé davantage dans des actions de renforcement du bien-être des familles, de protection de l’enfant et de promotion de la femme et du genre, d’accompagnement des personnes de troisième âge, des personnes handicapées et des personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Le programme de micro crédit aux plus pauvres, véritable instrument de lutte conte la pauvreté a connu un succès à la mesure des espoirs portés en lui. Nos mamans ont su fructifier le peu de ressources symboles de la solidarité nationale pour se tirer progressivement de la pauvreté. L’ambition du Gouvernement est de poursuivre le programme en le renforçant et en le modernisant pour atteindre le plus grand nombre possible de bénéficiaires.

La performance de ce système a permis de lancer récemment un nouveau produit intitulé « Guichet spécial capital risque » destiné à promouvoir l’entreprenariat féminin à travers l’octroi de crédits plus importants à partir d’un guichet dont le fonctionnement consistera en un mécanisme de financement tripartite impliquant la promotrice à hauteur de 10%, l’institution de micro finance pour 20% et les ressources du guichet pour 70%. Distingués invités, Mesdames et Messieurs,

La politique sociale de mon Gouvernement prend en compte aussi et pour une grande part, l’amélioration des conditions sanitaires des familles sur la base d’un système intégrant les populations démunies et indigentes. A cet égard, mon gouvernement a poursuivi ses efforts dans les domaines de la construction et l’équipement des infrastructures de santé, de lutte contre les maladies prioritaires et les grandes endémies.

Dans le domaine des infrastructures et équipements, plus de 60 milliards de francs CFA ont permis entre autres l’achèvement de la réhabilitation et de l’équipement de l’hôpital de la mère et de l’enfant lagune (HOMEL), la poursuite de la construction des hôpitaux de zone de Kouandé, et de Pobé, la réalisation de travaux confortatifs de l’hôpital militaire de cent lits à Parakou. Les hôpitaux de Djidja, Covè et Djougou sont également en chantier.

Dans le cadre de la lutte contre les maladies prioritaires, plus de 5 millions de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action ont été acquises et distribuées gratuitement. L’initiative de la gratuité de la prise en charge du paludisme chez les femmes enceintes et les enfants de 0 à 5 ans a été lancée ; la prise en charge des personnes vivant avec le VIH par les Anti Rétro Viraux ainsi que le dépistage et la prise en charge de la tuberculose ont été poursuivis.

S’agissant de la lutte contre les grandes endémies, une campagne de vaccination de masse contre la fièvre jaune a été organisée à travers tout le pays. Les campagnes de vaccination avec des ratissages des zones habituellement non atteintes et de faible couverture ont été organisées de même que l’introduction du vaccin contre les infections à pneumocoque dans le Programme Elargi de Vaccination.

Mon gouvernement, dans le souci d’assurer à tous les citoyens une couverture du risque maladie a procédé il y a quelques jours, au lancement du Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU) qui sera effectif à compter d’avril 2012 quand tous les mécanismes et outils seront mis en place.

Honorables Députés,

Il est une réalité que le développement de notre pays ne peut se faire sans une meilleure répartition de sa population en fonction de nos ressources naturelles et de l’activité économique. De ce point de vue, il a été adopté depuis juin 2010 la Déclaration de Politique Nationale d’Aménagement du Territoire dont la mise en œuvre doit guider et inspirer nos choix.

Cette option vise essentiellement à promouvoir la dimension spatiale du développement c’est-à-dire la répartition harmonieuse sur le territoire national des équipements dans un esprit de partage et de solidarité au niveau de toutes les localités du Bénin.

En termes d’actions dans ce domaine, on peut retenir :

le renforcement du cadre législatif et réglementaire de l’aménagement du territoire au Bénin en vue de contribuer au changement des pratiques actuelles caractérisées par une utilisation non planifiée de l’espace. A cet égard, un avant projet de loi-cadre sur l’aménagement du territoire est en examen au niveau de la Cour Suprême.
l’élaboration de l’agenda spatial pour faire des différentes régions de notre pays de véritables pôles de croissance.

Mes Chers Compatriotes, Tout ce qui se réalise dans les différents domaines que j’ai énumérés tantôt, n’est possible sans que la sécurité des personnes et des biens ne soit assurée, autrement dit sans que la jouissance de la liberté d’aller et de venir ne soit une réalité.

En matière de défense et de sécurité, le gouvernement a poursuivi avec un intérêt particulier les efforts de renforcement des capacités opérationnelles de nos forces de défense et de sécurité à travers l’instruction et la formation des agents de sécurité et de défense ainsi que le recrutement de personnel et l’équipement des infrastructures militaires. Par ailleurs, un projet de loi d’orientation et de programmation sur la défense et la sécurité nationales est en cours d’élaboration.

Le phénomène de la piraterie a connu un recul à la faveur de la coopération entre les forces Armées du Bénin et celles du Nigeria ; des patrouilleurs et autres équipements navals ou aériens nous permettant de mieux surveiller nos côtes sont en voie de réalisation notamment avec la France ; nos forces de défense seront plus opérationnelles au cours du premier trimestre 2012.

