Insécurité sous le changement : LES BRAQUEURS ONT ENCORE FRAPPE A SEME-PODJI

31 août, 2010 | Par | Rubrique : A la une

(06 morts, 15 blessés graves et plusieurs millions emportés)

Les populations de la commune de Sèmè-Podji et les usagers de la voie Cotonou – Porto-Novo ont passé une journée sombre le lundi 30 août 2010 dernier. C’est à cause des braqueurs qui ont opéré dans la zone faisant des morts et des blessés graves.

06 morts, 15 blessés graves et plusieurs millions de nos francs emportés. C’est le bilan de l’opération de braquage qui s’est déroulé avant-hier sur deux arrondissements de la commune de Sèmè-Podji. En effet, il sonnait environ 10 heures quand les gangsters, avec à la tête, une femme indécemment habillée, ont fait irruption à la frontière de Sèmè-Kraké. Avec leurs coups de feu répétés, ils ont tenu en respect les disciples du ministre Souton en charge de l’Intérieur et de la sécurité publique. Sur une distance d’environ 500 mètres, nos forces de l’ordre n’ont pu sauver nos pauvres citoyens attaqués par les malfaiteurs. Après avoir abattu froidement une femme cambiste, d’autres pratiquants de cette activité en poste dans la zone ont été dépouillés. Les deux banques de la frontière n’ont pas été épargnées.

Un monstrueux embouteillage

Après avoir commis leur sable besogne à la frontière de Sèmè-Kraké, et suite à la riposte de nos agents de sécurité, les braqueurs ont mis le cap sur l’arrondissement de Djrègbé dans leur fuite. Il fallait voir la débandade. A cause des coups de mitraillette, conducteurs, transporteurs et passagers n’ont eu autre solution que de descendre de leurs véhicules et de prendre la clé des champs laissant tout au passage. Les motocyclistes ne pouvant continuer ni se retourner ont dû eux-aussi abandonner leurs engins pour se faufiler dans la brousse. In facto, un géant embouteillage qui a duré environ quatre heures de temps. Il faut dire qu’en dehors des cas de décès et de blessés enregistrés à la frontière de Sèmè-Kraké, les hors la loi ont encore fusillé deux autres citoyens dans l’arrondissement de Djrègbé. Où ils se sont encore vus heurter contre la fureur de nos forces de l’ordre.

Grâce DOTOU

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