Réalisation controversée de la Lépi : POURQUOI LE GOUVERNEMENT SORT-IL DEJA LE PLAN B ?
8 fév, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : PolitiqueL’avenir de la liste électorale permanente informatisée (Lépi) se joue actuellement, au carrefour de toutes les suspicions et dans une confusion qui ne dit pas son nom. Une situation dans laquelle, opposition et mouvance se surveillent comme du lait sur le feu. Si d’un côté, on appelle déjà à la mise à l’écart de cet instrument on ne peut plus important pour le processus électoral dans notre pays, de l’autre, on ne jure que par cette Lépi pour organiser les prochaines élections de 2011. C’est d’ailleurs dans cette logique, que le gouvernement à travers le ministère chargé des relations avec les institutions a organisé un conclave dont l’objectif principal continue d’inquiéter les membres de Fors/lépi qui ont d’ailleurs adopté ce jour, la politique de la chaise vide.
Pour le président de la coordination de Fors/Lépi, Urbain Amégbédji, il était plutôt question d’utiliser judicieusement le temps restant pour doter notre système électoral, de cet outil qui permettra de réduire considérablement, les fraudes dans le déroulement des élections dans notre pays. Et alors qu’il était retenu de faire une évaluation du processus en cours, histoire de se fixer sur les résultats déjà enregistrés, le ministre Baba Bodi se dépêche de parler d’alternative à travers un plan B. Une attitude qui ne s’apparente à rien car, on ne sait même pas à quel échelon, on peut évaluer les résultats à mi-parcours. Pourquoi le gouvernement fait-il si vite, de parler d’un plan B qui assurément ne rencontre pas encore, l’adhésion des acteurs à divers niveaux de la classe politique nationale ? Le consensus qui doit entourer la réalisation de la liste électorale permanente informatisée est donc lentement mais sûrement, en train de disparaître, pour laisser la place à un mouvement solo, profitable au seul régime du changement. Le risque est donc grand, de voir naître un épineux conflit autour de la liste électorale elle-même.
Romaric Adjamonsi
