Prochain jeux olympiques d’hiver : VANCOUVER S’APPRETE A BATTRE TOUS LES RECORDS EN CHIFFRE

15 fév, 2010 | Par | Rubrique : Sport

82 nations, 2762 participants, 10 000 journalistes, 25 000 bénévoles, 500 000 spectateurs (sans compter les téléspectateurs) : les Jeux Olympiques d’hiver 2010 à Vancouver vont battre tous les records. Face à ces chiffres impressionnants, seulement sept athlètes représenteront le continent africain (contre dix il y a quatre ans, à Turin), jamais très présent lors de ces froides olympiades.

Alors que la première édition des JO d’hiver a lieu en 1924, il faut attendre la huitième édition pour que le continent soit représenté. Les quatre Sud-africains de 1960, puis les cinq Marocains de 1968, sont des précurseurs qui tardent à être suivis. Depuis 1984, en revanche, aucun épisode du feuilleton olympique ne s’est déroulé sans Africain.

Participation africaine

A Vancouver, seule l’Afrique du Sud devra choisir son porte-drapeau parmi entre deux athlètes. Le premier, Oliver Kraas, vit et s’entraîne en Bavière. Aux Jeux Olympiques de 2006 (ses premiers), il avait terminé 57e du sprint masculin et abandonné avant la fin des 15km et 50km. Histoire de pimenter sa deuxième participation aux JO, Kraas a déclaré dans une interview accordée avant sa qualification qu’il skierait nu s’il était en quarts-de-finale. Pari tenu… Son compatriote, Peter Scott, risque d’être un peu plus pudique, pour ses premières olympiades, à 20 ans. A la ville, Scott est moniteur de ski à Peyragudes, une station des Pyrénées françaises. A la piste, il participera à la fois au slalom et au slalom géant.

Encore plus jeune, le skieur de fond algérien Mehdi-Selim Khelifi, également installé dans les Pyrénées, sera le seul représentant de son pays. Nourredine Bentoumi, présent en 2006, n’a en effet pas skié cette année (et n’a donc pas pu se qualifier) et Redouane Kheddaoui a été suspendu par sa fédération pour des raisons encore troubles (Kheddaoui devait toucher une bourse du CIO, qui ne lui a jamais été versé, il avait donc envoyé un courrier aux dirigeants algériens). Deuxième athlète maghrébin qualifié, Samir Azzimani sera le seul Marocain et participera aux slalom et slalom géant. Originaire de Colombes, en région parisienne, il a, semble-t-il, vaincu la malédiction après s’être blessé à quelques semaines des JO 2006, mais aussi des Championnats du monde 2001 et 2009.

De nombreux obstacles à franchir

A 35 ans, Robel Zeimichael Teklemariam promènera ses dreadlocks sur les pistes de skis de fond. Parti vivre aux Etats-Unis à neuf ans, il a appris à dompter la poudreuse à Lake Placid. En 2006, il avait été le premier sportif éthiopien qualifié pour les Jeux d’hiver (84e du 15km) et avait dû, pour l’occasion, créer lui-même la fédération éthiopienne de sports d’hiver. Quatre ans après, Kwame Nkrumah-Acheampong a suivi le même parcours du combattant pour devenir le premier Ghanéen à disputer une olympiade hivernale (à 35 ans également). Né à Glasgow (Ecosse), celui que l’on surnomme aujourd’hui le « Léopard des neiges » est rapidement allé vivre au Ghana, où il a exercé le métier de guide de safari, avant d’émigrer en Angleterre, où il a appris le ski alpin.

Enfin, le dernier Africain engagé dans la compétition est le Sénégalo-autrichien Seck Leyti, qui a déjà participé à quelques coupes du monde et a même terminé 5e au slalom de Mitterfirmiansreut, en Allemagne. Il essaiera de marcher sur les traces du légendaire Lamine Gueye, le premier sportif d’Afrique noire qualifié pour les Jeux Olympiques d’hiver, en 1984. Gueye s’est longtemps battu pour que le comité international accorde davantage de place aux petites nations. Vingt-six ans après sa qualification pour les JO de Sarajevo, la situation n’a pas vraiment évolué et la première médaille africaine semble être un objectif très lointain.

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