Affaire placement d’argent: L’ALERTE TARDIVE DE MARCEL DE SOUZA : (REND-IL VRAIMENT SERVICE A BONI YAYI ?)

10 Juil, 2010 | Par | Rubrique : Société

L’ancien directeur de la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao, Marcel De Souza, a alerté les populations en ce qui concerne les placements d’argents en cours dans notre pays. Pour l’homme, nos populations ne doivent plus se laisser berner par de vils individus sans foi ni loi. Alerte salutaire mais dénudée de tout sens. Car elle est bien tardive surtout lorsqu’elle provient d’une autorité de cet acabit et qui connait les arcanes financières de notre pays que diable. Marcel De Souza aurait donc dû se taire.

Quelle mouche a piqué le conseiller du chef de l’Etat chargé aux affaires monétaires pour qu’il monte au créneau pour soit disant « éclairer l’opinion publique » face à la terrible situation de placement d’argent ? Cette entreprise tardive et dénudée de tout sens est l’une des preuves que le gouvernement est dépassé par les évènements. Les belles démonstrations de Marcel De Souza sur les antennes de radio Tokpa le dimanche dernier ne sont que vent de paroles parce que ne se focalisant sur aucune preuve de la neutralité du gouvernement dans cette scabreuse affaire. Pis, sur la question des œuvres sociales faites par ICC/Service appuyé par le régime, Marcel De Souza n’y voit aucun incident et loue même la perspicacité que sous-tend cette initiative. Car pour lui, toutes les actions allant dans le sens de l’épanouissement de nos populations doivent recevoir l’approbation de nos dirigeants. Voilà une réflexion indigne d’un économiste avéré de notre pays. Une opinion ignoble d’un expert économiste impuissant devant le fait accomplie. La coupe est bien pleine pour le régime du changement. Depuis que les structures de placement d’argent sont mises en déroutes par les autorités politiques, bonjours les commentaires suspicieux dans le rang des thuriféraires qui compromettent parfois le chef de l’Etat. Voulant trop bien soigner l’image du prince, certains parmi ces cauris l’enfouille encore dans le marécage boueux. Marcel De Souza ne fait-il pas partir de ces brebis galeuses qui ruinent le changement ?

Les répliques des auditeurs en courroux…

Les réactions ne s’étaient pas attendues face aux discours de l’ancien directeur de la Bceao. Les auditeurs de cette radio ont craché tel un venin leur colère sur l’auguste face de Marcel De Souza. Victime des agitations d’ICC/Service, la plupart des intervenants sur l’émission ne sont pas allés du dos de la cuillère pour moraliser l’autorité. Pour ceux-ci, il faut arrêter avec les opérations de charme et pense enfin à rembourser les épargnants spoliés. Trêve de palabres qui se versent dans l’incertitude. Pour Herman Mèton, un des intervenants, ces débats d’autorités averties de la tranche de Marcel De Souza frisent la complicité et laissent le doute dans l’esprit des populations qui n’exigent que la vérité dans cette affaire. Marcel De Souza doit donc apprendre à ses dépens.

Prince BOCO

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