Santé : LE PIMENT, UN FACILITATEUR DE LA DIGESTION
6 juil, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : SantéSelon les scientifiques, il aurait aussi pour effet de réduire les risques de cancer.
Il existe différentes variétés de piments. Des variétés qu’on peut classer du doux (poivron) au très fort. Contrairement au poivron qui est un piment de niveau 0 sur l’échelle de Scoville, une échelle qui va de 0 à 10 et permet de mesurer la force d’un piment, il existe des piments qui brûlent la gorge, même celle de ceux qui disent en être de gros consommateurs. Et c’est dans cette dernière catégorie qu’il faut classer le piment, ce petit fruit rouge ou vert de forme allongée ou arrondie utilisé comme épice dans les repas. Ingrédient de base dans les cuisines des pays tropicaux, le piment a des vertus nutritionnelles indéniables. Au-delà de sa saveur et de son arôme, cette plante de la famille des solanacées (à laquelle appartiennent aussi la tomate, l’aubergine, la courgette, la pomme de terre et le tabac), permet une meilleure digestion grâce à la capsaïne, une huile jaunâtre à saveur brûlante qui lui confère ses principes piquants.
C’est ce composé actif qui favorise l’augmentation de la production de la salive et d’autres lipides gastriques, participant de ce fait l’amélioration de la digestion. Originaire d’Amérique centrale, d’Asie, des Antilles et du nord de l’Amérique du sud, le piment, qui fut introduit en Europe à la fin du XVe siècle par Christophe Colomb, se caractérise aussi par sa richesse en vitamines (C, B1 et B2). Véritable purgatif, ses feuilles soignent les rhumatismes et les contusions. Lorsque ces feuilles sont transformées en poudre, elles ont une action antiparasitaire. Tandis que les graines, frottées sur une plaie ou une blessure, agissent comme un antiseptique et un cicatrisant. Des études menées en Occident révèlent que le piment réduirait les risques de cancers chez l’Homme.
Pour comprendre la force des piments, des scientifiques ont étudié des plants sauvages de piments et ont abouti à la conclusion suivante : la force du piment dépend de la densité des attaques de ses «ennemis». Autrement dit : «Quand les insectes sont nombreux, les plants sont plus souvent pimentés. Et quand les attaques de champignons se multiplient, ils sont encore plus piquants».
A contrario, expliquent ces chercheurs, «sans nuisible, les piments sont plus doux». Certaines personnes refusent de consommer du piment sous prétexte que cela leur provoque des «maux d’estomac». Et lorsqu’elles en mangent par inadvertance par exemple, elles se précipitent pour boire un verre d’eau. Or, apprend-on, boire de l’eau est inutile car la capsaïcine est hydrophile, c’est-à-dire qu’elle absorbe de l’eau comme le ferait un coton. Il est plutôt conseillé de boire du lait dont le composé actif (la caséine), neutralise l’action du composé chimique du piment sur les récepteurs de la douleur.
