31 mai, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : No comments
A – Crise interne latente chez les Houézèhouè !
Pendant que le Canadien de l’hôtel tient à avoir un engagement écrit de toute la classe politique du sud le faisant un futur président de la république, on découvre également que sa famille politique ne le soutient pas du tout dans cette aventure dénuée de tout fondement scientifique ni historique. Pour la plupart de ces militants qui ne veulent qu’aucun n’engagement ne fasse du fiston d’Hercule un futur prégo, ils évoquent un argument simple. Si le Petit Mussolini est aujourd’hui là où il est c’est parce qu’il est pour l’heure le seul capable dans son ère géographique à rallier le plus de voix. Ses pairs l’ont d’ailleurs reconnu sans hésitations. Pour plusieurs personnes, il est indéniable que le Canadien de l’hôtel de ville a joué un rôle comme tous les autres grands leaders qui ont accepté de sacrifier leur égoïsme respectif. Il est pour toutes ces personnalités inacceptable que l’héritier veuille, à lui tout seul, vouloir recueillir tout le bénéfice du travail qu’accomplira en cinq ans ce conglomérat politique. D’ailleurs, la critique que lui font ces pourfendeurs est que nul ne sait encore qui sera le porte flambeau de leur parti dans plus de dix ans. Il est également à faire remarquer que toutes les manœuvres du fiston tendant à brouiller la piste sont aussitôt dénoncées aux partenaires de l’union. Le fiston a donc grand intérêt à se faire accepter par toutes les tendances qui existent au sein même de sa propre famille politique puisque son aura est en déclin. Sa dernière sortie qui devrait être un événement devint plutôt une illustration de cette descente aux enfers de celui qui voulait mettre l’union à son service par le biais d’un engagement écrit. A cette allure, on sait dors et déjà que le partie ne sera pas aisée pour le Canadien de l’hôtel de ville qui apprendra à se battre sans ses géniteurs et surtout face à des politiciens bien formés et habitués aux nuits des longues couteaux.
B – Boycott du Port de Cotonou par les Nigériens
Suite à la décision du gouvernement béninois de mettre systématiquement à la consommation certaines marchandises importées hors du continent, une association des importateurs et commerçants nigériens viennent de prendre une décision dont les conséquences affaibliront les recettes fiscales béninoises. Non seulement les recettes fiscales et douanières vont absolument baisser, les activités dans le secteur portuaire risque de connaître un ralentissement qui ira jusqu’à l’amenuisement des recettes issues de ce secteur. On comprend là que les événements passés n’ont pas encore édifié les autorités béninoises qui savent à quel point le bénin a besoin des importations nigériennes pour encaisser d’énormes ressources financières au Port. Autrefois, le Raïs fut contraint d’aller faire le salamalec au-delà du fleuve Niger avant que ces mêmes importateurs ne reviennent sur une décision similaire. Il y a à peine dix mois. Avec sa diplomatie qui bat sérieusement de l’aile, on imagine comment le Raïs dénouera cette nouvelle crise à l’heure où les hommes en kaki n’auraient pas une bonne impression de lui. D’après les plus avertis, les nouveaux hommes forts qui règnent sur les rives du Niger n’ont pas envie de s’allier à quelqu’un qui a noué une amitié suspecte avec le fossoyeur de leur démocratie naissante. Pour ce faire, le Raïs aura fort à faire pour calmer cette nouvelle dont les errements de son régime lui aurait fait le bénéfice.
