Réflexion : LA PLACE ET LE ROLE DE MARIE, LA MERE DE JESUS-CHRIST DANS LE PROCESSUS DE L’INCARNATION

22 Déc, 2011 | Par | Rubrique : Actualité nationale, Dossier, ma corbeille

Le Dieu fait homme, en vue du salut de l’humanité, a eu à séjourner dans le sein d’une vierge appelée Marie. Les péripéties de l’histoire de l’Eglise ont prouvé que les hommes se sont évertués à comprendre le rôle joué par Marie dans le processus de l’incarnation. A la lumière de la Bible, nous avons cherché à comprendre la place et le rôle de Marie et les implications qui devraient en découler pour la foi chrétienne.

Depuis la nuit des temps, Dieu s’est servi de ses serviteurs et servantes pour atteindre ses objectifs sur cette terre. Les prophètes, comme Esaïe et Michée, ont annoncé la naissance du Messie par une vierge à Bethlehem (Es. 7.14 ; Mi. 5.1).Ainsi, à la suite de la longue liste des serviteurs et des servantes appelés par Dieu pour une tâche particulière, ce fut le tour de Marie, au moment fixé par Dieu, pour accomplir la tâche qui lui était réservée. C’est dans le cadre de cette collaboration avec l’humanité créée à son image qu’une grâce a été accordée à Marie pour porter en son sein la Deuxième Personne de la Trinité chargée de sauver l’humanité. C’est sur elle, qui a hérité le péché originel à l’instar de toute l’humanité, qu’il a plu à Dieu de jeter son dévolu pour cette mission. La race humaine doit être reconnaissante à Marie d’avoir accepté la noble mission qui lui a été confiée et suivre son exemple dans le service du Seigneur. Il s’avère important d’apprécier dans sa juste valeur cette grâce qui lui a été octroyée selon la déclaration scripturaire afin d’éviter de tomber dans des déviations qui frisent l’hérésie. L’incapacité de comprendre la naissance de Jésus, sans péché, à travers Marie qui possède la nature pécheresse a poussé à croire que la mère du Sauveur devrait être sans péché.

 

Marie, une servante du Seigneur

 

Dans le cahier de charges présenté par l’ange Gabriel pour cette mission, Marie devrait porter en son sein le Dieu-fait-homme en vue du salut de l’humanité. C’est cette grâce qui lui a été accordée et son choix se situe dans la ligne des différents choix que Dieu fit depuis le commencement de la création et de l’histoire humaine. Marie n’est qu’un élément dans une chaîne où tous les éléments travaillent à la réalisation d’un même objectif.

« Et au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé de la part de Dieu dans une ville de la Galilée dont le nom était Nazareth, vers une vierge qui est fiancée à un homme dont le nom était Joseph, de la maison de David, et le nom de la vierge était Marie ». Marie était vierge (Lc. 1.27), et cela découle de son jeune âge et de la bonne observance de la loi de Moïse sur les règles du mariage, où il était impératif que les futurs époux arrivent au mariage dans leur état de virginité. Dans l’Ancien Testament, on note à plusieurs reprises la présence des vierges (Gn. 24.16). La virginité de Marie n’était donc pas un fait isolé découlant du hasard, un fait extraordinaire pouvant justifier l’envoi de l’ange vers elle. La virginité n’octroie donc aucun mérite spécial et supplémentaire à Marie. Une grâce a été accordée à Marie, et le Seigneur est avec elle. Parmi toutes les jeunes filles de son temps, elle est celle que le Seigneur a choisie et mise à part comme un instrument entre ses mains pour accomplir son plan.

« Et il arriva lorsque Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant bondit dans son ventre et Elisabeth fut remplie du Saint-Esprit et s’écria d’une voix forte et elle dit : tu es bénie parmi toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni ». (Vv. 41-42).

