spéciale coupe du monde Afrique spéciale coupe du monde afrique du sud 2010 : NADIR BELHADJ : » IL FAUDRA ATTAQUER CONTRE LES ETATS-UNIS «
25 juin, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : Dossier, SportLe latéral gauche Nadir Belhadj est l’un des éléments en forme de l’équipe d’Algérie durant cette Coupe du monde 2010. Après le nul 0-0 contre l’Angleterre, le joueur de Portsmouth et ses coéquipiers peuvent encore se qualifier pour les 8es de finale. Mais pour cela, il faudra marquer et battre les Américains mercredi 23 juin à Pretoria.
Comment allez-vous vous y prendre pour gagner face aux Etats-Unis, sachant que vous n’avez pas marqué lors des deux premiers matchs ?
On va bien travailler. Et puis nous allons récupérer Kader (Ndlr, Abdelkader Ghezzal), c’est un très bon élément. De toutes façons, on n’a rien à perdre. Il faut qu’on joue pour l’attaque. Contre l’Angleterre, on a fait un bon match dans l’ensemble et il faut continuer dans cet état d’esprit.
Qu’est-ce qui vous a manqué pour battre les Anglais, alors que vous avez dominé ?
Le but. On a pris plus de risques, on a frappé mais ils ont contré nos tirs. Maintenant, il faut qu’on adresse plus de centres à nos attaquants. Karim Matmour était isolé, seul devant. On va jouer avec deux attaquants contre les Etats-Unis. Ce sera un match important pour eux aussi. On va tout faire pour gagner mais, pour le moment, priorité à la récupération car on est tous fatigués.
Contre l’Angleterre vous êtes un peu moins monté que d’habitude. Aviez-vous des consignes ?
En première mi-temps j’avais face à moi Aaron Lennon, un joueur que je connais très bien. C’est un très bon joueur, il va très vite et je ne voulais pas prendre de risques car il y avait aussi Glen Johnson. Il fallait être prudent. Même Glen Johnson a été prudent. Ce que j’ai pu apporter à mon équipe, je l’ai apporté.
Comment avez-vous trouvé les Américains ?
Pour moi, c’est une très bonne équipe. Ils sont revenus de 0-2 à 2-2contre la Slovénie. Je pense en plus qu’ils marquent un troisième but valable car le joueur (Ndlr, Maurice Edu) n’était pas hors-jeu. Moralement, ils sont costauds, physiquement aussi. Ils ont une très bonne équipe, ça va être un bon match contre eux.
Vous allez jouer à Pretoria. Appréhendez-vous ce déplacement ?
Pas spécialement. On a déjà bougé durant ce Mondial 2010 (Ndlr : Installés à Durban, les Algériens ont joué à Polokwane contre la Slovénie et au Cap contre l’Angleterre). On est revenu au camp de base mais on va être heureux de bouger. Pretoria, on est déjà venu. C’est un très bon terrain. Et l’an dernier, c’est là que les Etats-Unis ont perdu contre l’Italie en Coupe des Confédérations (Ndlr, défaite 3-1).
L’altitude peut-elle changer quelque chose ?
Nous, on s’est préparé en altitude (Ndlr, Pretoria est situé à 1380 m). Toutes les équipes se sont préparées en altitude. Je pense qu’on va être prêt.
Le plan de jeu va-t-il être le même contre les Américains que lors des deux matchs précédents ?
Il faut demander au coach mais on jouera sans doute avec deux attaquants car nous avons l’obligation de marquer.
Vous attendez-vous à une grosse opposition sur le plan physique ?
Oui, mais je pense aussi que ça va jouer technique. Ils ont des joueurs qui jouent bien au ballon. Contre les Anglais aussi, c’était physique. Si on joue bien au ballon, il y a la possibilité de faire une bonne performance contre cette équipe américaine.
Tous propos recueillis par Christophe Carmarans à Durban.
