SCANDALE : PRETRES PEDOPHILES

15 mar, 2010 | Par | Rubrique : Dossier

L’HOMME EST UN ANIMAL ET LE SEXE, OUTIL DE PROCREATION EST AUSSI UN ORGANE DE PLAISIR.

Pourquoi l’église continue-t-elle à nier ce fait et à hausser les prêtres sur un piédestal, les érigeant sur un podium où ils n’ont pas leur place ? Le manque de sexe (car faut le préciser, la masturbation leur est aussi interdite) les amène à s’en prendre à des enfants et c’est grave. J’ai remarqué qu’on ne parle jamais de viols sur des femmes. De ce côté-là c’est le silence. Les prêtres qui dérapent seraient-ils tous pédophiles à part quelques uns qui auraient violé des religieuses (de temps en temps un dossier ressort). Jamais le péché de la chair sur une de leurs fidèles ? Ou alors ces femmes qui auraient subi des actes indignes d’un prêtre considèrent elles le fait de se taire comme un bonus leur donnant priorité au paradis ? …. Quand l’église va-t-elle enfin reconnaître que le prêtre n’est qu’un homme qui porte sur son dos les résidus de son passé animal ? A quand le mariage des prêtres ?

Depuis une dizaine d’années des affaires de pédophilie à travers le monde secouent l’église catholique :

En France :

Au début des années 2000, une dizaine de prêtres et religieux sont mis en examen dans des affaires de pédophilie.

L’abbé René Bissey, sera ainsi condamné en 2000 à dix-huit ans de prison pour viol, et l’évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr Pierre Pican, poursuivi pour non-dénonciation, sera condamné en septembre 2001 à trois mois de prison avec sursis.

Le 20 septembre 2001, Bernard Mercury, un prêtre de 51 ans est condamné à quatre ans de prison par le tribunal correctionnel de Bordeaux pour des atteintes sexuelles sur huit enfants mineurs dont il s’occupait dans le cadre de ses activités à Pessac, dans la banlieue de Bordeaux.

En février 2009, un prêtre de Lille est écroué après avoir été dénoncé par un enfant de 13 ans avec lequel il correspondait sur Internet. L’homme de 39 ans a par la suite reconnu avoir eu plusieurs relations sexuelles avec des mineurs.

Aux Etats-Unis :

En février 2002, quatre-vingts prêtres du diocèse de Boston ont été accusés de pédophilie.

Australie :

107 prêtres et religieux catholiques ont déjà été condamnés par la justice pour des agressions sexuelles ou des viols, selon Broken Rites, une association de défense des victimes.

En Irlande :

En mai 2009, le rapport du juge Sean Ryan révèle que des centaines d’enfants ont été touchés et violés, à partir des années 1940, dans les institutions religieuses du pays.

En Autriche :

Bruno Becker, supérieur de l’abbaye bénédictine Saint-Pierre de Salzbourg donne sa démission le 8 mars 2010 avec effet immédiat. Il a avoué publiquement avoir abusé d’un enfant en 1969 dans sa commune natale de Grödig.

Aux Pays Bas :

L’ordre des salésiens vient de faire l’objet d’accusations pour des faits qui se seraient produits dans les années 1960 et 1970 dans un internat près de Nimègue. Une commission d’enquête de l’Eglise néerlandaise, appelée Aide et droit, a lancé début mars un appel aux personnes victimes de prêtres: 34 cas d’abus sexuels ont été signalés en quatre jours.

L’histoire de la pédophilie dans l’Église catholique est mal connue, faute de documentation avérée sur ce sujet. Avant la fin du XXe siècle, le sujet était occulté par un double tabou [non neutre]. D’une part, le vœu de chasteté (à ne pas confondre avec le célibat) interdit naturellement aux prêtres toute relation sexuelle, et d’autre part, les rapports sexuels avec un mineur d’âge inférieur à celui de la majorité sexuelle dans le pays, sont fortement réprouvés

Premières mentions

Le ministre nazi des cultes a avancé que 7 000 ecclésiastiques avaient été condamnés pour crimes sexuels entre 1933 et 1937, « le chiffre réel semble avoir été 170 cas, dont une bonne part avait quitté l’état religieux avant les faits »[2]. Ces accusations faisaient partie d’une campagne de désinformation conduite par les hauts responsables du NSDAP (dont notamment Joseph Goebbels), pour réduire l’influence de l’Église dans l’Allemagne hitlérienne durant les années 1930[3], et notamment à la suite de la publication de l’encyclique Mit brennender Sorge condamnant l’idéologie raciste, le culte de l’État et du chef et le paganisme qui sont au fondement du national-socialisme.

