2 juin, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : No comments
A – Un disciple de St Mathieu refuse de jouir de ses droits à la retraite
Alors que l’institution traverse l’une de ses crises les plus féroces et que des réformes sont engagées, un colonel bon teint et membre de la commission chargée de procéder au toilettage des textes vient de poser un acte ridicule. Officier de l’administration chargée de percevoir les droits de porte au profit du trésor public, ce dernier sent que le moment s’approche à grands pas pour qu’il aille faire valoir ses droits légitimes à une retraite bien méritée. Mais pour des raisons que personne ne comprend jusqu’à ce moment, l’homme prend sa plume et pond une correspondance demandant à l’argentier national de lui permettre de continuer par servir sa nation au sein de cette commission. Comme arguments, ce disciple évoque ses propres qualités et surtout le vide que son départ créerait pour l’accomplissement des tâches assignées à cette commission. On croit rêver ! Comment un être humain peut-il s’estimer indispensable à L’Etat ? La chose paraît surréaliste, mais absolument vraie. Pour le collectif de ses camarades, le rire rivalisait avec la moquerie lorsque la nouvelle est revenue dans cette administration où l’intéressé n’a pas laissé d’assez bons souvenirs lors de ses passages dans les unités de répression contre la fraude. Tellement qu’il s’était montré hautain voire arrogant que plus personne tant dans cette corporation que parmi les usagers ne veut le voir exercer une journée de plus que ses jours normaux. En clair, son image en déclin depuis longtemps ne lui permettra point d’assouvir ce tout dernier désir qui est celui d’obtenir un contrat supplémentaire de deux ans afin de continuer par travailler au sein de la commission chargée de rédiger un nouveau code des douanes.
B – Colère des bailleurs de fonds à cause de l’impunité
Plusieurs sources diplomatiques évoquent le mécontentement de ceux qui injectent l’argent de leurs contribuables dans le budget national. La raison de cette saine colère tient simplement du fait que la lutte contre le plus redoutable des fléaux qui ruinent nos économies est totalement reléguée au second plan. Pour être plus précis, il est mieux de parler de coup d’arrêt à cette lutte. Pour la plupart de ces diplomates, le confusion et le doute ont fini par laisser la place à une grave certitude : le régime en place n’en veut plus. Pour ce qui concerne la lenteur de l’appareil judiciaire, ce ne serait qu’un vilain alibi dont se servent les gouvernants pour masquer leur manque de volonté à donner tout afin que la corruption se réduise. Les quelques rares cas d’arrestations ne seraient que des règlements de compte sur fond de politique politicienne car les plus gros poissons sont bien connus aujourd’hui sans que nul ne veuille les inquiéter. Toutes les organisations qui luttent contre le mal ne cessent de le dénoncer sans écho favorable de la part des réels décideurs qui se satisfont de la gangrène. Pour cette raison, des réflexions sont en cours afin d’examiner une nouvelle issue pour l’économie béninoise. De quelques indiscrétions, il ressort que les bailleurs de fonds sont sur le point de préférer un autre « cheval » pour mener à bien cette révolution tant nécessaire. C’est dire donc que plusieurs options sont ainsi ouvertes pour tous ceux qui pourront
