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Silvio Berlusconi : L’EPOUSE DE SILVIO BERLUSCONI DEMANDE LE DIVORCE

21 déc, 2009 | Par | Rubrique : Dossier

Veronica Lario est excédée par le comportement de son mari. Elle lui reproche notamment d’avoir participé à la fête d’anniversaire d’une jeune femme de 18 ans. «C’est une affaire personnelle douloureuse», déclare de son côté le président du conseil italien.

C’est la goutte d’eau qui a fait déborderle vase : la participation, il y a une semaine, de Silvio Berlusconi à la fête donnée pour le 18e anniversaire d’une jeune fille à Naples. «Il n’a jamais assisté à ceux de ses enfants», dénonce Veronica Lario. «Mon mariage est terminé. Je ne peux pas rester avec un homme qui fréquente des mineures». L’épouse du chef du gouvernement italien a donc décidé de demander le divorce, excédée après 30 ans de mariage par le comportement de son mari. «Lire dans les journaux qu’il fréquente une mineure, car il la connaissait avant qu’elle n’ait 18 ans, lire qu’elle l’appelle papy et qu’elle parle de leurs rencontres à Rome et Milan, cela était franchement inacceptable. Comment peut-on rester avec un homme pareil», a-t-elle confié à des amis, selon La Stampa. «La décision de Veronica : adieu à Silvio», écrit à la Une du quotidien du groupe Fiat. «Veronica, adieu à Silvio: ‘j’ai décidé, je demande le divorce’», titre en première page la Repubblica, un quotidien de gauche, les deux journaux citant des «amies et des proches». Les deux quotidiens affirment aussi que Veronica Lario a déjà contacté une avocate de confiance et donné des instructions pour que la procédure de divorce débute le plus rapidement possible.

Des starlettes sur les listes électorales

«C’est une affaire personnelle douloureuse, qui rentre dans la sphère du privé et dont il me semble bon de ne pas parler», a fait savoir Silvio Berlusconi aux médias. «C’est une attitude d’ordre général et elle ne représente pas la réaction de Silvio Berlusconi à un événement concret, la demande de divorce par exemple», a précisé à l’AFP une source gouvernementale.

Il y a trois jours seulement Veronica Lario avait déjà durement attaqué Silvio Berlusconi pour son intention d’inclure des starlettes sur les listes électorales de son parti pour les européennes de juin. Elle avait réussi à obliger le chef du gouvernement à faire marche arrière.

Silvio Berlusconi et Veronica Lario se sont rencontrés en 1980 et se sont mariés civilement 10 ans plus tard. Le chef du gouvernement a déjà divorcé. Ils ont trois enfants : Barbara, 24 ans, Eleonora, 22 ans et Luigi 20 ans. Veronica Lario, qui n’est quasiment jamais présente aux côtés de son mari, l’avait déjà attaqué il y a deux ans pour ses compliments en public à une jolie femme, en adressant une lettre ouverte à la presse

Berlusconi s’offre le journal El Pais

La chaîne de télévision du groupe italien Mediaset en Espagne, Telecinco, et la chaîne du premier groupe espagnol de médias, Prisa, Cuatro, vont fusionner, et Telecinco va entrer au capital de l’activité de télévision payante de Prisa, ont indiqué vendredi les deux groupes. Mediaset est contrôlé par le président du conseil italien Silvio Berlusconi. Prisa édite notamment le journal El Pais, actuellement en grave situation financière.

Sorti de l’hôpital, Berlusconi appelle au dialogue et va chez le dentiste

De Mathieu GORSE

Silvio Berlusconi, à peine sorti jeudi de l’hôpital où il était soigné depuis son agression dimanche, a lancé un appel au dialogue avant de passer plus de trois heures chez son dentiste puis regagner sa villa d’Arcore, près de Milan (nord).

M. Berlusconi est arrivé peu après 15H30 (14H30 GMT), à Villa San Martino, sa résidence à une quinzaine de km de Milan, où il doit passer au moins une partie de sa convalescence, accueilli par une banderole « bon retour à la maison » placée par le maire et des partisans.

Le cortège emmenant M. Berlusconi, 73 ans, avait quitté l’hôpital San Raffaele vers 11H50 (10H50 GMT) mais pendant plusieurs heures les médias se sont interrogés sur le temps inhabituellement long mis par son escorte pour rejoindre Arcore, un trajet prenant normalement moins d’une demi-heure.