Le thème avait été abordé par Henry de Montherlant dans Les Garçons (roman) puis La Ville dont le prince est un enfant (théâtre), ainsi que par Roger Peyrefitte dans Les Amitiés particulières et par quelques autres auteurs de fiction. Des scandales publics, assez isolés, éclataient dans les années 1950 sinon plus tôt.

Mentionnons à titre d’exemples deux scandales au Grand-Duché de Luxembourg, l’un vers 1954, d’un curé (Kneip) ayant abusé de ses enfants de choeur (masculins, à l’époque) qu’il payait pour lui prodiguer des fellations dans la sacristie de son église et l’autre dans les années 1960, d’un curé à Mamer au Luxembourg, pour viol sur une fillette. Il fut arrêté durant une messe, devant ses ouailles. Les deux prêtres étaient condamnés à des peines d’emprisonnement.[réf. nécessaire]

Premiers procès

Les premières affaires déclarées de pédocriminalité dans l’Église catholique aux États-Unis éclatent à la fin des années 1980. Des procès retentissants, comme celui, en 1993, d’Edward Pipala – un prêtre poursuivi pour des viols commis sur une dizaine de jeunes garçons – font sortir du silence des centaines de victimes.

Ces premières affaires agissent comme un révélateur. Elles incitent les victimes à sortir du silence, permettent une meilleure appréhension de l’étendue du problème, et conduisent la hiérarchie de l’Église à prendre des sanctions et adopter une position ferme sur le sujet.

Étendue du problème

La connaissance de la pédophilie dans l’Église est à présent un sujet d’enquête non tabou, et son ampleur dans le monde peut être mieux évaluée. En 2004, une étude du John Jay College of Criminal Justice de New York établit à 4 400 le nombre de prêtres pédophiles aux États-Unis entre 1950 et 2002 et, à 11 000 celui des enfants victimes.

Au Canada, des milliers d’Amérindiens ayant séjourné dans des pensionnats religieux attaquent l’Église Catholique en justice pour « abus sexuels », maltraitance physique et « génocide culturel ». Pour la période 1880-1984, figurent aussi au banc des accusés le Gouvernement du Canada et les Églises Anglicane, Unie et Presbytérienne, celui-là ayant donné pour mission à celles-ci l’assimilation des Amérindiens (Église Catholique = 60 pour cent des pensionnats). Les parents autochtones étaient tenus d’envoyer leurs enfants dans ces pensionnats (residential schools) sous peine d’emprisonnement. Dans certaines écoles, les mauvaises conditions et la surpopulation ont causé des décès par tuberculose allant jusqu’à 69 pour cent des élèves. En raison d’allégations de meurtres en grand nombre ainsi que d’expériences médicales, certains emploient l’expression « Holocauste canadien ». En février 2000, on compte plus de 10 000 poursuites intentées contre le Gouvernement du Canada et les Églises. Au total, les dédommagements atteindront 1 milliard de dollars canadiens.

En Espagne, plus d’une centaine de cas d’abus sexuels de la part de prêtres ont été recensés.

En France, plusieurs scandales ont éclaté, et des prêtres ont été condamnés, jusqu’à 18 ans de réclusion criminelle. Le père François Lefort, figure de l’humanitaire et soi-disant dénonciateur de réseaux pédophiles[5], a été condamné en juin 2005 à huit ans de prison par la cour d’assises des Hauts-de-Seine[6] pour tentatives de corruption, agressions sexuelles et viols sur mineurs, jugement dont il n’a pas fait appel.

Irlande

En Irlande, un rapport de la commission d’enquête sur les abus commis sur des mineurs (dit rapport Murphy – voir en anglais Murphy Report), rendu public le 20 mai 2009, dénonce en 2600 pages les abus subis par de nombreux enfants accueillis par des structures financées par l’Etat et gérées en grande partie par l’Eglise catholique. Le mandat de la commission concerne quatre types d’abus : physiques, sexuels, de négligence et psychologiques.