Tout en entrant, donc, Marie salue sa parente, et aussitôt l’enfant d’Elisabeth bondit en son sein. C’est par l’action du Saint-Esprit que le fils d’Elisabeth reconnaît la mère de son Seigneur dès son arrivée et bondit. Ainsi donc, sous l’inspiration du Saint-Esprit, Elisabeth s’écria de manière spontanée d’une voix forte. Le Saint-Esprit l’a aidée à reconnaître la justesse de la valeur de la bénédiction que Dieu a octroyée à Marie sa parente.

De même, après avoir dit que Marie est bénie, Elisabeth ajoute qu’elle est heureuse (Lc. 1.45), justement parce que Marie a eu foi et a cru à ce qui lui a été promis par l’ange. Marie répond par un cantique, le Magnificat[i], de louange et de reconnaissance à Dieu qui a jeté un regard favorable sur elle (Lc. 1.46-55). Dans son cantique, Marie déclare : « Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit a de l’allégresse en Dieu, mon Sauveur parce qu’il a jeté un regard sur l’humiliation de son esclave ». (vv. 46-48a). Avec l’utilisation de l’expression « parce que », Marie exprime la reconnaissance à Dieu pour les bienfaits qu’elle a obtenus de lui. Tout au long du cantique, Marie a loué Dieu et l’a adoré pour ce qu’il est et ce qu’il a fait. Elle est reconnaissante parce que Dieu a jeté un regard favorable sur sa condition, sur son humiliation. Probablement, Marie appartenait à la couche sociale pauvre et défavorisée du peuple ; elle habitait une région assez insignifiante aux yeux du commun des mortels. C’est dans un tel état que, sûrement, il a plu à Dieu de lui accorder sa grâce en l’appelant désormais à offrir son corps pour porter le Christ. C’est pour cette raison que Marie déclare : « Car voici à partir de maintenant toutes les générations m’appelleront bienheureuse parce que le Dieu-Puissant a fait pour moi de grandes choses ». (Vv. 48b-49a).

Elle est bienheureuse et sera appelée bienheureuse à partir du moment où elle s’exprime, parce que c’est à elle que le Dieu-Puissant a accordé la grâce de porter en son sein l’Emmanuel, le Dieu incarné. C’est un acte unique dans l’histoire et aucune autre femme après elle n’a jamais pu obtenir la même mission. En effet, de génération en génération, on parlera de la mission qui découle de la grâce qu’elle a reçue d’être la mère du Fils de Dieu. Elle a reçu le privilège et la lourde responsabilité de porter en son sein le Christ. Elle sera donc impliquée, malgré elle et sans le vouloir, durant toute l’histoire de l’humanité, dans le processus d’explication de l’incarnation de Dieu en vue du salut de l’humanité. On dira partout et en tout temps que Dieu lui a accordé sa grâce. Toutefois, cet état de choses ne place pas Marie au-dessus de la race humaine.

Si toutes les générations doivent l’appeler bienheureuse, cela ne signifie pas qu’elle doit être vue comme un sujet d’adoration et de vénération dans le temps et dans l’espace. Elle est bienheureuse parce que le Seigneur a fait de grandes choses pour elle, de même parce que : « L’expérience de Marie est unique… Marie est la première à expérimenter de certaines manières ce salut qui est pour tout Israël ».

Marie doit donc être vue et comprise comme l’un des instruments dont le Seigneur se servit pour accomplir son plan.

 

            L’acceptation par Marie de l’appel de Dieu

 

A la suite de l’annonce de la conception d’Elisabeth, l’ange fit comprendre à Marie que « … rien n’est impossible à Dieu » (Lc. 1.37). Ainsi : « Marie dit : Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole… » (v. 38). Marie, la mère de Jésus, fait preuve de foi et s’engage volontairement à accomplir la mission à laquelle Dieu l’a appelé en acceptant donc de porter le Dieu incarné. C’est pourquoi, à l’instar du patriarche Abraham, père de la foi, elle manifesta inconditionnellement une foi au-delà de toute espérance.