Brésil-Côte d’Ivoire 3-1 au premier tour de la Coupe du monde 2010 de football
Le Brésil s’est qualifié pour les 8e de finale du Mondial-2010 à la faveur de sa victoire 3 à 1 contre la Côte d’Ivoire, qui lui garantit une des deux premières places du groupe G, dimanche au stade Soccer City de Johannesburg. Lors de la dernière journée de ce groupe, vendredi, le Brésil affrontera le Portugal à Durban (14H00 GMT). A la même heure, la Côte d’Ivoire jouera contre la Corée du Nord à Nelspruit
L’équipe de France refuse de
s’entraîner en soutien à Anelka
Le psychodrame de l’équipe de France de foot en Afrique du Sud se poursuit. Nouveau rebondissement ce dimanche 20 juin 2010 au lendemain de l’exclusion de Nicolas Anelka. Pour protester contre cette décision, les joueurs ont refusé de s’entraîner cet après-midi. L’épilogue de ce drôle de feuilleton n’est pas connu. Les joueurs se sont mis en grève. Ils l’ont annoncé dans un communiqué lu par Raymond Domenech lui-même.
Ce communiqué a été lu devant la presse après une quarantaine de minutes de discussions entre Raymond Domenech et les joueurs. Ils étaient déjà tous remontés dans leur bus garé près de la pelouse d’entraînement après avoir passé une petit quart d’heure à signer des autographes, et seulement des autographes, au public venu les voir. Les joueurs avaient décidé de faire grève afin de protester contre l’exclusion de Nicolas Anelka pour ses propos injurieux envers Raymond Domenech à la mi-temps de France-Mexique. » Exclusion, estiment-ils, prononcée sans les avoir consultés et sans avoir laissé au joueur la possibilité de s’exprimer lui-même « . Le mouvement, semble-t-il, a surpris l’encadrement. Un premier incident a d’ailleurs éclaté alors que les joueurs signaient des autographes. Le capitaine Patrice Evra et le préparateur physique Robert Duverne ont eu une sérieuse altercation sur le terrain, obligeant même Raymond Domenech en personne à venir les séparer. Puis au moment où les joueurs remontaient dans le bus pour observer ce mouvement, Jean-Louis Valentin, le directeur délégué auprès des équipes de France, furieux du geste annoncé de l’équipe, a quitté précipitamment la pelouse et a annoncé dans la foulée qu’il allait démissionner de ses fonctions. Une première réaction de la Fédération a été annoncée ce soir par le biais d’un autre communiqué : » Elle prend acte, dit la Fédération, avec consternation, de ce mouvement qualifié d’inacceptable » et annonce » la convocation d’un Conseil fédéral dès la fin du parcours des Bleus dans ce Mondial « .
Alain Giresse : » Les équipes africaines manquent d’expérience et de maturité «
Alain Giresse, ancien milieu de terrain des Bleus, demi-finaliste de la Coupe du monde 1982, est présent en Afrique du Sud. Ce connaisseur du football africain – il a entraîné le Gabon et se trouve actuellement à la tête des Aigles du Mali – pose un regard sans concession sur le début de la compétition.
Que vous inspire ce début de Mondial ?
Je trouve que les matchs sont fermés, en général. Il y a vraiment des systèmes très hermétiques. On bloque, on essaie de se préserver plutôt que d’aller chercher un résultat par le jeu, la construction, l’offensive. Cela ne concerne pas toutes les équipes, mais c’est le sentiment que j’ai sur ces premières rencontres.
Quelles équipes vous ont-elles séduit ?
Quand on voit l’Argentine jouer, ou même la Corée du Sud et le Ghana, ou encore les Suisses qui ont déjoué la faveur du pronostic, il y a des choses intéressantes. Mais il faut que tout ça se décante et que progressivement cette Coupe du monde soit lancée. On en est encore qu’au début.
On attend beaucoup des équipes africaines. Les jugez-vous capables de passer le premier tour ?
Même si elles font bonne figure, elles vont devoir batailler pour passer le premier tour. De plus, une équipe comme la Côte d’Ivoire n’a pas de chance en tombant dans un groupe très difficile. Les équipes africaines, pour moi, manquent encore d’expérience, de maturité et, pour certaines, d’un peu plus de joueurs de talent pour espérer jouer les premiers rôles.
Quelles équipes ont-elles la faveur de vos pronostics ?
On sait que les grosses nations répondront toujours présentes. Je ne vois pas une équipe inédite au rendez-vous. On tombera sur les équipes que l’on connaît déjà à ce niveau-là. Je ne vois pas dans le dernier carré une équipe participer pour la première fois aux demi-finales. On va rester dans les équipes habituelles.
