Flou autour de la paternité d’un système de visite technique : NICAISE FAGNON VICTIME DE SA FIDELITE A YAYI ?
30 août, 2010 | Par Guy QUENUM | Rubrique : A la une
Victime d’une série d’attaques par voie de presse, le ministre Nicaise FAGNON se retrouve dans le l’œil du cyclone et l’opinion se pose des questions sans réponses. A voir la quantité de dossiers pour lesquels le ministre délégué aux transports terrestres est la cible à abattre absolument, il devient prudent que le doute trouve sa place.
L’ancien directeur général de la Sonapra et actuel ministre délégué chargé des transports, exceptés les transports maritimes, est sous les feux de la rampe. Nicaise FAGNON est aujourd’hui le ministre le mieux médiatisé et pour cause. Tout ce qui ne va pas est automatiquement imputable au seul ministre au point qu’une certaine opinion commence par douter très sérieusement du bien-fondé de ces allégations, souvent sans preuves. Politiquement, le ministre FAGNON fait partie de ceux en qui le Dr Boni YAYI peut placer sa confiance car il est présent sur le terrain et objectivement démontre qu’il maîtrise ses dossiers. En dehors de cette sortie médiatique ayant défrayé un tout petit peu la chronique à un moment, on sait que ce natif des collines est un véritable « chien du roi ». Infatigable animateur de la vie politique à la base, il est normal que le ministre en charge des transports terrestres soit victime de jalousie. Au Bénin, c’est l’actuel Président de la Cour Constitutionnelle qui a fini par sortir un néologisme pour désigner notre plus grand mal : la « béninoiserie ». Est-ce ce dont est victime Nicaise FAGNON ? Au cours de la semaine dernière, une étape supplémentaire vient d’être franchie et seul Nicaise FAGNON peut démentir les propos des uns et des autres.
A quand l’autre son de cloche ?
Considéré comme l’un des plus jeunes ministres de l’ère d’après notre Conférence Nationale, Nicaise FAGNON a désormais l’impérieux devoir de livrer sa propre version des faits qui pourrait véritablement éclairer l’opinion. La situation est en voie de pourrissement avancé car tout ce qu’on reproche au seul Nicaise FAGNON est suffisamment grave et assez trop pour qu’il ne soit pas une victime suspecte. Le péril sera dans le retard que connaîtra cette livraison de la part de vérité du ministre. Mais déjà lorsqu’on observe l’animation actuelle de la vie politique au plan national, il est fort à parier que ces attaques, sans ménagement, soient une œuvre tirée du pur hasard. La balle est dans le camp du ministère délégué chargé des transports terrestres qui n’a aucun intérêt à laisser vide qui risque d’être combler par des insinuations voire des affirmations gratuites. Une position de victime à la place de son chef.
Konrad SESSOU