Dans toutes les circonstances humaines incompréhensibles et délicates dans la vie du chrétien, Marie montre l’exemple à suivre en enseignant par sa réaction en face de l’ange la nécessité de faire preuve de foi et de confiance en Dieu, maître souverain de tout l’univers. En effet, Marie n’a pas douté comme l’avait fait, quelques mois plus tôt au Temple, Zacharie, qui cherchait un signe avant de croire. En effet : « Zacharie dit à l’ange : A quoi reconnaîtrais-je cela ? Car je suis vieux, et ma femme est d’un âge avancé » (Lc. 1.18).

Marie, par son exemple, est rentrée dans l’histoire comme un modèle de servante de Dieu. Ainsi, de génération en génération, il s’avère juste de continuer d’apprécier à sa juste valeur sa démonstration de foi et la grâce qui lui a été accordée, grâce pour laquelle elle exprime toute sa reconnaissance dans son merveilleux Magnificat.

Marie, en faisant preuve d’une vie de foi, a démontré une attitude de soumission totale au Seigneur, elle s’est rangée par la foi à l’application du décret unilatéral. Elle interpelle ainsi toute la chrétienté à suivre son exemple en sa qualité d’humble servante du Christ.

 

             Quel doit être le rapport entre Jésus et Marie ?

 

Une attitude de séparation

 

Marie a été le canal choisi par Dieu pour accomplir sa propre incarnation en vue du salut de l’humanité et la mission de Marie s’arrête là. C’est pourquoi, le Christ s’est appesanti sur son ministère en faveur des foules et, à plusieurs reprises, il s’est évertué à marquer la distance entre Marie et lui dès le commencement. La déclaration du Christ, dans son adolescence, au temple à l’endroit de Joseph et de Marie témoigne de cette prise de distance. En effet, le Christ dit : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ? » (Lc. 2.49).Le ministère qu’il est venu accomplir a pris le dessus sur des considérations d’ordre familial. Il ne s’est pas laissé intimider par sa parenté (Mc. 3.20ss). D’ailleurs, Jésus affirme que c’est la personne qui accomplit la volonté de son Père (Mc. 3.35) qui est membre de sa famille, qui est sa mère. Il garda une telle attitude et évolua dans cette logique du commencement de son ministère jusqu’à son sacrifice à la croix. En effet, à Cana, il déclara ce qui suit : « Femme, qu’est-ce qu’il y a entre toi et moi ? » (Jn. 2.4), et à la croix, il dit encore à Marie : « Femme, voici ton fils » (Jn. 19.26).

« Et Jésus lui répondit : Femme, qu’est-ce qu’il y a entre toi et moi? Mon heure n’est pas encore venue » : Car Dieu s’est incarné pour être au service de toute l’humanité en allant à Golgotha. Il n’est pas là pour être la propriété privée de Marie.

 

B. Jésus-Christ, Seigneur et Sauveur de Marie

Le fait qu’elle soit la mère de Jésus ne confère pas à Marie un statut qui l’exempte de la nécessité du salut et de la grâce du Christ. Le ministère de réconciliation de l’humanité avec Dieu a été accompli par le Christ en faveur de tous les êtres humains, y compris Marie. Dans le deuxième tome de Luc, il est noté que : « Le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Ac. 4.12). C’est pourquoi, Marie a aussi besoin du sacrifice unique du Christ pour son propre salut. C’est d’ailleurs pour cela que Luc signale qu’après l’Ascension de Jésus : « Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière avec les femmes, avec Marie, mère de Jésus, et avec ses frères » (Ac. 1.14).

