Pour non satisfaction de leurs revendications : LEA HOUNKPE DANS LE COLLIMATEUR DU SYNTRAP/CENA

20 jan, 2010 | Par | Rubrique : Société

Le Syndicat des travailleurs de l’administration permanente de la Cena (Syntrap/Cena) est sur pied de guerre du fait des agissements de Léa Hounkpè, secrétaire administratif permanent de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Les travailleurs de cette grande institution, fatigués des brimades de tout genre de l’autorité promettent le pis en cas de non satisfaction de leurs nombreuses revendications qui se résument au payement intégral de leurs primes.

Le torchon brûle entre le secrétaire administratif permanent de la Céna et le personnel de ladite institution. Cette atmosphère presque invivable qui règne au Sap/Cena provient du refus fait aux travailleurs de toucher l’intégralité des primes à eux allouées. Ces travailleurs, en effet, fustigent l’abus d’autorité dont faire montre depuis quelques temps, le secrétaire administratif permanent à leur égard. Cette grande colère des agents de la Céna vient suite à une série de comportements imputables au Sap/Céna qui sont de nature à compromettre la liberté dans les luttes syndicales dans notre pays.

Les actes d’intimidation et les menaces de Léa Hounkpè à l’endroit de ces agents témoignent de cet état de chose qui n’honore pas notre démocratie. En effet, suite à l’appel de fonds de l’institution, à l’instar de tous les autres, le ministère des Finances a accédé à cette requête aux ayants droit suivant la décision N 11056209100774 du 09 décembre 2009.

Ceci étant, tous les agents du Sap/Cena devraient entrer en possession de l’intégralité de leurs primes. Curieusement, l’autorité du Sap/Cena ne leur a alloué qu’une infirme partie des fonds. Mais dans le même temps, les quatre membres qui composent le bureau du secrétariat perçoivent en totalité, ces primes au vu et au su de tout le personnel.

Alors, pour démontrer leur mécontentement, ces agents ont boycotté le festin de fin d’année organisé par le Sap/Cena le 30 décembre 2009. Par cette action, ils exigent de l’autorité le payement intégral et sans délai de leurs primes. Assommés de toutes ces revendications, Léa Hounkpè et ses adjoints ont multiplié coup sur coup, les actes d’intimidations et de menaces à l’endroit des protestataires qui n’entendent pas baisser les bras tant que leurs revendications ne seraient pas satisfaites.

Face à ce tableau triste, les protestataires ont saisi le cabinet civil du chef de l’Etat et le contrôleur financier du ministère des Finances pour dénoncer cette situation qui prévaut au sujet des primes. Ils promettent qu’après cette phase de sit-in, d’autres mouvements de grève et ce, avec le soutien des centrales syndicales en cas de non satisfactions de leurs nombreuses revendications. Vivement que le Chef de l’Etat daigne prendre personnellement ce dossier en main pour le bonheur de ces travailleurs.

Romuald Alingo

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