En Irlande, le Conseil permanent des évêques irlandais avoue en 2009 : « Nous présentons nos excuses à tous ceux qui, durant leur enfance, ont été si cruellement victimes de violences lorsqu’ils étaient à l’école ou dans des maisons d’accueil catholiques » »[8]. En 2002, un accord avait été conclu avec le gouvernement irlandais sur les indemnisations à verser aux victimes d’abus dans des institutions catholiques, et dont le montant avait été fixé à 128 millions d’euros. En réalité, le montant global des contributions s’élève à plus d’un milliard d’euros, presque entièrement versé par l’Etat à environ 12.500 des 14.500 victimes. La somme versée aux victimes oscille entre 65.000 et 300.000 euros selon la gravité des cas.

Non-dénonciation par la hiérarchie

Le 13 décembre 2002, le plus haut dignitaire catholique américain, le cardinal Law, archevêque de Boston (Massachusetts), démissionne. Démission acceptée par le Pape Jean-Paul II. Il lui est en effet reproché d’avoir couvert pendant des années des centaines, voire des milliers de prêtres accusés d’actes pédophiles. En réaction, son successeur a dit prier pour la « guérison de l’Église ».

D’autres évêchés américains, notamment ceux de l’Oregon et de l’État de New York, sont aussi concernés par des accusations du même ordre.

En septembre 2001, la condamnation de l’évêque de Bayeux et de Lisieux, Mgr Pierre Pican, à 3 mois de prison avec sursis pour non-dénonciation aux autorités des actes pédophiles commis par un prêtre de son diocèse, est une première en Europe.

Réactions de l’Église

Les procès et le scandale associé conduisent, pour la première fois, la hiérarchie catholique à prendre position sur le problème et à formuler des excuses publiques.

Démissions et sanctions

Les accusations d’actes pédophiles s’adressent également à des prêtres qui se sont élevés dans la hiérarchie de l’Église. En Autriche, à la suite des accusations d’anciens séminaristes, l’archevêque de Vienne, le cardinal Hans Hermann Groër, est contraint de démissionner en 1995. En Pologne, l’archevêque de Poznań doit lui aussi démissionner en 2002.

Suite au scandale suscité par ces affaires, au moins 330 prêtres de l’Église américaine ont dû démissionner.

La Grande-Bretagne sanctionne 21 religieux entre 1995 et 1999, et la Belgique à peu près autant.

Mesures prises

En Irlande, en janvier 2002, l’Église s’entend avec l’État pour indemniser les victimes, en échange de l’abandon des poursuites judiciaires.

En avril 2002, Jean-Paul II convoque onze cardinaux, tous venus des États-Unis. À cette occasion, il déclare : « les gens ont besoin de savoir qu’il n’y a pas de place dans la prêtrise ni dans la vie religieuse pour ceux qui font ou feraient du mal aux jeunes gens ». Il ajoute être « profondément peiné » et tient à exprimer sa « solidarité aux victimes des violences sexuelles et à leurs familles où qu’elles soient ».

Au début du XXIè siècle, l’Église a décidé de réagir au problème de pédophilie d’une manière très claire, en condamnant ces actes et en prenant des mesures pour que cela soit définitivement écarté. Exemple de cette volonté de l’Église de condamner sans ambiguïté de tels agissements: en octobre 2006, l’évêque de Meaux est partie civile dans le procès d’un prêtre de son diocèse accusé d’atteinte sexuelle sur un jeune garçon.

Récemment, l’archidiocèse de Los Angeles a déboursé la somme de 660 millions de dollars en dommages et intérêts à 508 personnes ayant été victimes d’attouchements. L’Église aurait déjà déboursé plus de 2 milliards de dollars suite à diverses affaires pédophiles.

Couverture médiatique

Aux États-Unis, plusieurs voix se sont fait entendre pour critiquer la focalisation quasi-exclusive des média sur les affaires d’abus commis par des membres du clergé catholique. Ils relèvent que des phénomènes d’ampleur égale, voire supérieure, dans d’autres groupes religieux ou institutions publiques ont été ignorés ou traités avec beaucoup de discrétion dans les media. Leur silence est ainsi critiqué dans les scandales visant l’institution scolaire.

