A cause des promesses non tenues du gouvernement : LES AGENTS CONTRACTUELS DECIDES A PARALYSER LES HOPITAUX

31 août, 2010 | Par | Rubrique : Actualité nationale

Le secteur de la santé va connaître des temps difficiles dans les tout prochains jours si le gouvernement ne prenne pas le taureau par les cornes en satisfaisant les agents contractuels d’Etat.

D’intenses mouvements de grève et de perturbations planent sur le secteur de la santé du Bénin. Les acteurs de ce secteur victime de paralysie depuis plusieurs années reviennent encore à la charge comme pour réclamer ce qui leur est dû. En effet, ces deux dernières semaines, ils ont manifesté leur mécontentement à travers des mouvements de grève en guise d’avertissement au régime. Mais rien de concret n’est fait du côté de l’autorité. Le comble reste la manière dont le secrétaire général Yaha du ministère de Développement, de la prospective et de la coordination de l’action gouvernementale a traité ces travailleurs de l’administration la semaine dernière alors qu’il tentait de se faire entendre par le patron du ministère. Il les avait empêchés d’entrer dans l’enceinte du ministère où ils ont prévu un sit-in. Chose que les travailleurs n’ont pas approuvé. Avant de rebrousser chemin, en ce jour-là, M. Gnonlonfoun, secrétaire général du Syntra-RCE avait promis revenir à la charge et durcir le ton jusqu’à ce que le pouvoir leur donne ce qu’ils exigent de droit. Mais de quoi s’agit-il réellement ? Suite aux multiples mouvements de grève qui ont occasionné des dizaines de morts dans les centres de santé l’année dernière, le gouvernement de Boni Yayi a pris la décision en conseil des ministres de payer à hauteur de 50% la prime de motivation comptant pour 2008. Il s’est engagé à payer avant la fin du mois de juin 2010 la deuxième tranche de 25% et les 25% restant en juillet 2011. Malheureusement, depuis la fin du mois de juin jusqu’à ce jour, cette décision n’a pas été réellement appliquée et les agents contractuels d’Etat attendent indéfiniment le payement de ces tranches. En cas de non satisfaction, ces travailleurs s’engager dans un mouvement de grève sans service minimum. Or, lorsque des mouvements du genre commencent, ce sont les pauvres populations qui en font les frais avec des cas de décès sur les bras. C’est pourquoi il est important que le régime de Boni Yayi réagisse le plus vite possible pour qu’on n’assiste pas à des situations aussi macabres que celles de l’année dernière.

Ruth KPEGO

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