Clivage Nord-Sud sous le changement : ROSINE SOGLO A RAISON
18 mar, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : Actualité nationale
Après le bilan à mi parcours de la réalisation de la liste électorale permanente informatisée (Lépi) , du Recensement électoral national approfondi (Réna) et les recommandations pour que le processus continue, ils sont nombreux à croire que Epiphane Quenum alors superviseur général de la commission politique de supervision de la Lépi était plus que jamais, bien installé dans son fauteuil. Erreur ! Car quelques heures seulement après la fin de l’étape du Palais de la Présidence de la République, Epiphane Quenum a été éjecté de la tête de la Cps/Lépi grâce à un accord tacite entre les forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et le G13. C’est d’ailleurs un membre du G13 à savoir le professeur Arifari Bako qui assure aujourd’hui, la supervision générale de la commission. L’opinion publique est encore à se demander, les raisons qui ont milité pour le départ de Epiphane Quenum de la tête de la Cps/Lépi au moment où, le processus est à un niveau on ne peut plus, critique. Epiphane Quenum que l’on présentait dans les milieux proches du pouvoir, comme l’homme de la situation vient d’être lâché par ceux là même, qui l’ont propulsé à la tête de la Cps/Lépi alors que le moment s’y prête le moins. La réalité, c’est que l’homme à la chevelure blanche a tout simplement fait les frais, de la marque du régionalisme qui fait rage sous le régime du changement. La lépi n’a donc pas échappé à cette logique, chose la mieux partagée sous le régime actuel. Dame Rosine Soglo dans une de ses déclarations au Palais des gouverneurs à Porto-Novo avait déjà mis l’accent, sur ce qui quelques jours après, sera une réalité indéniable. Rosine Soglo a donc bel et bien raison, quand elle dénonçait le régionalisme profond qui a court actuellement, dans notre pays. On tente de privilégier des cadres d’une région donnée, à d’autres alors que le Bénin est un et indivisible. La nécessité s’impose de corriger le tir car les bases de la conférence nationale sont en train d’être détruites ainsi. Et on se demande sur quoi, le Bénin et sa démocratie se reposeront si le pis arrivait.
R.A