Eu égard aux déclarations de l’Ecriture Sainte, Marie est soumise à son Seigneur et Sauveur pour son salut parce qu’elle a hérité le péché originel comme tous les hommes et par conséquent, elle ne jouit d’aucune conception immaculée. Le Pape Pie IX s’est donc réellement trompé en 1854 en promulguant le dogme de l’immaculée conception qui n’est pas biblique car tous ont péché et sont privés de la glorieuse présence de Dieu (Rm 3.23). Il s’avère donc important que Marie soit perçue comme un membre à part entière du corps de Christ. Contrairement à ce que pensent certains, Marie n’a donc pas de salut à octroyer à quiconque passe par elle, puisque elle-même est tributaire de la grâce divine. Au total, il faut retenir que le Christ a offert sa vie pour réconcilier aussi Marie avec son Dieu Créateur.

Au vu des déclarations de l’Ecriture Sainte, Marie est soumise à son Seigneur et Sauveur pour son salut. Ceci parce qu’elle a hérité aussi le péché originel comme tous les hommes et par conséquent elle ne jouit d’aucune conception immaculée. C’est d’ailleurs ce qu’a compris le Père de l’Eglise, Jean CHRYSOSTOME (345-407), lorsqu’il déclara dans son homélie XLIV sur Mt. 12.46-49 ce qui suit sur Jésus : « … le but de sa réprimande… [envers Marie est] de la délivrer d’une tyrannie dangereuse, de l’amener insensiblement à concevoir de lui une idée exacte, et de lui persuader qu’il était, en même temps que son fils, son propre Seigneur… ». Ce Père a eu le mérite déjà au IVe-Ve siècle de reconnaître et de défendre dans ses homélies, à plusieurs reprises, la nécessité de Marie de rechercher son salut auprès de Jésus.

C’est à juste titre que les paroles du psalmiste David doivent être attribuées aussi à Marie. En effet, David déclara, des siècles bien avant la naissance de Marie : « Voici : je suis né dans la faute, et ma mère m’a conçu dans le péché » (Ps 51.7). Par conséquent, Marie ne peut donc pas être déclarée jouir d’un certain statut de l’Immaculée Conception.

C’est pourquoi, Marie doit être perçue comme un membre à part entière de l’Eglise. Elle vécut toutes les conditions de l’humanité et s’est soumise à Christ, qui est la tête de l’Eglise, pour son salut personnel. Contrairement à ce que disent certaines écoles d’interprétation, Marie n’a donc pas de salut à octroyer à quiconque passe par elle, puisque elle-même, elle est tributaire de la grâce de Dieu. Au total, le Christ a offert sa vie en sacrifice pour réconcilier également Marie avec le Dieu Créateur.

 

AVERTISSEMENT SUR LES ERREURS MARIALES : Le danger des dogmes sans fondement biblique

 

             Sur la trace des chrétiens de Bérée

 

A l’instar des chrétiens de Bérée qui « … examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact » (Ac. 17.11), tous les chrétiens devraient scruter à la lumière de la Bible toutes les théories qui sont proposées sur la mère de Jésus. Les dogmes de l’Immaculée Conception et de l’Assomption mariale, de même que l’idée de la médiation de Marie ne sont basés, en aucun cas, sur un fondement biblique. Ces parties ont révélé qu’il ne s’agissait tout simplement que des mystifications provenant de l’imagination populaire.

En  dépit du fait que THOMAS d’Aquin, théologien du Moyen Age,  commet l’erreur de croire que Marie a un rôle de médiatrice ; il a eu le mérite de réfuter le concept de l’Immaculée Conception. En effet, il enseigna, comme l’indique CONNELLY, que : « Marie a eu part au péché originel comme le reste de l’humanité et la preuve était qu’elle a souffert l’une des conséquences du péché – elle mourut » conformément au décret efficace prononcé dans le Jardin d’Eden : « mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Gn 2.17).Jacques BLOCHER, quant à lui, signale que : « Jésus lui-même a prévu ce culte [de Marie] (Luc 11.27-28) pour le condamner. Nous ne trouvons pas d’allusion à une médiation de Marie dans les épîtres. Marie, elle-même, ne parle pas de conception immaculée… elle parle de son Sauveur, ce qui est un non-sens si elle est sans péché ».

