50 ans d’indépendance à Porto-Novo :« C’EST LA DESOLATION TOTALE EN MATIERE DE CONSTRUCTION DE VOIE » DIXIT OCENI MOUKARAM
23 juil, 2010 | Par Guy QUENUM | Rubrique : A la une, Actualité nationale
Porto-Novo n’est pas visiblement prêt pour abriter le cinquantenaire de l’accession de notre pays à la souveraineté suprême. C’est ce constat désolant qui a poussé le maire de la ville de Porto-Novo à fustiger la politique de deux poids deux mesures du gouvernement face aux grands travaux toujours en cours dans la cité des Ainonvi. Ce n’est que la preuve que le changement a échouée sur tous les plans.
A moins d’une semaine de l’évènement fatidique, Porto-Novo est toujours en chantier. Rien ne laisse entrevoir la réussite de cette liesse nationale dans un tel décor. Ceci a frustré Océni Moukaram qui parle de retard dans le lancement des travaux, retard dure au gouvernement qui n’a pas mis les fonds à la disposition des entreprises en charge de ces chantiers. Pour celui-ci, c’est une désolation et une tristesse de savoir que la ville capitale censée abriter les manifestations est encore a genou à quelques heures des évènements. Les nombreuses voies ouvertes ça et là sont laissées à cause de manque de fonds pourtant alloués à l’opération par la Boad aux dires du maire de Porto-Novo. Il condamne l’opération de charme du ministre de l’urbanisme et de l’habitat, François Noudégbèssi qui ignore la date de livraison des chantiers. C’est une fuite de responsabilité de parler en ces temps selon Océni Moukaram. En effet, il est inadmissible pour le maire de faire le forcing sur les entrepreneurs qui n’ont perçu aucun franc pour la réalisation des travaux. A part la société Adéoti qui a reçu deux milliards sur un travail de huit, aucun fonds n’est rentré en possession des autres entreprises. Pis, l’axe qui doit abriter les défilés militaires et civils est toujours en cours d’exécution selon Océni Moukaram qui invite les populations à s’associer à la mairie pour la fête. Car malgré le retard dans les travaux, Océni Moukaram juge que la fête sera totale dans la cité des Ainonvi. Pour parvenir à cette fin, des caravanes culturelles sont organisées à travers la ville pour la grande mobilisation des populations sans qui la fête n’aura aucun sens. Pour Océni Moukaram, c’est la seule façon de marquer le cinquantenaire à Porto-Novo dans cette atmosphère morose orchestrée par le régime du changement qui n’achève pas ce qu’il amorce.
Jérôme HOUETONGBE