Le professeur Philip Jenkins, de l’Université de Pennsylvanie relève également un grand biais médiatique au détriment de l’Église catholique, par comparaison avec d’autres religions. Pour lui, la couverture médiatique de ces affaires a montré une « violente résurgence de la rhétorique anti-catholique »

Cinéma

En Espagne, ce sujet est traité par Pedro Almodóvar dans son film La Mala Educación (La Mauvaise Éducation), présentée en mai 2004 au festival de Cannes.

Le Vatican face aux scandales des prêtres pédophiles

Confronté à une cascade de révélations de scandales pédophiles au sein de l’Eglise en Europe, le Vatican a lancé samedi la contre-offensive, dénonçant un «acharnement» contre le pape Benoît XVI et minimisant l’étendue du phénomène.

«Il est plutôt évident que ces derniers jours, il y en a qui ont cherché – avec un certain acharnement à Ratisbonne et Munich – des éléments pour impliquer personnellement le Saint Père dans les questions des abus» sexuels mais «il est clair que ces efforts ont échoué», a déclaré samedi le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.

En évoquant Ratisbonne et Munich, le porte-parole fait référence au fait que le scandale de pédophilie en Allemagne a touché la chorale de Ratisbonne, dirigée de 1964 à 1994 par le frère du pape, Mgr Georg Ratzinger, et à la mise en cause du pape pour avoir hébergé en 1980 un prêtre soupçonné de pédophilie lorsqu’il dirigeait le diocèse de Munich.

Sur cette dernière affaire, le porte-parole souligne que l’archevêché de Munich a expliqué vendredi «comment l’archevêque (Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI) était resté complètement étranger aux décisions à la suite desquelles des abus ont été vérifiés».

Selon l’archevêché, Mgr Ratzinger n’a été consulté que pour l’accueil du prêtre suspect pour suivre une thérapie. Le vicaire général de l’époque, Gerhard Gruber, a assumé «l’entière responsabilité» de l’affectation de ce prêtre dans une paroisse, reconnaissant «une grave erreur». Le prêtre avait en 1986 été condamné en justice pour abus sexuels sur mineurs.

La presse allemande pas convaincue

La presse allemande n’a cependant pas été unanimement convaincue. Le pape «savait-il que ce prêtre retrouverait des fonctions» au sein de son archevêché «ou n’en savait-il rien, ce qui serait probablement une négligence?», s’interrogeait samedi le quotidien berlinois Tagesspiegel, selon lequel «les deux hypothèses sont, pour dire le moins, peu reluisantes».

Par ailleurs, le Vatican s’est efforcé de relativiser le nombre de cas d’abus sexuels imputables à des hommes d’église.

Samedi, un haut responsable s’est livré à un calcul très personnel pour chiffrer à «environ 300» les cas de «véritable pédophilie, c’est-à-dire d’une attraction sexuelle pour des garçons impubères», commis par des prêtres ou religieux et remontés au Vatican entre 2001 à 2010.

Durant cette période, il y a eu «environ 3.000 accusations regardant des prêtres pour des crimes commis ces 50 dernières années», a déclaré Mgr Charles Scicluna, de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans une interview à Avvenire, journal de la conférence épiscopale italienne.

«Dans environ 60% des cas, on a plutôt affaire à des actes d’ »éphébophilie », c’est-à-dire d’attraction physique pour des adolescents de même sexe. Dans 30%, de rapports hétérosexuels et pour les 10% restant, de véritable pédophilie», note le prélat, dans cette interview signalée par la salle de presse du Vatican.

«En neuf ans, les cas de prêtres accusés de pédophilie sont donc d’environ 300» sur «400.000 prêtres diocésains et religieux» dans le monde. «Trop certes, mais il faut constater que le phénomène n’est pas étendu comme on veut le faire croire», ajoute-t-il.

Le père Lombardi et Mgr Scicluna ont également assuré que le pape avait mené une action résolue contre ces crimes. «Sa ligne a toujours été celle de la rigueur et de la cohérence pour affronter les situations, même les plus difficiles», a affirmé le père Lombardi tandis que Mgr Scicluna relève qu’il «a géré avec fermeté ces affaires».

Après l’Irlande, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Autriche, la Suisse a rejoint samedi la longue liste des pays touchés par ces révélations, avec une soixantaine de dénonciations d’abus sexuels.

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