Aussi, dans sa vison de garantir la sécurité des personnes et des biens, le gouvernement a t-il procédé en 2011 à un recrutement spécial de 1 000 fonctionnaires de police. Ces fonctionnaires qui seront formés et mis à la disposition des unités renforceront la sécurité des populations, nous permettant ainsi d’atteindre un taux appréciable de couverture sécuritaire.

Pays de transit naturel, le Bénin a commencé par intéresser des personnes peu scrupuleuses qui ne tarissent pas d’idées pour y faire passer clandestinement des stupéfiants.

A ce sujet, le Gouvernement a mobilisé toutes les unités pour une lutte implacable contre le trafic illicite de la drogue et autres substances psychotropes. Au total, une quantité de plus de 700 kg de drogue a été saisie au cours de cette année 2011 contre environ 9 kg en 2010 dans la même période, ce qui témoigne de l’efficacité des mesures prises. Grâce à la coopération avec la France et l’Afrique du Sud, une première livraison de chiens renifleurs est déjà à Cotonou ; la formation des agents a démarré et une brigade canine sera bientôt créée.

La sécurité c’est aussi au niveau des frontières et notre pays s’emploie à faire des zones frontalières des espaces de développement durable et de bon voisinage avec les pays limitrophes à travers sa politique de réalisation des infrastructures socio-communautaires au niveau de toutes les frontières du Bénin.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,

Pays du golfe de Guinée, le Bénin entretient de bonnes relations avec ses voisins et les autres pays du Monde.

Ainsi, sur le plan des relations extérieures et de la coopération internationale, mon gouvernement, soucieux du développement harmonieux de notre commune patrie, a entrepris de nombreuses actions visant à maintenir et à renforcer les relations fraternelles, d’amitié et de coopération fructueuse, avec les pays voisins, ceux de la sous-région, de l’Afrique et avec le reste du monde.

En effet, les liens historiques et séculaires qui unissent le Bénin aux pays frères limitrophes méritent qu’une attention particulière leur soit accordée.

C’est dans cet esprit que j’ai personnellement pris part aux cérémonies d’investiture des Présidents du Niger, le 7 avril 2011, de la Côte d’Ivoire, le 21 mai 2011 et du Nigéria, le 29 mai 2011.

Honorables Députés, Mesdames et Messieurs, La considération dont jouit le Bénin dans le Monde a valu à notre pays d’être invité à plusieurs occasions, ce qui m’a permis de me rendre dans un certain nombre de pays en visite d’Etat, en visite officielle, et en visite de travail. C’est le lieu d’en citer quelques unes, à savoir :
la visite de travail à la Maison Blanche, les 28 et 29 juillet 2011 à l’invitation du Président Barack OBAMA avec d’autres chefs d’Etats africains ;
la visite de travail en République Populaire de Chine du 13 au 19 septembre 2011 à l’invitation des Autorités Chinoises ;
la visite officielle en France du 7 au 9 novembre 2011 sur invitation du Président Nicolas SARKOZY ;
la visite d’Etat en Afrique du Sud du 23 au 26 novembre 2011 sur l’invitation du Président Jacob ZUMA.

Toutes ces visites bilatérales ont permis d’insuffler un nouveau dynamisme aux relations de coopération dont le cadre s’est élargi avec des signatures d’Accords dans maints domaines d’intérêts communs. De même, au titre du renforcement des liens d’amitié, de fraternité et de coopération entre le Bénin et leurs pays respectifs, des Chefs d’Etat et d’éminentes personnalités étrangères ont honoré notre pays de leurs visites. Il s’agit notamment du séjour au Bénin :
du Président de la République du Tchad, les 06 et 07 juillet 2011 ;
du Président de la République du Niger, le 18 juillet 2011 ;
du Président de la République de Côte d’Ivoire, le 14 novembre 2011.
ainsi que du Président de la République d’Afrique du Sud, les 10 et 11 décembre 2011.

En outre, le Bénin a accueilli la visite de hauts responsables en provenance du Royaume du Maroc, de la République du Niger, de la République Populaire de Chine, de l’Organisation de la Conférence Islamique, du Parlement français, du Sénat américain et du Millenium Challenge Corporation.

Il me plait de mettre un accent particulier sur la visite au Bénin du 18 au 20 novembre 2011 de Sa Sainteté le Pape Benoit XVI. Son séjour chez nous constitue un évènement majeur et l’un des plus marquants que notre pays ait connu au cours de l’année 2011. Cette visite coïncide fort heureusement avec le 40è anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques avec le Saint Siège et le 150è anniversaire de l’Evangélisation au Bénin.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,

Au plan de l’intégration sous-régionale, il me plaît d’évoquer particulièrement les actions menées par mon Gouvernement et la participation active de notre Pays aux assises des Institutions sous régionales à savoir : la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), et le Conseil de l’Entente.

En ce qui concerne particulièrement le Conseil de l’Entente, la participation au Sommet de Cotonou le 5 décembre 2011 de tous les Chefs d’Etat illustre bien leur détermination à traduire dans les faits la réforme de l’Institution visant à faire du Conseil de l’Entente un véritable instrument politique au service de la paix et du développement.