Le mystère a été dissipé par l’entourage de M. Berlusconi, selon lequel ce dernier s’est rendu directement chez son dentiste où il a passé plus de 3 heures pour la reconstruction d’une incisive et des soins sur une autre dent endommagée dimanche.

M. Berlusconi avait alors reçu en pleine figure une réplique miniature de la cathédrale de Milan lancée par un homme, soigné depuis 10 ans pour troubles mentaux. Son médecin personnel avait diagnostiqué deux dents cassées, une fracture du nez et une large blessure à la lèvre supérieure.

Pendant qu’il allait chez son dentiste de confiance au centre de Milan, M. Berlusconi a fait diffuser aux médias une déclaration où il appelle au dialogue pour apaiser le climat politique.

« Il me restera deux choses de ces journées: la haine de quelques uns, l’amour de tant et tant d’Italiens », a déclaré M. Berlusconi, en demandant que « s’ouvre une nouvelle ère de dialogue ». Si de cela « dérive une plus grande conscience de la nécessité d’un langage plus modéré, plus honnête dans la politique italienne, alors cette douleur n’aura pas été inutile », a ajouté M. Berlusconi.

Selon son médecin Alberto Zangrillo, il doit éviter « tous les engagements à caractère public » pendant « de préférence 15 jours » mais son porte-parole, Paolo Bonaiuti a dit, en le qualifiant de « travailleur né » qu’il sera difficile de le contraindre à un repos absolu.

Le maire de Gravesano près de Lugano en Suisse italophone a affirmé au journal local Le Matin que M. Berlusconi arriverait « dans les prochains jours » dans la clinique privée Ars Medica dans son village. Il y a déjà séjourné en 2003 pour des opérations de chirurgie esthétique (liposuccion et lifting).

Dès le lendemain de son agression, le Cavaliere a lu tous les journaux. Selon le journal Corriere della Sera, il a regardé mardi soir deux émissions politiques qui l’ont mis en colère et l’ont incité à sortir au plus vite de l’hôpital. Il s’est notamment irrité d’être présenté, dans l’émission « Ballaro », comme étant à l’origine d’un « climat de haine » dans le pays, et n’a pas apprécié, en suivant le programme « Porta a Porta » de découvrir un sondage où 2 Italiens sur 10 prenaient partie pour son agresseur.

Celui-ci, Massimo Tartaglia, 42 ans, a été emprisonné pour « lésions aggravées avec préméditation ». Ses avocats ont demandé, en vain, un internement psychiatrique.

Depuis dimanche, majorité et opposition se renvoient la responsabilité des tensions et craignent que l’agresseur ne fasse des émules. Dans la nuit de mardi à mercredi, un intrus, fan du Cavaliere, a été intercepté alors qu’il tentait de lui parler. La même nuit, un colis piégé, posé par un mouvement anarchiste, a explosé en faisant des dégâts mineurs à l’université Bocconi de Milan.

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Quelques citations de Silvio Berlusconi

« Je suis le Jésus-Christ politique. Je suis une victime patiente, je m’entends avec tout le monde, je me sacrifie pour tout le monde. » ”

« En dehors de mon amour pour l’Italie, il fallait que je la sauve de la gauche » ”

« Lisez « Le livre noir du communisme » et vous découvrirez que dans la Chine de Mao, ils ne mangeaient pas les enfants, mais les faisaient bouillir pour fertiliser les champs » ”

« Parlons de football et de femmes » ”

« Nous devons être conscients de la supériorité de notre civilisation, un système qui a garanti le bien-être, le respect des droits de l’Homme et – au contraire des pays musulmans – le respect des droits religieux et politiques » ”

« Les femmes de droite sont plus belles et plus diplômées ”

Lorsque Jacques Chirac boute Silvio Berlusconi hors de France, lui et sa chaîne télé la Cinq, en 1990, il traite l’entrepreneur italien de « marchand de soupes ». Mais il a tort : Il Cavaliere n’est pas seulement un vulgaire politicien corrompu et cupide, c’est aussi et surtout un stratège malin et populaire en Italie malgré les affaires qui le poursuivent. L’incarnation parfaite du Prince de Machiavel. L’homme le plus riche de son pays n’a en effet jamais lésiné sur les moyens pour justifier ses fins. Toute sa carrière est entachée de mystères financiers. Rien que son premier projet.

