Discours de yayi a la fin du colloque sur les 20 ans de la conference nationale des forces vives : LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION PEUT ENCORE ATTENDRE

2 mar, 2010 | Par | Rubrique : A la une

yayi-Le Colloque National sur les 20 ans de l’historique conférence nationale des forces vives du Bénin vient de se terminer. Très attendu, le discours de clôture du chef de l’Etat, le docteur Boni YAYI, a été lu par l’un de ses ministres d’Etat : Pascal Irenée KOUPAKI. Mais de l’avis de plusieurs de nos compatriotes, ce discours a laissé plusieurs personnes sur leur fin surtout en ce qui concerne, la lutte contre la corruption.

Véritable fléau dénoncé et reconnu comme tel lors des travaux de cette historique conférence devenue une référence continentale, la corruption a malheureusement survécu et aujourd’hui revient sous une forme beaucoup plus élaborée. Chantre du changement et auteur d’une marche verte contre la corruption, le président Boni YAYI a manqué une fois de donner la preuve que la lutte contre ce mal demeure la priorité des ses priorités actuelles. En écoutant son discours, délivré par son ministre d’Etat, les Béninois tout comme les représentants de la communauté internationale se sont rendus compte, que la corruption a probablement de beaux jours devant elle, malgré toutes les professions de bonne foi du régime en place. Faut-il voir dans ce discours une stratégie de communication afin de réserver la surprise dans les actes ? Les Béninois sont désormais incrédules et il faut davantage pour les convaincre. De l’avis du FONAC, les plus grands dossiers de corruption soulevés sous le régime de Boni YAYI demeurent sans suite palpables. Cette déclaration de Jean Baptiste ELIAS, porte parole du FONAC est restée sans réaction de la part du gouvernement.

La fin du Colloque National sur les 20 ans de la Conférence Nationale devrait constituer un moment permettant à Boni YAYI de rentrer dans l’histoire. Mais ce fut un non événement à travers ce discours qui n’aura rien apporté de concret à ce peuple qui a besoin d’un nouveau ressort. Depuis trois ans, il difficile pour le commun des Béninois de dire quel secteur d’activités est en réel essor. Or il se fait que la cause fondamentale de cet immobilisme est la corruption qui galope sous l’actuel régime. A un an de la fin de son premier mandat à la tête du Bénin, Boni YAYI aura grand mal à avoir à ses côtés, ses compatriotes tant qu’il n’aura pas compris que le bas peuple continue de végéter dans une misère croissante pendant que de nouveaux riches émergent en cercles bien fermés.

René LOKOTIN

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