Samuel Eto’o : » On a tout donné «
La déception était immense, samedi soir à Pretoria, dans le camp camerounais, à l’issue d’une défaite face au Danemark (1-2), synonyme d’élimination au premier tour pour les Lions. Ils affronteront les Pays-Bas, jeudi, pour l’honneur. Réactions forcément à vif…Samuel Eto’o :
» On pensait qu’on avait notre mot à dire dans cette compétition. C’est dommage parce qu’on a manqué de réussite ce soir. On s’est créé pas mal d’occasions où on aurait pu casser le match en première période. Il faut maintenant terminer dans la dignité, surtout pour le peuple camerounais, même si c’est difficile.
» Quand vous perdez, c’est qu’il y a des erreurs. Il y en a toujours, même parfois quand vous gagnez. Il y en a eu lors du premier match, il y en a eu aujourd’hui. Mais on a joué et on donné tout ce qu’on avait à donner. «
» On est mort ! «
Sébastien Bassong :
» C’est une grosse déception, je suis un peu désabusé. C’est dur. Ça casse les jambes, ça casse le corps, ça tue. On est mort ! C’est un très gros gâchis. J’accuse encore le coup, je ne peux pas vous donner les raisons de ce gâchis. C’est un tout, plein de petites choses qui ont fait qu’aujourd’hui on n’a pas réussi à gagner et à passer le premier tour. Peut-être qu’on doit se remettre en question. Maintenant, c’est fini. On va essayer de regarder devant, il y a des échéances à venir, on va essayer de faire mieux, tout simplement. «
Hamidou Souleymanou :
» Nous avons fait le jeu, mais c’est le Danemark qui a gagné. Nous sommes vraiment très déçus de nous-mêmes. La réussite nous a manqué. On s’est procuré pas mal d’occasions de but mais on n’a pas pu les concrétiser. C’est dommage.
» Comme vous l’avez vu, il y a eu une défense qui a lâché de temps à autre. Il faut aussi avouer que l’adversaire était plus chanceux que nous. Mais le regret porte sur le premier match. On s’y est mal pris face au Japon, c’est ça qui fait qu’aujourd’hui nous sommes très déçus de nous-mêmes, car ce premier match, on aurait dû mieux le négocier. «
Affaire Anelka: La presse étrangère en parle aussi
» C’est pratiquement suivi minute pas minute par les Algériens compte tenu de la proximité de nos deux pays. Cela nous intéresse car nous risquons peut-être de vivre la même chose. On peut toujours tirer des enseignements de ce qui arrive aux autres. Cela dénote toute l’attention qui a entouré la préparation à la Coupe du monde de l’équipe de France. La défaite contre le Mexique n’a pas arrangé les choses. C’est dommage d’assister à des scènes pareilles. C’est un mauvais exemple et ce n’est pas bon pour le football mais ce n’est pas surprenant. Quand un entraîneur est isolé, automatiquement, il perd tous les soutiens. Compte tenu des résultats à ce Mondial 2010, en équipe de France, c’est du chacun pour soi. Cela dit, si mes souvenirs sont bons, quand le sort de Domenech a été discuté en Conseil Fédéral, il y a des cadres de l’équipe de France qui ont milité pour son maintien. J’ai quand même été surpris de la façon dont cette affaire a été gérée et je trouve que, dans les moments difficiles, chacun doit garder sa raison et garder aussi à l’esprit l’image qu’il véhicule. Nous avons un peu connu le même problème il y a quatre mois à la CAN en Angola et le joueur (Ndlr, Khaled) a été renvoyé chez lui. « Ce communiqué a été lu devant la presse après une quarantaine de minutes de discussions entre Raymond Domenech et les joueurs. Ils étaient déjà tous remontés dans leur bus garé près de la pelouse d’entraînement après avoir passé une petit quart d’heure à signer des autographes, et seulement des autographes, au public venu les voir. Les joueurs avaient décidé de faire grève afin de protester contre l’exclusion de Nicolas Anelka pour ses propos injurieux envers Raymond Domenech à la mi-temps de France-Mexique. » Exclusion, estiment-ils, prononcée sans les avoir consultés et sans avoir laissé au joueur la possibilité de s’exprimer lui-même « . Le mouvement, semble-t-il, a surpris l’encadrement. Un premier incident a d’ailleurs éclaté alors que les joueurs signaient des autographes. Le capitaine Patrice Evra et le préparateur physique Robert Duverne ont eu une sérieuse altercation sur le terrain, obligeant même Raymond Domenech en personne à venir les séparer. Puis au moment où les joueurs remontaient
