Conseil Confédéral Extraordinaire de la CGTB : PASCAL TODJINOU FAIT LE PROCES DU REGIME YAYI
31 mar, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : Société
La salle de conférence du centre ouvrière de la confédération générale des travailleurs du Bénin sis à Ganhi, a servi de cadre, au conseil confédéral extraordinaire de la CGTB. Ce conseil confédéral se tient à une période particulièrement difficile pour notre pays, le Bénin, pour les organisations syndicales crédibles et pour l’économie nationale.
A en croire Pascal Todjinou, les participants devraient placer ce conseil sous le signe de la médiation, de la réflexion et enfin de la mobilisation. Ainsi, cela leur permettra d’apprécier la manière dont notre pays, le Bénin, est géré afin d’envisager les stratégies nouvelles à utiliser, pour que les luttes syndicales gagnent en efficacité, face aux dérapages actuellement orchestrés par les ennemis du peuple. «L’heure est grave. Elle est, à la limite, cruciale» à déclarer au passage Pascal Todjinou, avant de préciser qu’en jetant un regard objectif, indépendant et sans passion sur la situation économique, sociale et politique de notre pays, on se rend compte que sur le plan économique, la descente aux enfers a commencé de façon vertigineuse. La caisse de l’Etat devient de plus en plus vide du fait de l’indiscipline budgétaire actuellement observée, laissant les travailleurs dans une psychose générale qui rappelle une période qu’on croyait révolue. Au plan social, c’est l’émergence de la catastrophe également. En somme, le mécontentement est général, la colère s’installe partout, s’intensifie et l’explosion sociale est en train d’atteindre un niveau regrettable. Ainsi, sur près de 30 ministères, au moins 18 sont en mouvement de grève et certains se préparent à entrer dans la danse, a martelé Pascal Todjinou. Les secteurs les plus touchés actuellement sont surtout l’éducation, la santé et l’agriculture. Face donc aux cris de détresse émis par les travailleurs et les populations, le gouvernement du Président Boni Yayi reste très insensible. Il préfère souvent faire le bonheur d’une minorité au détriment de la grande majorité, qui croupit aujourd’hui dans des conditions misérables a déclaré le secrétaire générale de la CGTB, Pascal Todjinou à l’ouverture des travaux. Au plan politique depuis l’avènement du régime Yayi, la situation n’est pas si reluisante. Ainsi, les menaces de remise en cause de l’ordre démocratique existent et persistent. En un mot, à part les discussions de positionnement, la vie politique nationale, « animée par les partis politiques » est stérile en débats d’idées. En somme, pour la CGTB, les moyens existent actuellement pour satisfaire les doléances des travailleurs. Mais, ce n’est pas une faveur, mais une responsabilité régalienne. Ainsi, ni le FMI, ni la Banque Mondiale ne peut nous dire le contraire tant qu’ils n’auront pas clarifié le coût des primes et autres indemnités payées aux politiciens, aux conseillers et autres chargés de missions occultes a dit Pascal Todjinou. En un mot, les revendications essentielles exigées par les travailleurs en lutte sont à satisfaire urgemment.
Romuald ALINGO
