Recrudescence de l’insécurité au Bénin : A QUAND LA FIN DES BRAQUAGES REPETES DANS LA VILLE DE COTONOU ?
6 juil, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : ManchetteProgressivement, les habitants de la capitale économique du Bénin commencent par s’accoutumer au phénomène des braquages. En moins de dix jours, les malfrats ont frappé à plusieurs coins de Cotonou sans être inquiétés. Les victimes se comptent à travers la ville et aucun signe ne vient apaiser la peur des uns et des autres.
Les derniers coups de feu des bandits qui ont confirmé la recrudescence de l’insécurité au Bénin, particulièrement à Cotonou, avaient commencé le vendredi 25 juin dernier aux environs de 19H. La cible de ces braqueurs était le véhicule 4X4 de marque TOYOTA du responsable d’une entreprise qui s’occupe de la fourniture de l’énergie électrique. Curieusement aussi paradoxal que cela puisse paraître, les attaques des malfrats s’exécutent à quelques encablures des commissariats de police ou simplement de la direction générale de cette même police. C’est ainsi que ce vendredi 25 juin, ils ont osé opérer dans une rue qui vient juste après celle qui abrite la plus grande maison d’arrêt de notre pays. Sans aucune résistance, ces hommes sans foi ni préceptes, si ce ne sont leur seule volonté de s’enrichir en nuisant aux autres ont tiré pendant tout le temps qu’ils avaient voulu. Heureusement, ils n’avaient pu emporter le véhicule à cause du système de sécurité installé sur ce véhicule haut de gamme. Toujours ce même vendredi, les malfrats s’étaient fait signaler au carrefour dit des trois banques où ils auraient pu réussir leur coup en partant avec un autre véhicule 4X4. Plus tard, on apprendra que les bandits avaient opéré le même jour à Cadjèhoun avant de sévir le lendemain samedi. Jeudi dernier encore, c’est le véhicule de fonction de l’ambassadeur du Ghana près le Bénin qui lui a été arraché par des braqueurs au Hall des arts en plein cœur de Cotonou.
Lorsqu’on sait que le Bénin est toujours reconnu pour être un pays de paix de stabilité, il devient difficile de croire que ces actes soient presque désormais du quotidien de chacun de nous. Ils sont dorénavant nombreux et le nombre s’accroît, à ne plus avoir le courage de sortir nuitamment avec leur véhicule, surtout quand celui-ci est un haut de gamme. Est-ce lors des braquages d’étrangers ou de diplomates que la hiérarchie doit donner de la voix ? Il convient de rappeler aux autorités en charge de la sécurité que la lutte contre l’insécurité doit se faire sentir tout comme ses coreligionnaires le sentent à leurs côtés. Ministre de la sécurité d’abord et des cultes après. Dans ce combat, on sait à quel point les éléments sont déterminés à affronter les bandits. Mais il faut approcher les policiers pour découvrir leur état d’âme. Pour la plupart, on pourrait dire sans trop se tromper qu’ils ont le moral dans les talons et veulent qu’on leur accorde plus d’attention. On ne le dira jamais assez : notre police est malgré tous les efforts fournis par les gouvernants l’une des mal équipées de la sous régions. Est-ce connaissant ces réalités que les malfrats provoquent notre police ? Incontestablement, le directeur général de la police nationale qui connaît sa troupe et qui est un fonctionnaire professionnel se doit d’amener le ministre chargé de la Sécurité publique à plus d’esprit de suite afin de redonner espoir au peuple béninois car parfois on a l’impression que certaines promesses ne sont pas respectées et il serait plus approprié que comme les militaires, les policiers soient d’équipements aussi modernes.
Luc Bodjrènou
