Vie des médias au Bénin : CE QUE LE PATRONAT NATIONAL DE LA PRESSE DU BENIN REPROCHE A LA HAAC
5 juil, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : Manchette
Le Patronat national de la presse du Bénin (PNPB) a donné de la voix hier mercredi 30 juin 2010 au Codiam à Cotonou. Au cours de cette sortie médiatique, ce grand creuset a dénoncé l’ambiance nocive qui prévaut actuellement entre la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication (Haac) et les promoteurs d’organes de presse béninois.
Les audiences publiques. Les dernières décisions de la Haac. Les questions relatives à ces deux sujets majeurs inhérents à la vie des médias au Bénin ont été largement creusées et débattues à la satisfaction de la multitude de journalistes présente à la conférence de presse organisée par les patrons de presse regroupés au sein du creuset dénommé » Patronat national de la presse du Bénin « . C’était hier à Cotonou. En effet, s’agissant du premier point, Aboubacar Takou et les autres promoteurs d’organes de presse ne sont pas allés du dos de la cuillère pour s’indigner contre ce qu’ils appellent » procédure de plus en plus enfermée dans la logique d’humilier les responsables d’organes de presse » instaurée par les responsables de la Haac. Pour ceux-ci, l’actuelle Haac, avec les audiences publiques, a poussé le bouchon un peu plus loin en prononçant la suspension de la radio Capp Fm et un organe de presse écrite tout en proférant des menaces à d’autres. Abordant les préoccupations liées aux dernières décisions de la Haac, les conférenciers ont estimé qu’en tant qu’institution de régulation, la Haac devrait avoir avec eux des relations de courtoisie et de partenariat empreintes de respects mutuels. A les écouter, ils ne savent pas pourquoi cette institution n’a pas saisi le Procureur de la République et le ministère de l’Intérieur pour obtenir la liste des organes en règle au lieu de les soumettre à des vaines tracasseries. Par rapport à la décision N°10-031/Haac du 16 juin 2010 portant interdiction de la campagne électorale médiatique précoce, le PNPB voit que l’institution que dirige Nata a édicté de nouvelles règles d’ordre public et donc, se substitue au législateur au grand dam des textes de la République. Suite à l’exposé liminaire, les questions des professionnels des médias et les réponses du patronat ont permis aux uns et aux autres de comprendre clairement la position du PNPB par rapport à ces deux sujets qui continuent de défrayer la chronique dans notre pays.
Hubert HOUNWENOU
