A propos de la dette intérieure du Bénin : VOICI LA CORRESPONDANCE DU DG/CAA QUI PARLE DE LA GESTION SOUS LE CHANGEMENT

19 mar, 2010 | Par | Rubrique : Manchette

adamboni_yayi_reflechiDepuis que la correspondance en date du 15 novembre 2009 adressée aux membres du comité de trésorerie par le Directeur Générale de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) s’est retrouvée sur la place publique, les béninois, ils sont nombreux, ont commencé par avoir à tort ou à raison, des inquiétudes par rapport, à la gestion du pays sous le régime du changement prôné par Dr Thomas Boni Yayi en qui, 75% des béninois ont placé leur confiance. S’il est vrai que la substance du document s’inscrit dans la logique d’un avis technique émis par le DG/CAA Adam Dendé Affo, le commun des mortels retient quand même, que certains points de la correspondance inquiètent véritablement.

D’abord lorsque le DG/CAA parle ‘’ du non respect des dispositions du document de stratégie nationale d’endettement public qui pourrait poser des problèmes avec l’Assemblée Nationale lors du vote du Budget 2010 et de l’exécution de ce budget’’, on se rend à l’évidence des raisons qui ont amené les députés à rejeter ledit budget passé finalement sous ordonnance par le chef de l’Etat. De même, la correspondance stipule ‘’qu’il y a un risque de faire exploser les ratios d’endettement du Bénin.’’ De là, le DG/CAA précise que ‘’ cette tendance de l’Etat à recourir de plus en plus au marché monétaire et marché financier régional pour couvrir son besoin de financement entraîne de facto, un changement de la politique d’endettement du Bénin qui n’est plus conforme avec les engagements pris par notre pays vis-à-vis du Fond monétaire international (FMI). Et pour enfoncer le clou, la correspondance indique que de 1% en 2006, la dette intérieure représente aujourd’hui 45% de l’encours de la dette publique. Cette situation n’est t’elle pas inquiétante pour l’économie nationale ? Assurément Oui. D’ailleurs le Dg/CAA souligne dans la correspondance que ‘’le recours aux emprunts obligataire devrait intervenir en dernier ressort’’. Ce qui n’est pas le cas actuel en témoigne la conclusion du DG/CAA selon laquelle, ‘’cette réorientation de la politique d’endettement du Bénin est donc porteuse de nombreux risque pour la liquidité budgétaire, la trésorerie publique ainsi que pour la vitalité de la dette. La correspondance parle donc d’elle-même et montre à bien des égards même si on feint de ne pas le reconnaître, que la gestion faîte de l’encours de la dette publique sous le changement n’est pas en phase avec la bonne santé de l’économie nationale.

René Lokotin

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