Le jeune entrepreneur achève en 1964 un immeuble d’habitations tout neuf. L’année suivante, l’ensemble n’a toujours pas d’acquéreur mais est entièrement vendu à la caisse de retraite des commerçants, sans que l’on sache comment. La suite est identique. Les fonds d’investissements mystérieux venus de banques suisses, où il dispose de nombreux soutiens liés à sa loge maçonnique, se multiplient pour l’aider dans sa quête de puissance. Dans les années 80, le golden boy et magnat de la télévision fait voter, à travers le président du conseil Bettino Craxi, des « décrets Berlusconi » pour le laisser s’imposer dans le monde des médias.

Berlusconi à la tête du Conseil

Devenu Président du conseil en 1995, « Sua Emittenza » ne connaît pas encore le revers de la médaille. Durant son court mandat, 560 perquistions sont effectuées au sein de son groupe Fininvest. Tout s’enchaîne en 1996. Liens avec la mafia, faux bilans, fausses factures, corruption des juges lors de ses multiples rachats… Mais le Prince s’en sort toujours, à coup de condamnations légères, et surtout en profitant de la prescription (dont il a fait alléger la durée). Son deuxième mandat, à partir de 2001, il le doit à la radicalisation de son discours populiste. Allié à la Ligue du Nord, aux néo-fascistes et aux catholiques durs, Berlusconi réussit à tenir le pays d’une main de fer. L’Italie aime les Princes. Celui-ci réussit à se tailler des lois sur mesure. Le procès Fininvest s’achève donc en 2004 sur une relaxe, et ses partisans en paient les frais. Rien n’est fini, cependant. En 2005, on l’accuse d’avoir payé l’avocat britannique David Mills pour acheter son témoignage. D’autres affaires sont découvertes et sont toujours en cours de jugement. C’est donc un Berlusconi chargé de tous les côtés qui se présente pour sa réélection en 2005. Face à un Romano Prodi taciturne, Berlusconi sort l’artillerie lourde. Digne d’un Arlequin de la Commedia dell’Arte, il parle, accuse, se moque et tempète avec un temps de parole à la télévision 43 fois plus important que son adversaire. Il agite le spectre communiste et traite de « couillons » ceux qui voteraient pour la gauche. Romano Prodi s’appuie sur sa réputation et attaque Berlusconi sur son bilan économique désastreux. Les urnes donnent des résultats très serrés, mais Prodi l’emporte avec 24 000 voix d’avance. Berlusconi ne s’en est donc pas trop mal sorti malgré sa défaite. Désormais hors des hautes sphères du pouvoir, il peut se consacrer plus largement à ses premières passions : sa vaste collection d’art, les antiquités, les livres anciens. Et goûter aux plaisirs de la villa Certosa qu’il possède en Sardaigne. Pour autant Il Cavaliere n’en a pas fini avec la vie politique.

Legislatives 2008

A la tête d’une coalition appelée Peuple de la Liberté, qui regroupe son parti Forza Italia, l’Alliance Nationale (anciens néo-fascistes devenus droite nationale) et la Ligue du Nord (anti-immigration) Berlusconi revient sur le devant de la scène pendant les législatives de 2008. Le gouvernement Prodi paie la facture d’une politique austère mais nécessaire de rédution de la dépense publique et d’une alliance trop large qui comportait dix partis. D’après les premiers sondages, la formation de Silvio Berlusconi est donnée gagnante le 14 avril 2008, aussi bien à la chambre des députés qu’à la chambre du Sénat. Il devance la formation de centre gauche, menée par l’ancien maire de Rome, Walter Veltroni. « Il Cavalieri » retrouve un poste qu’il a occupé de 2001 à 2006, et succède à Romano Prodi. Il est nommé officiellement Président du Conseil le 7 mai 2008.

