Pugilat manqué hier au Palais des sports de Cotonou : LA MOUVANCE PRESIDENTIELLE EN LAMBEAUX : (LA PREUVE QUE YAYI EST VRAIMENT SEUL POUR 2011)

15 fév, 2010 | Par | Rubrique : Manchette

boni-yayi-275x300Deux semaines jour pour jour, après la tenue au Palais des sports du stade de l’amitié de Cotonou, de la convention nationale de l’Union fait la nation qui a tenu toutes ses promesses, les forces politiques soutenant les actions du président Boni Yayi, sont allées se ridiculiser sur l’autel d’un rassemblement qui a tourné en une séance de pugilat manqué mais qui n’est pas restée sans conséquence sur l’image de cette mouvance présidentielle, visiblement en lambeaux. Une situation qui vient mettre de l’eau au moulin de ceux qui ont toujours cru, que dans l’optique d’un plébiscite pour Boni Yayi en 2011, les forces soutenant son action adoptent plutôt, une allure centrifuge.

En toile de fond de ce qui a failli tourner en un véritable drame hier au Palais des sports du stade de l’amitié de Cotonou, se trouve un rassemblement des forces de la mouvance présidentielle auquel, Boni Yayi était convié, en témoigne le dispositif sécuritaire déployé pour la circonstance. Ce rassemblement il faut le signaler, est l’oeuvre du directeur général adjoint des stades du Bénin, Mr Fagnissè Camille en sa qualité de secrétaire à l’organisation de l’Union pour la majorité présidentielle plurielle (Umpp) en même temps, conseiller technique juridique du bureau national des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Ce rassemblement qui se voulait un creuset pour resserrer les rangs en vue de la présidentielle 2011 n’a malheureusement pas rencontré, l’adhésion de toutes les forces politiques notamment, des jeunes de la coordination des Forces cauris pour un bénin émergent du littoral. Mécontents du fait que, certains parlent en leurs noms et professent des mensonges au chef de l’Etat, ces jeunes avec à leur tête Affatchao Tiburce ont voulu donner de la voix. Le tohu bohu qui s’en est suivi, a permis tout simplement à l’opinion nationale, de se rendre compte, de la capacité de nuisance des forces de cette mouvance présidentielle qui s’en sont prises à elles-mêmes. Les banderoles ont volé en éclats, le ton a monté et les travaux ont été suspendus et reportés à une date ultérieure. Le chef de l’Etat qui devrait délivrer l’unique discours du jour, n’a finalement plus fait le déplacement du Palais des sports du stade de l’amitié où des Rois invités pour la circonstance, se sont dits déçus pour avoir attendu pendant longtemps sans entrer en possession de leurs perdiems.

Malaise chez Boni Yayi

Cette séance de pugilat manqué d’hier au Palais des sports de Cotonou est venue confirmer tout le malaise né et entretenu entre les forces soutenant les actions du président Boni Yayi. Au fur et à mesure que la présidentielle 2011 approche et que l’opposition travaille sérieusement à consolider ses bases, cette mouvance présidentielle se retrouve à l’heure des déchirements avec à la clé, la question des positionnements dans le prochain gouvernement.

De menus fretins politiques dont le candidat Boni Yayi n’aura pas forcément besoin pour un plébiscite en 2011, travaillent à désarticuler cette mouvance présidentielle à travers, la création tous azimuts de partis politiques sans aucune base électorale. Cette pagaille entretenue avec les maigres ressources de la nation, fait tôt de créer chez les masses laborieuses des villes et campagnes de notre pays, de véritables troubles psychologiques.

C’est donc une réalité, que des forces qui gravitent actuellement autour du noyau du changement sont guidées par le souci de noyer Boni Yayi qui se retrouve de plus en plus seul. S’il est vrai que le chef de l’Etat peut encore sauver les meubles, ceci passe inévitablement par la formation de cette équipe de combat qui aura la lourde et délicate mission, de ressouder les rangs au sein de cette mouvance avant 2011.

Une rencontre est prévue ce jour entre le chef de l’Etat et les différents protagonistes du pugilat manqué d’hier histoire d’aplanir les points de divergence.

Arthur Sètondji

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