 

Reconnaître la vie conjugale normale de Marie

 

Considérer Marie comme étant une personne qui a gardé un état de virginité même après son accouchement est une aberration. « Les évangiles ne donnent aucune marque d’une parturition sans perte de virginité… ».De même, la Bible contredit d’une manière claire l’idée selon laquelle Marie n’a pas eu d’autres enfants après la naissance de Jésus, son premier fils. « N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ?… » (Mc. 6.3). L’apôtre Paul, quant à lui, après sa conversion, signale qu’il a rencontré Jacques : « Mais, je n’ai vu aucun autre des apôtres, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur » (Ga. 1.19).

L’interprétation qui cherche à élever Marie au même rang que le Christ a souvent compris l’expression « frère » adelphos comme étant synonyme de « cousin » et a considéré, comme le rapporte BRUTSCH, le fait de croire que Marie a eu d’autres enfants comme un blasphème. Pour BRUTSCH : « Si blasphème il y a, les évangélistes ont bel et bien blasphémé… les Evangiles sont écrits en grec ! ». Si les évangélistes voulaient parler de « cousin », ils auraient utilisé certainement l’expression anepsios, à l’instar de Paul qui l’a utilisé pour parler de Marc, qui n’est que le cousin de Barnabas (Col 4.10). De même pour parler de « frères », Paul utilise l’expression adelphois (1 Co 15.6).

Le blasphème se trouve plutôt au niveau des contradicteurs de la vérité biblique. Leur exégèse est basée sur l’influence de la conception de la déesse dans le monde gréco-romain et non sur le contexte biblique. « Les évangélistes auraient en tout cas dû s’exprimer tout autrement, s’ils avaient eu connaissance d’une virginité perpétuelle de Marie ».

Marie a donc eu une vie de couple normale, et elle a honoré ses engagements conjugaux. De même, elle a fondé avec Joseph une famille. Il est vrai que Marie a conçu le Christ en étant vierge (Lc. 1.26-35) ; mais on doit avoir le courage de reconnaître, à l’instar du Père de l’Eglise, TERTULLIEN, que la virginité physique de Marie a perpétuellement disparu ce jour où elle donna naissance au conducteur d’Israël, dans la ville de David, à Bethlehem où les anges en informèrent les bergers dans la nuit (Lc. 2.4-12).Il s’avère donc important d’agir comme les chrétiens de Bérée (Ac.17.11) en scrutant les Ecritures pour découvrir ce qui est vraiment biblique.

 

 Le culte marial

 

L’erreur commise par CYRILLE, l’évêque d’Alexandrie et tous les participants, lors du concile d’Ephèse en l’an 431, en faisant triompher l’appellation Theotokos« celle qui accouche de Dieu, Mère de Dieu », attribué à Marie, a ouvert la voie royale au culte de Marie. En effet : « A Ephèse, célébrer la Theotokosfut compris comme une victoire pour Diane, mère du peuple éphésien. Diane, déesse de la lune était vierge… une signification pour le peuple : celle d’une victoire de leur religion sur les conquérants chrétiens ». Les expressions ‘vierge et mère de dieu’ sont reconnues dans les multiples mythologies gréco-romaines  « comme attributs de divinités féminines. Ce n’est pas hasard que le dogme de la Theotokos est proclamée à Ephèse dans la ville d’Artémis, la grande déesse mère ».

Le christianisme fut donc biaisé, et cette même erreur se retrouve dans la confession de foi retenue à Chalcédoine en 451. Après la conversion de l’empereur Constantin au début du IVe siècle, le christianisme est devenu d’office la religion d’Etat avec pour conséquence la croissance numérique des membres de l’Eglise ayant un arrière-plan païen, basé sur l’idolâtrie.

