Crise dans l’enseignement supérieur au Bénin: LES UNIVERSITES PUBLIQUES TOUJOURS FERMEES : (LES ETUDIANTS DANS LA RUE, LE RECTEUR SUR LE TERRAIN POLITIQUE)

10 fév, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : Actualité nationale

ABIOLAL’assemblée générale de compte rendu qui a eu lieu le lundi dernier, n’a pas permis aux responsables des syndicats de l’enseignement supérieur et leur base, de s’entendre autour du protocole d’accord signé avec le gouvernement de Boni Yayi. On se rappelle, que ces responsables se sont entendus avec le gouvernement, sur un échelonnement de la plate forme revendicative sur les 5 prochains mois afin que les différents points trouvent une issue favorable. Seulement et c’est bien de cela qu’il s’agit aujourd’hui, les professeurs d’université ne l’entendent pas de cette oreille et exigent que le décret portant statut des enseignants soit paraphé avant de retourner dans les amphithéâtres. Ainsi, contrairement à ce qu’on avait vite cru, les universités publiques de notre pays restent toujours fermées car de commun accord avec leurs responsables syndicaux, les professeurs du supérieur ont refusé au terme de cette assemblée générale, de reprendre le chemin des amphithéâtres alors que le spectre d’une année blanche se dessine de plus en plus. Dans cette crise qui continue dans les universités publiques, c’est à coup sûr, les étudiants qui font les frais de ce qui apparaît comme un véritable bras de fer entre le corps enseignant et le régime de Boni Yayi. En débutant sa campagne en 2006 par le campus d’Abomey-calavi, l’ex président de la Banque ouest africaine de développement avait promis d’améliorer les conditions de vie et de travail des étudiants. Environ 4 années après son avènement au Palais de la Marina, une année blanche comme une épée de Damoclès, plane sur la tête de la communauté universitaire. Et ils sont nombreux, les étudiants à reconnaître aujourd’hui, que Yayi n’a pas tenu ses promesses si ce n’est quelques mesures éparses qui n’améliorent pas outre mesure, les conditions de vie et de travail de ce beau monde dont l’avenir n’intéresse plus personne. Alors que l’Université est en pleine crise, le recteur Norbert Cossi Awanou est plutôt préoccupé par la réélection de Boni Yayi en 2011. L’homme est descendu dans l’arène politique avec sa clique, pour mettre sur pied, le parti JURY (Jeunesse Unie pour la Réélection de Yayi) qui va décider de la réélection de l’actuel président de la République. S’il est vrai que le sigle est toute trouvée, il reste que Norbert Cossi Awanou précise à l’opinion publique, si la réélection de Yayi en 2011 le préoccupe plus que l’avenir des milliers d’étudiants jetés à la rue.

Romaric Adjamonsi

Laissez une réponse