A propos des mouvements de grève dans l’administration béninoise : « LES SYNDICALISTES ONT BIEN RAISON » DIXIT JEAN BAPTISTE ELIAS
29 août, 2010 | Par Guy QUENUM | Rubrique : Actualité nationale
Le premier vice-président du Fonac, Jean Baptiste Elias était l’invité de l’émission « Ma part de Vérité » de Golfe télévision hier. Au cours de cette émission qui a permis à cette structure de lutte contre la corruption de se prononcer sur les dossiers brûlants de l’heure, il a donné raison aux syndicalistes face aux nombreux mouvements de grève et de protestation qui perturbent l’administration publique au Bénin.
Depuis plusieurs mois, les travailleurs ne cessent de grincer des dents contre les autorités de notre pays. Des mouvements de grève, des marches de protestation, des sit-in et autres stratégies syndicales sont mis à contribution pour réclamer justice. Malheureusement le gouvernement n’a pu leur donner satisfaction. Ce qui fait qu’on assiste à des mécontentements dans le rang des syndicalistes. En effet, cette préoccupation a fait l’objet de débat au cours de l’émission « Ma part de vérité » de Golfe TV hier dimanche 29 août 2010 avec Jean Baptiste Elias, premier vice-président du Front des organisations nationales de la lutte contre la corruption (Fonac). Pour lui, il faut que le gouvernement satisfasse les travailleurs qui réclament à juste titre le droit au lieu de vouloir faire trois élections dans l’intervalle d’un mois. Car, on ne peut pas dire qu’il n’y pas d’argent alors que dans le même temps, on exprime sa volonté d’organiser trois élections en un mois. Selon celui-ci, « les syndicalistes ont bien raison » s’ils décident de paralyser l’administration. Après avoir donné l’exemple de ce qui se passe actuellement en Afrique du Sud, il a indiqué que le gouvernement doit rentrer en négociation avec les travailleurs. A l’entendre, il faut une répartition équitable et judicieuse des biens du pays. Espérons que le gouvernement va prendre en compte ces préoccupations soulevées par M. Elias pour le bonheur des populations.
Prince BOCO