Ainsi, des autels, des statues et des images sont dédiées à Marie parce qu’il y a eu un amalgame entre la mère de Jésus et les déesses des religions gréco-romaines. L’apôtre Paul s’était déjà insurgé contre une telle idolâtrie en déclarant aux Romains ce qui suit : « … et ils ont remplacé la gloire du Dieu corruptible par des images représentant l’homme corruptible… eux qui ont remplacé la vérité de Dieu par le mensonge et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen ! » (Rm. 1.23, 25).  Le Moyen Age accentuera cet état de choses au point où l’Ave Maria prit le dessus sur toute relation directe avec le Christ qui a exhorté ses disciples à demander en son nom (Jn. 14.13-14).L’Ecriture qui reconnaît le Christ comme le seul médiateur (1 Tm. 2.5) ne s’est pas attardée sur la mère de Jésus.

 

La distinction entre les différentes « Marie »

 

Comme le fait remarquer Catharina HALKES, depuis Ephèse, il y a distinction de deux « Marie ». Cet auteur distingue nettement la vraie « Marie » de la Bible, qu’elle qualifie de « Marie de la dogmatique », et la deuxième « Marie », qui siège sur l’autel de la déesse Diane. Cette dernière est qualifiée de « Marie de la dévotion »populaire à qui on attribue tous les dogmes et qu’on confond avec Marie de la Bible, celle qui a véritablement porté dans son sein le Dieu Incarné. Il s’avère donc important de réfuter cette ‘Marie de la dévotion’ qui apparaît en Guadeloupe, à Lourdes, à Kibeho, à Fatima, qui est adorée à Dassa-Zoumé… qui réclame des cultes et des pèlerinages car ce n’est pas elle qui est la mère de Jésus-Christ. C’est une usurpation de titre et de statut. Nous n’avons pas besoin de cette ‘Marie’ de la dévotion qui nous conduit dans l’aveuglement religieux et spirituel et qui amène ses adeptes à agir comme les moutons de Panurge et non comme les chrétiens de Bérée. Nous n’avons pas besoin de la déesse Diane, du temple d’Artémis ; nous n’avons pas besoin de l’adoration de la reine du ciel, de la reine de la côte. Nous n’avons pas besoin d’adorer Sémiramis, la Madonna, la grande déesse, Hisis et Orus, Devaki et Christina… La vraie mère de Jésus, la Marie de la Dogmatique, la Marie dont nous parle la Bible, demande que son modèle de femme de foi soit imité et non qu’elle soit vénérée et adorée.

Il s’avère important de réfuter cette « Marie de la dévotion » qui veut prendre la place du Christ. Cette réalité de l’excroissance de la dévotion s’est accentuée par les diverses apparitions qui auraient eu lieu. Ces apparitions ne vont que perpétuer et accroître tous les mythes qui entourent cette « Marie de la dévotion ».

Dès lors, il est important de se démarquer de cette hérésie mariale qui s’est glissée dans les résolutions des conciles et s’est structurée dans le cours de l’histoire de l’Eglise. Cette démarcation permettra de revenir à la Parole Inspirée afin de marcher conformément aux prescriptions divines comme Marie, elle aussi en son temps, a eu à poser des actes.

Depuis le mont Sinaï, Dieu s’est adressé individuellement, à la deuxième personne du singulier, à son peuple et a interdit formellement la pratique de l’idolâtrie en ces termes : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. Tu ne te feras pas de statues ni de représentations quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, de ce qui est en bas sur la terre, et de ce qui est dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant elles… » (Ex. 20.3-5).

Il est nécessaire que les écailles tombent des yeux de ceux qui continuent de chercher leur salut à travers Marie au détriment du Christ. Ainsi, Marie descendra du trône sur lequel les différents dogmes l’ont placé pour prendre sa réelle place conformément à la Bible. Ainsi, le rôle qu’elle a joué en acceptant de porter le Dieu incarné sera apprécié dans sa justesse.