Dérapages médiatiques (in)contrôlés

Sa troisième réélection l’a peut-être rassuré outre mesure, le président du conseil ne rate plus une occasion de se faire remarquer. Il y va de son mot d’esprit lors de l’élection de Barack Obama, le nouveau résident « jeune, beau et bronzé » de la Maison-Blanche. La presse de gauche crie à la honte nationale, Berlusconi rassure : c’était « un compliment ». Son pays paie aussi les pots cassés d’une incontinence verbale ravageuse. Les immigrés sans-papiers du centre de rétention de Lampedusa (île au sud du pays) s’évandent et manifestent dans les rues ? Pas de panique, « il n’y a pas de problème à Lampedusa, ils sont libres d’aller se boire une bière. Samedi, ils sont allés en ville comme ils le font d’habitude ». Comble de la prestance de Berlusconi, sa vie privée le rattrape publiquement en pleine campagne pour les européennes de juin 2009. Veronica Lario demande le divorce après avoir appris que son mari s’était rendu à l’anniversaire de Noemi Letizia, 18 ans. « Il Cavaliere » hésite à s’expliquer devant le Parlement, tout en rejettant l’histoire en évoquant un coup monté de la gauche à la veille des européennes. Pas de répit pour Berlu, un nouveau scandale éclate dans la foulée avec la publication de photos prises dans sa villa sarde. Un photogrape diffuse quelques un des 5000 clichés qu’il aurait amassé entre 2006 et 2009. Sur l’un d’eux, on voit même l’ex-Premier Ministre tchèque Mirek Topolanek, nu et entouré de jeunes femmes topless.

Silvio en procès, Silvio agressé

Après les histoires de fesses, les problèmes judiciaires rattrappent également Don Silvio au cours du derneir trimestre 2009. Condamné dans une affaire de corruption, il se retrouve de nouveu justiciable le 7 octobre, après que la Cour constitutionnelle italienne annule la loi accordant l’immunité au président du Conseil. Une décision qui ouvre la porte à la reprise des procès David Mills et Mediaset.Au fond du trou, Berlusconi parvient pourtant à rebondir médiatequement – une nouvelle fois – à lafaveur d’un incident innatendu. Le 13 décembre, Silvio est en effet victime d’une agression à la sortie d’un meeting. Massimo Tartaglia, un déséquilibré, lui jette viollement au visage une statuette représentant le Dôme de Milan. Verdict : le nez et deux dents cassés pour « Il Cavaliere » et une bonne occasion de se poser en victime tout en dénonçant le climat de haine entretenu par l’opposition et la presse de gauche.

Carrière

• 1961 : Diplômé de droit à l’Université de Milan. A ses heures perdues, Berlusconi vend des brosses à dents électriques, fait de la photo, joue de la basse et chante pour un orchestre

• 1960 : Entrepreneur, il fonde la société de bâtiment « Cantieri riuniti milanesi S.P.A

• 1963 : Fonde la société de travaux Edilnord, puis Edilnord 2 en 1968

• 1975 : Lancement de « Telemilano »

• 1979 : Berlusconi devient Président de sa société mère de télévision, Fininvest

• 1980 : Lancement de Canale 5

• 1982 : Rachat de la chaîne Italia 1

• 1984 : Rachat de la chaîne Rete 4

• 1986 : Rachat de la Cinq en France

• 1986 : Achat du club de football Milan AC

• 1987 : Rachat de la chaîne Telefünf en Allemagne

• 1989 : Rachat de la chaîne Telecinco en Espagne

• 1989 : Rachat de l’éditeur Mondadori et des sociétés de production et distribution cinématographique Medusa et Cinema 5

• 1994 : Il gagne les élections législatives avec son parti, Forza italia

• 1995 : Président du conseil italien. La défection de son allié, la Ligue du Nord, le pousse à la démission

• 1995 : Début des nombreuses mises en examen à cause de corruption au sein de son groupe Fininvest

• 2001-2006 : Président du conseil italien (le plus long mandat de Premier ministre dans l’Italie d’après-guerre)

• 2005 : La défection des démocrates chrétiens de sa coalition le pousse à démissionner. Il reforme un nouveau gouvernement

• 2006 : Défaite face à Romano Prodi

• 2006 : Ministre de la santé

• A partir du 07 mai 2008 : Président du Conseil

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Une réponse
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  1. Meilleurs souvenirs
    de la part de cecile

    du stylo en votre main et de sa boite
    ciao

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