Andrei BODROV (Sovietsport, Russie)
» Nous avons connu ce même genre de problème entre Alexander Mostovoï et le sélectionneur Georgi Yartsev lors de l’Euro 2004 au Portugal. Il avait été exclu de l’équipe et était rentré chez lui en taxi car à l’époque il habitait à 30 km (Ndlr Mostovoï évoluait alors au Celta Vigo en Espagne). Mais après, cela avait fini par s’arranger. Yatsev avait dit : » Je t’aime Mostovoï » et le joueur avait répondu » Moi non plus « . Nous sommes frappés par l’affaire Anelka, pour nous c’est un grand scandale. Nous y consacrons deux pages et demie dans notre édition d’aujourd’hui. C’est la première fois que nous accordons autant de place à l’équipe de France. Je trouve normal que Jean-Pierre Escalettes, le président de la FFF, ait décidé d’exclure Anelka de l’équipe. «
Emmanuel Gustave SAMNICK (Ndamba, Cameroun)
» Nous avons nos propres problèmes mais c’est bien sûr une affaire que nous suivons de près car elle nous amuse beaucoup. Au Cameroun, nous avons tous été surpris du maintien de Raymond Domenech à la tête de l’équipe de France après l’échec cuisant de l’Euro 2008. Que la Fédération ait décidé que le meilleur choix c’était de maintenir Raymond Domenech et qu’elle échoue de cette façon après la mise à l’écart de joueurs comme Karim Benzema et Samir Nasri, on se dit que c’est la suite logique. Quand on ne prend pas les bonnes décisions au bon moment, on abouti à ce genre de résultat. L’équipe de France va mal, elle aurait dû soigner son mal qui était d’avoir un mauvais sélectionneur. On aurait peut-être mieux fait de gérer tout cela en famille. J’ai vu que l’on avait demandé à Nicolas Anelka de présenter ses excuses à l’entraîneur et à ses coéquipiers et qu’il a refusé. Il est donc normal qu’il soit exclu mais pour moi cette affaire est le résultat de la collusion entre une Fédération entêtée et son coach entêté. On se retrouve avec une équipe sans âme et sans idée. Je suis sûr que France 98 avait des problèmes plus grave en interne mais que cela n’est pas sorti parce que l’équipe gagnait. «
Veronica SARDON (DPA/ Espagne)
» En Espagne, on n’est pas trop surpris. On connaît Anelka, il a joué au Real Madrid. Il a connu quelques problèmes aussi. Dans pratiquement toutes les équipes où il a joué, sauf Chelsea peut-être, il a eu des problèmes. Et puis l’entraîneur, Domenech, est un personnage difficile. Donc les médias espagnols ne sont pas trop surpris. Quand les choses ne marchent pas sur le terrain, c’est ce qui arrive. Cela occupe pas mal de place dans les médias espagnols car c’est quand même rare, un joueur qui se fait exclure d’une équipe pendant la Coupe du monde. Cela n’est jamais arrivé en équipe d’Espagne à ma connaissance, du moins pas des conflits ouverts comme celui-là. La Fédération française a fait la seule chose qu’elle pouvait faire, une fois que l’incident a été connu. Les divisons au sein de l’équipe de France, on les connaissait avant et peut-être qu’ils auraient dû agir avant. Domenech suscite la polémique depuis des années déjà et je ne sais pas si c’était la meilleure chose de le garder. Cet incident ne fait que refléter les divisions au sein de cette équipe. Il y a un problème avec Anelka, il y a des problèmes entre Domenech et les joueurs et des problèmes entre les joueurs eux-mêmes. Ce sont des problèmes qui ne datent pas d’hier et qui existent toujours. Mais cela ne m’étonne pas que les joueurs cherchent à, savoir qui a » trahi » le groupe en dévoilant ce qui s’est passé dans le vestiaire. «
