15 août, 2010 | Par Guy QUENUM | Rubrique : No comments
A – Menaces d’arrestation de ténors de l’UN !
L’opinion a assisté en fin de semaine, à une scène pas habituelle. En effet, suite aux diverses déclarations des uns et des autres, le Raïs aurait demandé la « peau » de trois grandes figures de ses amis d’en face. Lorsqu’on sait l’ambiance crispée qui prévalait déjà et le risque de dégradation que suivra la mise à exécution d’une pareille bavure, on comprend aisément la promptitude avec laquelle, les anciens ont sacrifié leur programme de retraité pour aller apporter le précieux message à leur jeune collègue, parfois trop fougueux. Selon quelques indiscrétions, le Raïs supporte de plus en plus mal, toutes les critiques et d’où qu’elles viennent. On se rappelle encore, comment ses obligés ont mis hors « état de nuire » la voix mondiale de la francophonie. On se rappelle également avec quels propos stupides, le garçon de Guinkomè a expliqué ce que l’on doit désormais comprendre par Mesures Conservatoires. De tout son verbiage peu convaincant et même compromettant pour son patron d’environ huit mois, on découvre le caractère fébrile d’un système usé jusqu’à la corde à cause des affaires. Mais avec toutes les révélations et autres dossiers annoncés pour les jours à venir, il est clair que le pouvoir a atteint ses limites et son mentor peut effectivement perdre son calme face à des professionnels de la politique qui savent comment user l’adversaire et le jeter dans les cordes. Mais de-là à vouloir mettre aux arrêts des concitoyens qui quadrillent depuis bien longtemps le quartier latin, ce sera probablement le pas à ne pas franchir. De plus, il se précise l’idée que l’autre frère du septentrion est sur la liste des indésirables qu’il faut vite calmer avant que les foules ne se déchaînent définitivement pour nettoyer l’écurie trop sale et en voie de pourrissement avancé. D’ailleurs, quelques analphabètes politiques pensent que ABT sera interdit de séjour à cause de ses obligations contractuelles d’à côté. Erreur ! Plusieurs représentations diplomatiques soutiennent passivement son entrée en jeu et pensent que toutes les dérives doivent être rapidement découragées. Voilà la cause principale de la démarche de nos « has been ».
B – L’autre affaire ICC qui compromet
la très haute hiérarchie kaki.
Pour l’instant, tout est mis en jeu pour que les protagonistes s’en sortent à commencer par de très hauts gradés. Deux généraux sont souvent cités et l’un s’illustrait d’ailleurs si souvent à Bohicon et ses environs avec notre compatriote philanthrope qui séjourne actuellement dans le plus grand hôtel du roi du pays. Après avoir extorqué près de cinq milliards cent vingt millions de francs CFA à un consul d’origine chinoise et basé à côté du bénin, le patron d’une des nombreuses ONG s’est découvert des talents de bienfaiteurs à nos forces armées. Modules de classes à Bembérèkè, moto aux gendarmes ; on a compris que l’argent lorsqu’il est immensément amassé et distribué à tour de bras crée des amitiés dans les plus hautes sphères de la république. De sources kaki, on apprend avec stupéfaction qu’un module de classes érigé dans une école kaki septentrionale a coûté deux montants différents. Ce fut lors de la remise très officielle du bâtiment : dans un discours, les invités apprennent que les quatre sales de classes ont coûté 270.000.000 F CFA tandis que le discours d’un autre intervenant indique simplement 300.000.000 FCFA. Comment expliquer de pareils désordres pour le montant exact d’un bâtiment ? Il faut être militaire et avoir des fréquentations douteuses pour le faire. Mais plusieurs affirment que malgré la mise en prison du cerveau et malgré des fiches mensongères précipitamment rédigées et vite envoyées pour endormir le Calife, l’affaire est trop dangereuse pour que l’on laisse passer ce gros scandale qui défraie la chronique dans les garnisons et casernes du pays. Ici aussi, on parle comme pour Emile TEGBENOU, de gardes de corps et de chauffeurs qui seraient des militaires en fonction mais mis aux services d’un présumé escroc. Où étaient les renseignements militaires pour ne pas révéler aux généraux que leur interlocuteur est un si gros poisson que recherchent nos cours et tribunaux. D’après une source diplomatique, ce Chinois serait l’ami intime d’un tout puissant patron de la sous-région avec qui, le Raïs a des relations peu commodes.