J’apprécie à sa juste valeur la décision de mes Pairs de me reconduire à la présidence en exercice de cette prestigieuse Institution, me renouvelant ainsi leur confiance.

Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,

Dans le domaine de l’intégration régionale et de la coopération panafricaine, j’ai pris part à la 17ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine les 30 juin et 1er juillet 2011 à Malabo, en Guinée Equatoriale, précédée du 15è Forum des Chefs d’Etat et de Gouvernement du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) ainsi que du 25è Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement chargés de la mise en œuvre du NEPAD.

Au lendemain du Sommet de Malabo, le Bénin a assuré la présidence rotative du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine du 1er au 31 juillet 2011.

Par ailleurs, sur le plan international, il m’est particulièrement agréable de citer un certain nombre de rencontres importantes qui témoignent de l’estime et de la considération dont bénéficie notre pays dans le Monde. Il s’agit notamment :

du Forum Economique de « Davos d’été » tenu à Dalian en Chine du 12 au 17 septembre 2011 ;
de la Conférence des Nations Unies sur les Pays les Moins Avancés à Istanbul en Turquie du 9 au 13 mai 2011 ;

Dans le cadre de la coopération internationale, le Bénin a pris une part active :

à la 66è session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies ;
à la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la jeunesse ;
à la 36è Conférence Générale de l’UNESCO.

L’ouverture du Bénin au Monde extérieur et le développement de ses relations dans le cadre d’une coopération diversifiée et sans exclusive ont renforcé son portefeuille. C’est ainsi que notre pays a bénéficié d’importants appuis techniques et financiers de nombreux partenaires, notamment de la France, de l’Allemagne, de la Belgique, des Pays Bas, du Danemark, de la Suisse, de la Finlande, des Etats-Unis d’Amérique, du Canada, du Japon, de la Chine, de l’Inde, du Brésil, du Koweït, de l’Arabie Saoudite et de la Corée du Sud.

Je ne saurais terminer mes propos sur ce chapitre sans évoquer les préoccupations de nos compatriotes de l’Etranger. Nombre de problèmes liés à leur séjour dans leur pays de résidence et au Bénin ont fait l’objet de doléances soumises au Gouvernement. Les structures compétentes de l’Etat conjuguent leurs efforts pour trouver les solutions appropriées à ces doléances. Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,

Le tableau que je viens de vous peindre est bien le reflet de tous nos efforts conjugués. Que pouvons-nous retenir de ce bilan des actions de mon gouvernement au cours de l’année qui s’achève ? Quelques points essentiels qui se résument comme suit :
La démocratie se raffermit ;
La paix se consolide dans un monde en proie à la turbulence ;
Le dialogue politique s’amorce avec l’ouverture à toutes les formations politiques ;
La croissance économique malgré une légère accélération n’a pas suffi à faire reculer la pauvreté ;
La rigueur dans la gestion nous a permis de faire face en grande partie aux besoins pressants des populations ;
La réforme de l’administration publique avance malgré certains vices à corriger par l’instauration du civisme ;
Les efforts consentis pour le renforcement du capital humain sont perceptibles ;
Une relation de bon voisinage avec les pays limitrophes et une diplomatie active au service du développement.
Le rayonnement international de notre pays se confirme avec notre éligibilité récente au second compact du Millenium Challenge Corporation. Du chemin a été parcouru certes tout au long de l’année 2011 mais beaucoup d’efforts restent à consentir pour l’édification d’un Bénin pacifique, stable et prospère. Ils exigent de nous tous de l’audace, de la persévérance, de la cohésion et de la solidarité agissante.

Dans ce cadre, de nouveaux chantiers seront ouverts dans divers secteurs au cours de l’année 2012 qui va commencer bientôt afin de renforcer les réalisations existantes et d’offrir de nouvelles perspectives à notre pays.

Des pays à économie essentiellement fiscale comme le nôtre doivent faire des progrès en matière de bonne gouvernance, seule réponse appropriée en situation de crise. Je suis persuadé que le Bénin peut faire toujours mieux avec l’inestimable concours de nos partenaires au développement à qui que je voudrais, au nom du peuple béninois, réitérer nos sentiments de gratitude et de reconnaissance.

Je m’en voudrais de terminer, Honorables Députés, Distingués invités, ce message sur l’état de la nation sans vous remercier pour votre grande disponibilité et votre écoute soutenue. Je sais que, par-delà les divergences de vue et d’approche, nous avons tous le regard fixé vers un seul objectif à savoir servir au mieux notre commune patrie pour faire reculer la pauvreté et la hisser au rang des nations modernes de ce monde.

Sur cette note d’espoir et d’espérance, je souhaite à la Représentation nationale, au peuple béninois ainsi qu’à tous nos hôtes qui vivent parmi nous et nous soutiennent, mes meilleurs vœux pour l’année 2012.

Bonne et heureuse année 2012 ! Que Dieu bénisse le Bénin, notre commune patrie ! Vive la République ! Je vous remercie.

 

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