C’est à juste titre et en accord avec CARSON que :

Nous voulons conclure… [Ce travail] en soulignant avec toute la force possible que cette « Marie » de la dévotion… n’a pas le moindre lien avec Marie de Nazareth. Cette dernière était une humble croyante à qui Dieu confia l’unique privilège de concevoir le Fils incarné de Dieu. Nous louons le Seigneur pour elle, comme nous le faisons pour Joseph, Pierre ou Paul, ou n’importe lequel des croyants du Nouveau Testament, dont la foi et l’obéissance nous encouragent et nous mettent au défi de marcher dans leurs pas.

Les théologiens de tous bords et les chrétiens devraient prendre l’habitude de se référer à l’Ecriture (Jos. 1.8) pour réussir la mission du Seigneur. Telle doit être la devise de tous les conducteurs du peuple de Dieu « afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Ph 2.10-11). AMEN.

 

Rév. Pasteur Ghislain Afolabi AGBEDE

Directeur national de Perspectives Réformées internationales – Bénin



 

 

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« LOGO GOLD »

 

Le nouvel espace de distraction à Porto-Novo

 

Le samedi 24 prochain aura lieu dans le 5ème arrondissement de la ville de Porto-Novo, l’inauguration de la nouvelle Maison de distraction pour des personnes d’un certain âge.  Cette inauguration sera faite par le Maire de la municipalité de Porto-Novo.

 

Il s’agit ici d’un « guest House », c’est-à-dire une maison de détente. Il est appelé « Logo Gold » et est situé sur la voie pavée quittant le marché Ouando pour le carrefour du CEG Djègan-kpèvi.  Selon le Président Directeur Général Mouïnou  Saka Alao, cette initiative est mue par le souci de permettre aux populations porto-noviennes de bénéficier des lieux de distraction de cette classe. Pour ce dernier c’est seulement à Cotonou que ces genres de choses se retrouvent et les populations sont parfois obligées de se rendre à Cotonou pour se donner du plaisir autour de la piscine. Ce n’est pas qu’il n’existe pas de piscine à Porto-Novo mais, de l’ambiance autour de la piscine à tout moment, c’est ce qui manque aux « show men » porto-noviens. C’est seulement par moment que des promoteurs organisent des fêtes autours des piscines comme celle municipale qui est d’ailleurs en panne et celle du CTA Bimyns à Wèkè. Désormais donc à plein temps durant toute la semaine, les personnes désireuses de se faire plaisir autour de la piscine, peuvent recourir aux services de LOGO GOLD.  Le Boss des lieux Mouïnou Saka Alao promet un tarif forfaitaire pour les prestations. Pour ce dernier, le souci premier est que les porto-noviens fréquentent ce lieu et le prennent comme leur chose. En plus de sa piscine Logo Gold a une piste de danse des chambres climatisées une suite et un VIP bar pour les privilégiés.

 

Kola PAQUI (Cor./O-P)

 

 

Festidab Djowamon 2011

 

L’événement démarre le 24 décembre

 

Du 24 au 28 décembre 2011, Porto-Novo et les communes environnantes seront la scène du Festival international de danse du Bénin. Un événement pour lequel est attendu plusieurs autres groupes de danse venus d’autres pays.

 

Le Festival International de Danse du Bénin (FESTIDAB DJOWAMON) est un creuset d’échange entre élèves, étudiants et professionnels. Elle est ouverte à   tous les corps d’artistes (plasticiens, musiciens, danseurs, percussionnistes) et permet une rencontre un peu plus large du patrimoine des départements de l’Ouémé et du Plateau. Ce festival comporte plusieurs activités telles que : spectacle pro, concours inter collège, expositions d’art, la rue, la ronde, les ateliers et les conférences-débat. Le FETIDAB  selon le président Gilles Hounguet, est un creuset d’échange entre professionnels, amateurs et élèves  cette 1ère édition réunira cinq (05) communes des départements de l’Ouémé et du Plateau et  permettra de : Sensibiliser et de former les élèves et étudiants à la chose artistique. Valoriser le patrimoine culturel des départements de l’Ouémé et du Plateau par la danse, les chants, les rythmes et la visite des sites. Créer une harmonie entre les filles  et fils de l’Ouémé et du Plateau. Faire connaitre « Houngbano Art et Culture » et enfin, Inciter les jeunes à l’art de la scène.

