A – La sainte colère des prêtes traditionnels
18 mar, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : No commentsIl ne fait plus aucun doute que les relations entre le Raïs et une catégorie de personnes qui l’avaient aidé à se faire plébisciter sont devenues des plus exécrables. De plus en plus, quelques langues se délient et on apprend un peu sur les tractations nocturnes qui avaient amené certains de nos leaders de cultes traditionnels à se mettre derrière le nouveau visage. De bonnes sources, il fut question d’une alliance autour du candidat qui présentait le plus de visibilité et qui avait une absolue considération pour ces leaders de cultes traditionnels. Et cela ne fut pas ce qui manquait chez le « magicien ». Tellement habile, il n’hésitait pas à rouler par terre devant n’importe quel chef de culte traditionnel au point où il fut automatiquement adopté. Là où ses aînés se dressaient droit dans leur botte pour serrer la main de leur vis-à-vis, lui s’allongeait frénétiquement dans le sable, souvent rougeâtre, sans considération aucune pour son accoutrement. A force de se comporter ainsi, il finit par ravir la vedette à tous ses autres concurrents qui sont de vieux routiers de la politique locale et savent où mettre les barrières à ce tissu de notre corps social. Mais cette méthode a vite permis au challenger du Petit Mussolini et de Dadjè de les supplanter, surtout dans la partie méridionale du quartier latin. Mais depuis peu, ce beau monde semble véhiculer un message impressionnant. Ils disent à peu près ceci : « … le jeune homme est un malin ; il nous a tous trompés ; depuis quatre ans il n’a jamais eu l’opportunité de nous rendre visite lors de notre fête nationale, obtenue grâce à la clairvoyance de Hercule. » Avec un repris de justice transformé en chef des cultes et qui n’a d’égard que pour un autre bondieusard comme lui, le Raïs ne reconnaîtrait plus ses anciens amis qui lui ont balisé le chemin de la gloire, disent les plus proches de cette catégorie de soutien d’hier. Dans ces conditions, on imagine l’accueil que ces personnes vont réserver aux émissaires du Raïs dans les mois à venir. Le comble, avouent d’autres, est qu’au lendemain de leur fête nationale, des adeptes d’autres cultes, sous l’instigation de Armand voulaient aller en campagne pour « purifier » le quartier latin, pollué à cause des festivités du 10. Il aura fallu toute la dextérité de quelques courageux pour convaincre le Raïs à ne pas laisser Armand franchir cet autre Rubicond.
B – Guerre entre les dames
Plus rien ne va entre ces êtres féminins qui gravitent autour de la marina. Selon plusieurs sources, il ne se passe plus de rencontre entre ces femmes sans que la mayonnaise ne prenne négativement. Et la raison de cet état de choses tient tout simplement au fait que chacune veut être la vedette attitrée du jour et de tous les temps. Or toutes n’ont pas connu le Calife de la même manière ni à la même époque. Il y a celles qui étaient connues depuis les bancs, d’autres en cours de carrière professionnelle et enfin celles qui firent leur entrée dans le cercle fermé sous le SOPI. Mais aucune d’elles ne veut comprendre cette réalité et elles se livrent régulièrement à une guerre de leadership insupportable pour l’entourage qui n’en finit pas de vivre une guerre inutile entre ces femmes qui visiblement se trompent de combat. La nouvelle en date est la vive altercation qui a eu lieu récemment, dans la cité des Kobourou entre l’ex directrice générale devenue conseiller et l’égérie de « Don’t touch la Loi Fondamentale ». Tout le monde sait qu’après le départ de l’autre membre, non moins influent, de la société ‘’si vile’’, le maintien de l’auteur du brûlot querellé dans les filaos ne cesse de créer un doute qui s’est emparé du microcosme politique de la capitale économique. Beaucoup de vérités et contre vérités circulent sur les relations entre le « magicien » et cette ancienne employée qui fit ses armes avec Enock, Saley puis Nérica. Pendant ce temps, c’est Kpondéhou qui vient de récupérer le Tsar, après une courte période d’escapade tolérable à la Patte d’Oie.