Délai pour prendre des mesures exceptionnelles : LES DEPUTES LIMITENT LES POUVOIRS DE BONI YAYI
11 jan, 2010 | Par lautrefrat | Rubrique : PolitiqueAprès le rejet, par l’Assemblée Nationale, du projet de loi des finances exercice 2010, les députés sont retournés au Palais des gouverneurs à Porto-Novo, pour l’ouverture de la session ordinaire au titre de cette nouvelle année. Mais à la place d’une session ordinaire, c’est à une session extraordinaire que l’on a assistée, présidée par le premier vice président de l’institution, le Dr André Dassoundo. Le point cardinal de cette session extraordinaire est relatif au délai au-delà duquel, le président de la République ne peut plus prendre des mesures exceptionnelles. Et c’est à l’unanimité, que ce délai, après les interventions des uns et des autres, a été fixé à ce mardi 5 janvier à partir de minuit.
C’est justement au cours des interventions enregistrées pour la circonstance, que l’honorable Idji Kolawolé a proposé que ce délai soit plutôt de deux années afin de permettre à la représentation nationale, de se reposer et au régime du changement, de se porter mieux. Car ironise t’il, il n’y aura plus de projets de loi à élaborer donc plus de plénière pour les débattre et donc plus de vote pour les adopter. Et à Adam Tessi Boni, de rappeler que l’ordonnance prise par le président de la République met le pays à l’abri d’un bocage de l’appareil d’Etat. Preuve de la vitalité de la démocratie. L’ancien maire de Nikki précise ainsi que dans un processus démocratique comme le notre, chaque partie doit jouer sa partition. Les députés ont joué la leur et il revient au chef de l’Etat, conformément aux dispositions de la constitution du 11 décembre 1990, de jouer la sienne.
Romaric Adjamonsi