Afin de faire participer activement la population à ce festival, les places publiques des cinq communes retenues  par  édition seront animées par les groupes envoyés par   ces communes et classés après un tirage au sort.  Les résultats attendus sont : Découverte du Patrimoine des départements de l’Ouémé et du Plateau ; Protection et valorisation des sites touristiques et des places publiques ; Accroître le nombre d’artistes ; acquérir des connaissances sur la culture des départements de l’Ouémé et du Plateau ; Rencontre avec un public diversifié ; Professionnalisation de l’art de la scène chez les apprenants ; Popularisation de Houngbano Art et Culture.

K. P.

 

Remise de prothèse à personne handicapée

 

L’ONG VISHAM fait œuvre utile

 

C’est l’enceinte du siège de l’Ong VISHAM sis au quartier Gbokou-afolio fin pavés deuxième Von à droite après la maison du tradithérapeute Fofo, qui a servi de cadre à la remise d’une prothèse à un handicapé moteur.

 

Cette cérémonie de remise officielle de prothèse à Paul l’handicapé moteur a été rehaussée  par la présence des autorité politico administratives, les membres de l’Ong et surtout les populations qui n’ont pas voulu se faire compter l’événement. Pour le président de l’Ong Visham entendez Vie Sans Handicap Moteur Fulbert Assinou, il faut d’abord saluer l’Eglise du christianisme céleste qui a donné cette construction à la Mairie de Porto-Novo qui à son tour l’a attribué à son Ong. Pour lui, le centre devrait servir les malvoyants mais la Mairie, vu l’importance de ce que fait l’Ong lui a trouvé cet emplacement. Pour le président Fulbert Assinou, l’Ong s’occupe de la rééducation orthopédique, elle sert aussi de centre de formation pour les jeunes handicapés déscolarisés car plusieurs s’y font. Ainsi, l’Ong Visham s’occupe des formations en informatique, en maintenance et aussi les métiers  comme la cordonnerie, la layette t autres, peuvent s’apprendre en ces lieux. Pour ce qui est de la remise, le président Fulbert Assinou a fait savoir qu’il est touché par la volonté d’exercer un métier au niveau de certains handicapés mais faute de moyens pour se procurer une prothèse ou une orthèse, ceux là végètent dans une misère qui ne dit pas son nom car ils n’ont pas de boulot. Pour ce dernier pour faire des prothèses à une dizaine d’handicapés, il faut  débourser au moins trois millions de francs CFA. Autrefois, une seule prothèse coûtait une fortune aujourd’hui grâce à l’Ong qui peut faire des prothèses et des orthèses sur place, une prothèse peut coûter 250000FCFA. C’est un événement salué par le chef du deuxième arrondissement de la ville de Porto-Novo Gisèle Houénou Houanvoègbè, pour celle-ci, la Mairie a vite compris cette œuvre de l’Ong VISHAM, c’est pour cela qu’elle a vite fait de lui trouver un emplacement. Cette dernière a aussi fait savoir que la Mairie est à pied d’œuvre afin de donner dans les prochains jours près d’une dizaine de prothèses aux handicapés. C’est le Chef du 2ème arrondissement de la ville de Porto-Novo qui a procédé à la remise de cette prothèse au Sieur Paul qui après l’avoir portée s’est mis à danser et marcher. Celui-ci est cultivateur et a fait savoir que désormais il pourra vaquer à ce travail avec cette prothèse.

Il est à remarquer que l’Ong manque de soutien car des centaines d’handicapés attendent pour avoir une prothèse ou une orthèse. Il est donc demandé aux bonnes volontés de venir en aide à cette Ong afin que les handicapés  cessent d’être oisifs.

 

K. P.

 

 

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