Distribution des hangars et de boutiques au marché Dantokpa : QUAND DES AGENTS DE SOGEMA ESCROQUENT LES FEMMES DE TODOMEY : (LE DG JOSEPH TAMEGNON ET MARCELLIN SALAKO INTERPELLES)

10 Juil, 2010 | Par | Rubrique : Actualité nationale

Suite aux travaux de réfection de la branche Todomè du marché Dantokpa, des agents de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema) ont annoncé aux femmes vendeuses de de cette zone qu’il sera procédé à la distribution des boutiques et hangars depuis des semaines. Mais jusqu’à ce jour cette distribution n’a pas eu lieu. Pire encore, certains employés de cette société escroquent les bonnes dames en leur promettant des boutiques ou hangars.

Ce qui se passe actuellement au marché international de Dantokpo par rapport à l’attribution de boutiques et hangars aux pauvres femmes est à la limite, scandaleux. Un réseau d’escroquerie et d’imposture sans précédent s’est installé au sein des agents de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema). La chose est en train de prendre une proportion très inquiétante de telle sorte qu’on se demande s’il y a des autorités ayant en charge la gestion de ce plus grand marché du Bénin. En effet, depuis des jours les pauvres femmes ne cessent de faire le tour des bureaux de la Sogema et du marché parce qu’on leur demande chaque fois de venir recevoir leurs boutiques ou hangars. Profitant de leur misère, certains employés de la structure de tutelle les grugent en les faisant croire qu’ils pourront les aider à trouver de boutiques ou de hangars à des endroits stratégiques. Ce qui écœure encore dans cette ignominieuse affaire, c’est qu’on retrouve des noms des femmes qui ne sont même pas commerçantes figurés sur la liste des potentielles bénéficiaires des boutiques et des hangars. Dans le même temps, celles qui sont régulièrement inscrites depuis des années et qui détiennent leur carte ne retrouvent pas leurs noms sur la liste. Plus grave, les auteurs de ces actes interdisent aux femmes de les dénoncer au risque de perdre leurs hangars au profit d’autres femmes. Aujourd’hui, ces pauvres femmes qui cherchent à multiplier les micros crédits qu’elles ont pu obtenir après moult tracasseries ne savent plus quoi faire. Et pourtant, la Sogema est bien en place et continue de collecter des cotisations dans le marché sans pour autant se préoccuper de leurs difficultés et de leur condition de vie. L’Aumac de son côté ne cesse de gloser sans passer réellement à l’acte. C’est vraiment dommage et il urge que les autorités compétentes prennent ce dossier en main afin de soulager les pauvres femmes de Todomè du marché Dantokpa. Affaire à suivre…

Hubert HOUWENOU

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