Conférence de presse de l’U.P B Bénin : ENCOURAGER ET FACILITER L’IMPORTATION DU BOIS DANS NOTRE PAYS
24 fév, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : SociétéLe « Chant d’Oiseaux » de Cotonou a abrité ce Vendredi 19 Février 2010, une conférence de presse qui a été animée par le Président de l’Union des Professionnels de Bois du Bénin, Monsieur ATCHADE Nourénou. En effet, la tenue effective de cette rencontre avec les professionnels des médias du Bénin fait suite au séminaire tenu le samedi 13 février 2010 dernier au centre international des conférences de Cotonou et dont la thématique portait sur la problématique de la filière bois au Bénin. Lisez plutôt l’intégralité de sa déclaration.
PROPOS LIMINAIRE DU PRESIDENT DE L’UPB-Bénin, ATCHADE Nourénou
Mesdames et messieurs les journalistes, bonjour bienvenu à tous dans cette salle de conférence au « Chant d’Oiseaux » de Cotonou où nous vous avons conviés pour prendre part ce jour, vendredi 19 février 2010, à cette conférence de presse. En effet, suite à notre séminaire tenu le samedi 13 février 2010 dernier au centre international des conférences de Cotonou et dont la thématique porte sur la problématique de la filière bois au Bénin, nous les professionnels de la filière bois, tenons à vous rencontrer vous les hommes des médias pour vous tenir informer de la nécessité d’un tel évènement et nos motivations réelles à l’initier.
Mais avant de vous entretenir mesdames et messieurs les journalistes sur l’essentiel de la rencontre de ce jour, permettez nous de sacrifier à un devoir moral de reconnaissance. Sur ce, nous tenons à remercier tous les participants venus massivement du Nord et du Sud au séminaire qui à abouti à l’élection d’un bureau national de 21 membres qui va désormais présider aux destinées de la filière bois dans notre pays, le Bénin. Nos grands remerciements vont également à l’endroit des autorités béninoises dont notamment le Ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature, le Directeur Général des Eaux et Forêts sans oublier tous les autres acteurs de la filière qui n’ont pas pu assister a cette séance de travail dont les recommandations permettraient d’insuffler une nouvelle dynamique a la filière bois au Bénin.
A cet effet, nous lançons également un appel à tous ceux qui hésitent encore à ce joindre a nous, pour qu’ensemble nous luttons pour préserver, sauvegarder et pérenniser notre filière, je dirai notre profession.
Pour la petite remarque, la filière bois au Bénin est en difficulté, et si on n’y prend pas garde, elle risque de mourir et engendrera d’énormes conséquences d’ordre économique et social du fait du grand nombre de travailleurs qui exercent dans cette filière. Au jour d’aujourd’hui, nous estimons à plus de deux millions de béninois, donc le quart de la population de notre pays tout secteur d’activité confondu qui tirent leur gagne pain de cette filière. Mais depuis toujours cette filière est en passe à d’énormes difficultés, car n’ayant été jusque là priorisée par les autorités de notre pays comme un secteur d’activité clé qui participe énormément à la croissance économique et à la formation du produit intérieur brut (PIB). Le constat est que, notre filière, un des secteurs pourvoyeurs d’emplois, est aujourd’hui malade.
Les acteurs ne sont souvent pas associés aux prises de décisions les concernant.
C’est pourquoi mesdames et messieurs les journalistes, nous les professionnels du bois au Bénin, pensons que l’heure a sonnée pour élaborer un plan d’urgence afin de sortir notre filière de la léthargie dans laquelle elle végète. C’est dans cette optique que s’est inscrit notre séminaire sur la problématique de la filière bois au Bénin le week-end dernier à Cotonou.
A l’issue de ce séminaire, nous nous sommes fixés quelques objectifs dont leurs réalisations permettraient de sortir définitivement notre filière de la crise qu’elle traverse actuellement.
Principaux objectifs :
1- Promouvoir l’exploitation rationnelle et durable des forêts nationales,
2- Améliorer les capacités des membres de l’Union à respecter les lois forestières afin d’en renforcer la bonne gouvernance, lutter contre l’escroquerie et l’exploitation forestière illégale et le déboisement,
3- Mettre en place un mécanisme de financement pour la promotion de la plantation de bois d’œuvre en partenariat avec les ONGs riveraines,
4- Protéger et défendre les intérêts des professionnels du bois et de tous les autres acteurs de la filière.
5- Initier et/ou participer à l’élaboration des politiques, plan programme et projets de développement communautaires et enfin,
6- Encourager et faciliter l’importation du bois dans notre pays.
Somme toute, comme vous pouvez le constater mesdames et messieurs de la presse, l’Union des Professionnels de Bois du Bénin (UPB-Bénin) n’est pas née comme beaucoup de mauvaises langues le colportent déjà, pour faire la guerre aux forestiers, encore moins à nos autorités de tutelle que nous respectons beaucoup ni au gouvernement de notre pays, le Bénin.
Au contraire, l’Union des Professionnels de Bois du Bénin (UPB-Bénin) est un organe, un cadre de concertation par excellence des professionnels du bois du Bénin, pour participer aux côtés du gouvernement béninois à la protection de l’environnement, qui de nos jours est devenu un devoir citoyen qui s’impose à tous. C’est pourquoi nous avons jugé opportun en tant qu’acteurs de la filière bois, de jouer notre partition dans la protection et l’exploitation rationnelle et judicieuse de nos ressources naturelles.
C’est notre raison d’être, puisque nous y tirons notre pain quotidien et vous convenez avec nous, mesdames et messieurs les journalistes, que nous devons œuvrer à la pérennisation de notre profession. C’est un devoir, nous n’avons pas le choix. A cet effet, nous profitons de vos organes respectifs pour lancer un appel vibrant et solennel aux autorités de notre pays pour qu’elles nous soutiennent dans les actions que nous aurons à entreprendre très prochainement, pour assainir le secteur. Leur engagement à nos côtés permettrait, je vous l’assure mesdames et messieurs les journalistes de garantir aux centaines de milliers de béninois qui vivent de cette filière, leur pain quotidien.
Je ne saurais terminer mes propos sans réitérer les remerciements de l’Union des Professionnels de Bois du Bénin (UPB-Bénin) aux autorités béninoises et en particulier à la presse béninoise en laquelle nous avons toujours foi pour porter très haut l’étendard de l’UPB-Bénin. Je sais que vous le pouvez, et au nom du bureau que j’ai l’insigne honneur de diriger, je vous en sais déjà infiniment gré.
Vive la filière bois
Vive l’UPB-Bénin
Vive le Bénin
R.A
