ONU / Somalie : LES FORCES DE SECURITE SOMALIENNES BLAMEES PAR L’ONU
15 mar, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : InternationalLes troupes du gouvernement somalien et de l’Union africaine en mission en Somalie (Amisom) font face aux insurgés islamistes à Mogadiscio, le 11 mars 2010.
Au moins 17 personnes, en majorité des combattants, ont été tuées samedi 13 mars 2010 dans des affrontement entre clans rivaux dans le centre de la Somalie. A l’origine de ces violences, le contrôle d’un point d’eau que se disputent les deux communautés. La capitale Mogadiscio est toujours, elle, sous la pression des miliciens islamistes shebabs. Alors que le gouvernement de transition n’a de cesse d’annoncer l’imminence d’une grande offensive contre les insurgés, l’armée somalienne se voit sévérement critiquée dans un rapport du Groupe de contrôle de l’ONU en Somalie.
« Inefficaces, désorganisées, corrompues et toujours marquées par une culture de milices »… telle est la conclusion des Nations unies à propos des forces de sécurité somaliennes. Malgré une assistance internationale, notamment en termes d’entraînement, le constat est triste : « Le gouvernement doit sa propre survie » à la force de paix de l’Union africaine, l’Amisom, « plutôt qu’à ses propres troupes ».
Autre révélation du rapport, l’armée et la police demeurent un ensemble « composite de milices indépendantes, loyales à des responsables gouvernementaux ou militaires qui tirent profit du business de la guerre ». Toujours selon le rapport, « l’armée comme la police qui se chevauchent souvent, manquent de structure, d’organisation et résistent à leur intégration sous un commandement unique ».
On comprend mieux pourquoi cette force de près de trois mille hommes, pourtant soutenue à bout de bras par la communauté internationale, ne contrôle qu’une infime partie de Mogadiscio…
Malgré ses gesticulations et ses déclarations intempestives d’offensive majeure qu’elle assure vouloir lancer contre les insurgés islamistes dans la capitale, en fait cette force ne fait pas le poids face aux shebabs qui se réclament d’al-Qaïda et qui contrôlent la plus grande partie du centre et du sud de la Somalie.
