Affaire ICC/Services : LE GOUVERNEMENT ET L’OPPOSITION JOUENT A LA COMEDIE
23 juil, 2010 | Par Guy QUENUM | Rubrique : PolitiqueLe débat tant attendu par le public sur canal 3 n’a plus eu lieu. Simplement, nos autorités invitées pour débattre sur l’affaire ICC/Services ont brillé par leurs manques de bon sens et d’engagement pour la république. De comportements indignes pour la démocratie béninoise et à déconseillés à la nouvelle génération. Candide Azannaï, Marcel De Souza et Epiphane Quenum ont simplement boycotté le débat de Canal 3 relatif à l’éclaircissement de l’affaire qui défraie actuellement la chronique, l’affaire ICC/services. Ces trois personnalités sur les plateaux de Canal 3 n’ont pu amorcer un débat franc. Ne pouvant contenir les amertumes et les bassesses politiques dont ils ont fait montre jusque là, ceux-ci se sont lancés dans des injures et jurons de toute nature. Désolation et abomination pour notre pays, n’est-ce ? Epiphane Quenum déserte le forum Epiphane Quenum, ancien secrétaire général de la commission permanent de supervision (CPS/Lépi) était invité comme représentant de l’Union fait la Nation (UN). Face à ses interlocuteurs, l’homme de la liste électorale permanente informatisée tendancieuse a simplement claqué les portes de Canal 3 comme il en a l’habitude s’agissant de débats houleux. Les arguments avancés par celui-ci se résume au fait que l’équipe de Canal 3 participe au bâillonnement de la liberté d’expression et par conséquent au bâillonnement de la presse en ne diffusant pas la récente déclaration du candidat unique de l’Union fait la Nation en la personne de Me Adrien Houngbédji. En effet, Epiphane Quenum n’est pas content des agissements du camp de la mouvance qui fait du dossier Icc/Services un patrimoine personnel qui ne saurait tolérer l’intervention de l’opposition qu’on taxe de tous les maux. Cet acte incongru qui consiste à voiler la vérité au peuple selon l’ancien secrétaire général de la Cps/Lépi est simplement la preuve que la presse n’est pas libre dans notre pays. Sur ce, l’homme après avoir donné ses leçons aux journalistes de Canal 3, claqua les portes sur fonds de grognes et de colères. Un Candide Azannaï Impatient et grossier La honte. C’est le mot qu’il convient d’utiliser pour qualifier la réplique sanglante du ministre de l’industrie, Candide Azannaï à son interlocuteur démissionnaire. Un flot de paroles déplacées avec des analyses biaisées qui ne tiennent pas la route de la part du ministre en courroux. D’après lui, l’opposition n’a aucune leçon à donner à quiconque puisque l’affaire ICC/Services qui pourfend est née à Adjarra, village natal du candidat unique de l’Un. C’est une raison que la paille a prit feu à la barbe et au nez de l’opposition qui passe son temps pour des récupérations politiques selon Azannaï frustré de la situation et du geste indigeste d’Epiphane Quenum. Comme se mélangeant les pédales, Candide Azannaï s’en prend aussi à la presse nationale qui collecte des données fausses qui ne sont pas de nature à arranger les choses. Alors que c’est une photo illustrative du génie de la bande à Tégbénou qui a été demandé par Marcel De Souza lui-même, Candide Azannaï s’en prend faussement à la presse nationale en tenant des propos déplacés indigne d’un ministre d’une République sérieuse comme la notre. Heureusement qu’il a rencontré plus fort que lui en la personne de Malick Gomina qui l’a remis à sa place. Preuve qu’on n’a pas d’exemple politique dans notre pays Marcel De Souza culpabilise l’opposition Marcel de Souza, conseiller spécial du chef de l’Etat aux affaires monétaires et bancaires a reconnu la responsabilité partagée du gouvernement dans cette affaire ; « On a tous manqué de vigilance » a-t-il dit avec regret. C’est cela qui a justifié le retour à un débat pacifique sur Canal 3 entre les hommes de presse et les deux autorités représentantes le régime du changement. Pour Marcel De Souza, personne ne peut dire qu’elle n’a pas été dupée par la bande à Emile Tégbénou même l’opposition qui crie à tue-tête. En effet, pourquoi les opposants si vigilants qui sont n’ont pu alerter l’opinion publique en son temps. Jérôme HOUETONGBE
