5 mar, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : No comments
A – Les agents sous le contrôle d’un Colonel
accélèrent l’évasion fiscale à l’aéroport de Cotonou
Pour empêcher l’évasion fiscale et permettre à son département de mieux contrôler les flux financiers, le jeune retraité rappelé comme argentier national a pris une décision salutaire et courageuse. Mais à l’épreuve des réalités sur le terrain, on peut avouer que la décision du ministre de lutter contre les transferts anarchiques de fonds est sur le point de devenir un nouvel échec. Pour y parvenir, il aura surtout fallu la contribution des agents d’un colonel qui ont choisi le camp de la fortune précoce. Toutes les bonnes sources confirment, par ailleurs, que ces agents n’agissent pas sans l’aval de leur patron qui doit d’abord discuter avec le convoyeur des fonds et prélever sa dîme. Ensuite, ce colonel envoie le passager voir les agents en poste à l’aéroport. Désormais muni d’un papier synonyme de laisser passer, le voyageur ne fait qu’accomplir un léger geste au commis qui prend son enveloppe à lui. Le résultat est qu’aujourd’hui la décision du ministre provoque un phénomène surprenant : assécher les caisses du trésor public et enrichir quelques individus en kaki. Cette attitude du colonel et des obligés ne devrait surprendre outre mesure lorsqu’on sait que ce système de transfert de fonds est une vieille tradition de certains officiers qui ont la confiance du Calife. D’où la guerre qui fait rage pour le contrôle du salon du « déshonneur » de l’aéroport international.