A – LEPI sans les cheveux blancs ?
15 mar, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : No commentsDepuis sa destitution de la tête de l’organe politique chargé de veiller aux destinées de la liste informatisée, le poulain de maman est dit plutôt avoir démissionné. Problème de lexique ou de compréhension ? En réalité, il semble que beaucoup n’ont pas bien compris ce que vaut cette démission. Il s’agit de la démission de l’organe par celui-là qui s’employait à donner de lui-même pour que les élections soient désormais accomplies sur la base d’un instrument fiable. Donc c’est pour l’instant la panique totale au sein des institutions internationales, dont le PNUD surtout, qui pensent déjà à un probable blocage car on voit mal qui sera le remplaçant du célèbre démissionnaire. Etant le digne représentant d’un pilier des « Unionistes Nationalistes », il sera tout simplement impossible que ceux-ci acceptent de faire échec au dur combat que se réserve de mener Maman contre le Calife. On prévoit des lendemains assez difficiles pour le reste du processus, quand bien même l’autre bloc d’opposants a pu se tirer d’affaires en se repositionnant comme la force charnière entre le G des anciens et le clan hétéroclite qui entoure le Calife. De l’avis de personnes proches du courant politique ayant hérité de la tête de l’organe purement politique, il convient de souligner que cette force politique avait commencé par s’inquiéter sur son sort avec l’envergure que prenait les Unionistes. Les « jeunes » estimant être remerciés en monnaie de singe après avoir mené une redoutable guérilla qui a fini par fragiliser le Calife. Il est vrai qu’il y a deux ans environ, il était effectivement de se déclarer opposant au Calife, tellement ses agissements paraissaient combler les diverses attentes des acteurs sociaux. Mais il a fallu le courage de ces jeunes parlementaires pour affaiblir considérablement le patron qui a d’ailleurs fini par s’allier les services temporaires d’un des plus infréquentables de ce groupe. Aujourd’hui, ces jeunes ont fini par se repositionner afin que l’on puisse compter avec eux. Malheureusement, ce groupe semble souffrir actuellement d’un clivage régionaliste car l’un des ténors du 13 est en antagonisme avec son questeur. En somme, le départ de la « tête de sagesse » ne résout rien ndu tout, bien au contraire.
B – Panique autour du Raïs !
Après avoir longtemps fait croire à leur « frère » que rien ne pourra le perturber au terme du premier segment présidentiel, ses plus proches parents se rendent successivement compte qu’ils sont dans le brouillard. Aujourd’hui, ils se déplacent souvent dans le Bénin profond pour préparer le terrain, disent-ils. Ce faisant, le Calife se convainc que tout ceci n’est entrepris que pour son retour triomphal. Erreur ! Le Dieu terrestre des frères en christ sera certainement le tout dernier à comprendre que ces descentes sur le terrain ne sont rien d’autre que des sorties personnelles de ces parents qui ont vite compris que des lendemains incertains risquent de les rattraper par rapport à leurs actes actuels. Il est connu que dans cet entourage fait de cousins et de neveux, ils sont arrivés à s’emparer des pans entiers des finances publiques et n’hésitent pas, une seule seconde, à l’afficher. Des bâtiments ont fleuri un peu partout (de Cotonou à Calavi) et un bon nombre de villas CEN SAD sont leur patrimoine. Ce groupuscule a compris qu’il leur faut individuellement un parapluie doré. Et ce bouclier légal n’est rien d’autre que l’immunité parlementaire d’où cette frénésie à commencer par aller en campagne pour le chef alors qu’ils ne pensent qu’à leur propre survie au-delà de 2011. Les choses sont pourtant claires pour les populations qui ne manqueront pas d’infliger une sanction à ces nouveaux riches qui étalent au quotidien une arrogance à fleur de peau. Plus personne n’est dupe : des achats d’armes à l’attribution de marchés publics de gré à gré, ils ont siphonné les caisses du trésor public sans état d’âme. Certains vont jusqu’à déjà se mettre du côté des forces adverses pour se prémunir de toutes représailles. C’est dire qu’il ne sera point une surprise de voir demain des très proches du Calife se mettre à des amis d’en face. A ce sujet, plusieurs sources indiquent que l’argent volé sous le SOPI servira d’autres officines et que des étrennes actuellement en distribution ne sont que le signe annonciateur de cette campagne qui s’annonce comme celle des grandes surprises. D’ailleurs, certains honorables aux couleurs cauris ainsi que des membres de l’équipe dirigeante menacent d’aller servir d’autres candidats si jamais « on » les débarquait comme cela se murmure.
