Piques entre syndicalistes autour d’une grève : VOICI LE SYNDICALISME A L’ETAT SAUVAGE !

27 jan, 2010 | Par | Rubrique : Société

azoua gastonAprès la grève qui s’observe actuellement dans le secteur sanitaire et le milieu universitaire, c’est l’enseignement primaire et secondaire qui renoue à son tour, avec un mouvement de débrayage sur appel, du front des trois ordres de l’enseignement. Depuis quatre mois environ que les étudiants sont à la maison, l’occasion est aussi donnée aux apprenants des cours secondaire et primaire, de se livrer à l’oisiveté. A compter de ce mardi 26 janvier 2010, les enseignants déposent donc la craie pour une durée de 48 heures pour exiger, la non satisfaction de cinq points essentiels de leur plate forme revendicative. Ceci est une grève d’avertissement car le front entend durcir le ton dans les tout prochains jours, si ces différents points de revendication ne trouvent pas une satisfaction totale. Le gouvernement du Dr Thomas Boni Yayi est à nouveau interpellé afin que le dialogue social se perpétue entre les acteurs à divers niveaux du système éducatif.

Confusion autour d’une grève à polémiques

En renouant avec les grèves qui vident l’école de ses principaux acteurs, les syndicats ont littéralement refusé, la trêve sociale à laquelle, le chef de l’état les a conviés, lors de la présentation des vœux de nouvel an, des partenaires sociaux, à la Présidence de la République. Seulement, toute une confusion entoure cette grève lancée par le front des trois ordres de l’enseignement ce mardi mais boycottée, par une certaine catégorie d’enseignants membres du Synaprim affilié à la confédération syndicale des travailleurs du bénin (Cstb) du Sg Gaston Azoua. On profite ainsi donc de l’occasion, pour se lancer des piques entre responsables syndicaux. Paul Issè Iko, au regard de la position adoptée par le front qui n’a pas participé aux mouvements de grèves antérieurs, désavoue à son tour, l’initiative d’hier, et appelle tous ses militants, à ne pas observer cet arrêt de travail. Du côté du front, on balaie du revers de la main, le coup de gueule de ces spécialistes des grèves politiques. Le syndicalisme révèle ainsi son état sauvage dans notre pays. Quelques marionnettes ont tôt fait de prendre en otage, des groupes de travailleurs qu’on instrumentalise autour d’une plate forme revendicative qui ne fait que s’agrandir. Le militantisme perd tout son sens dans cette petite langue de terre étroite. Cette guéguerre entre syndicats, donne aux grèves un sens péjoratif et ramène les béninois et ils sont nombreux à la réalité selon laquelle, derrière ces débrayages, se cachent des intérêts inavoués.

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