A – L’UN A SON CANDIDAT

15 fév, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : No comments

Au fur et à mesure que le temps continue de faire son œuvre, on découvre peu à peu le visage du joker de l’UN. Selon toute vraisemblance, il s’agira de quelqu’un qui personnellement en voudrait, à mort, à son futur adversaire qui avait énormément profité de lui pour sa précédente campagne. En effet, plusieurs sources confirment que ce futur candidat avait ouvert toutes « ses » portes, à travers tous les continents, à son ami pour que celui-ci puisse parvenir à conquérir le fauteuil suprême. Mais quelques petites années seulement après cette conquête, le ciel de leurs relations personnelles s’est brutalement assombri. L’UN n’a donc pas trouvé mieux que celui qui connaît mieux que quiconque les relations au plan international du Raïs d’autant qu’il avait contribué à lui ouvrir des portes fermées à des sommités mondiales de la politique. L’heure sonne progressivement donc pour que le même bâton puisse servir à sévir contre l’ami qui a trahi. Seul sujet à inquiétude : la réaction du Petit Mussolini dont la candidature ne profitera qu’au Raïs. Les canards proches de lui n’ont malheureusement pas manqué de relayer les propos stupides de supposés jeunes œuvrant pour le boss. Dans leur récente sortie, ces derniers ont souhaité et démontré que le meilleur adversaire pour leur chef devrait être notre DUCE. Or on le sait depuis peu, de bons sondages de proximité indiquent clairement que ce Mussolini ne sera point accepté par ses concitoyens mis à par ses inconditionnels de l’autre ville aux trois noms, à l’instar de la Cité de Kpassè. De bonnes sources confirment également que le choix de l’UN est quasiment irrévocable car celui-ci semble avoir déjà obtenu l’onction d’une poignée d’icônes redoutables de la scène politique nationale dont un certain caméléon et la plupart de tous les anciens magistrats suprêmes encore actifs. Et c’est surtout l’adhésion de ces têtes qui fera la différence dans les jours à venir. Pendant ce temps, le Raïs s’enfonce dans un ethno régionalisme qui fait énormément peur.

B – Vols, Gaspillages et Corruption dans les ministères

Pendant que la formation d’un nouveau gouvernement essuie humiliations et pantalonnades diverses, les cabinets ministériels sont gérés, par endroits, comme des épiceries. Etant entendu qu’aucune sanction n’est encore arrivée à décourager ceux qui avaient mal géré les deniers publics sous le régime défunt, on apprend avec surprise que les titulaires des départements ministériels actuels se livrent à des dépenses suspectes. Il est bien établi, par malheur, qu’au Bénin les derniers ministres avant la fin de chaque quinquennat ne se privent jamais d’engager des dépenses qui, à l’analyse, prouvent que ces ordonnancements sont purement fantaisistes. Et il arrive souvent que de nouveaux ministres sont confrontés à des pénuries de tickets valeur c’est-à-dire des bons d’essence que leur prédécesseurs prennent le soin de ranger dans leur effets, lors de leur départ. Puisqu’aucun chef de gouvernement béninois, depuis l’ère du renouveau démocratique, n’a été capable de punir ces ministres voleurs avec la dernière rigueur, la pratique est devenue une tradition. Aujourd’hui, des rumeurs font état déjà de la consommation exagérée des fonds destinés aux renseignements dans un ministère. Ici, ces fonds seraient destinés à la jouissance personnelle du patron du département en question. Ce dernier sentant que son séjour gouvernemental prendra inexorablement fin, si toutes les prévisions sont respectées, car son patron lui reproche bien de choses, il se précipite à « consommer » les fonds destinés aux renseignements. Au nombre de ces reproches figure en très bonne place son impopularité dans sa région natale où les populations l’ont récemment hué en présence du chef d’équipe alors que l’unique honorable estampillé cauris est à l’abandon. Pis, ce chef de département brille par ses incohérences et surtout par sa propension à ériger l’activité gouvernementale en activisme religieux et politique, le tout baigné dans un folklore ubuesque.

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